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    Edifiant. Je ne voit pas comment je pourrais commencer cette chronique autrement car c'est exactement le mot qui correspond au sentiment que j'ai éprouvé en fermant ce livre. Ce chef-d'oeuvre d'Orwell a été publié en 1948 mais pourtant j'ai la désagréable impression que l'auteur avait déjà deviné le déroulement probable de notre civilisation future. Et la polémique venue des Etats Unis récemment ne me contredit absolument pas. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les ventes de 1984 ont augmentées depuis la révélation de l'affaire d'espionnage du gouvernement américain...  

    Mais je m'égare un peu. 1984, est une dystopie divisée en 3 grandes parties. Tout d'abbors la première décrit le monde de Winston Smith : Océnia ainsi que son fonctionnement. C'est une partie principalement descriptive mais malgré tout essentielle pour la compréhension du roman.

    Ainsi, les habitants sont constamment observés grâce à des "télécrans" ( écrans qui en plus d'observer, enregistrent les moindes faits et gestes des habitants pour mieux les réutiliser après), mais également par les posters géant du grand chef suprème de l'Océnia : Big Brother ( d'où la célèbre phrase "Big Brother is watching you".) qui semble vous fixer à tous moments et suit vos moindres mouvements. Mais ce qui m'a le plus choqué c'est la délation faite par les membres d'un seul et même foyer. Ainsi en Océnia, les enfants sont conditionnés dès le plus jeune âge à espionner leur parents et les dénoncer en cas de crime de la pensée envers Big Brother ou le Parti. Car oui, la pensée est désormais contrôlable et peut également vous incriminer. Les gens ont ainsi perdu toute humanité et ce phénomène est encouragé par le Parti qui peut ainsi mieux contrôler la population.

    La seconde partie est finalement la partie la plus joyeuse de ce récit, grâce à la relation Winston/Julia, elle donne de l'espoir même si on sait au fond que nos espérences ne seront pas réalisables. Je ne veux pas trop vous en dévoiler sur la dernière partie car elle est incontestablement ma partie préférée. La démonstation faite par l'auteur est implacable et horrifiante. On est prisonniers de cette atmosphère glauque et rien n'est fait pour laisser au lecteur le moindre répit. Mais en dehors de cette atmosphère oppressante, Orwell nous fait part d'une réflexion sur le pouvoir des peuples à se diriger eux-même, sur la liberté, la révolution et la dictature. Comme dit au début de ce billet, c'est édifiant. La dernière page, quant à elle, vous scotchera sur votre siège (enfin moi je l'ai vécu comme ça) et vous fera piquer une petite déprime momentanée mais malgré tout nécessaire afin de mieux prendre conscience de votre situation. 

    Ce n'est pas un livre que l'on lit à la légère, au bord de la mer, il nous fait réfléchir sur notre société, sur l'humanité et des travers et ce, bien après qu'on l'ai refermé. C'est une lecture importante qui à mon avis devrait être faite au moins une fois dans sa vie. 1984 fait partit de ces livres à mettre entre toutes les mains pour faire prendre conscience que tout peut basculer, et pas vers le bon côté... Bref 1984 est ce que j'appelle "un immense coup de poing" et c'est un roman qui vous bouleversera, c'est pour cette raison que je vous le conseille sincèrement.

 

Ce billet est ma troisième participation au challenge "Romans cultes" de Métaphore. Il fait également partit du challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will en raison d'une adaptation cinématographique sortie en... 1984 ! Il est de plus pris en compte en tant que billet rétroactif pour le challenge de Bianca "les 100 livres à lire au moins une fois"

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