28 mai 2014

La mécanique du coeur, de Mathias Malzieu.

 lamecanique1     J'ai lu ce roman il y a quelques mois, au moment de la sortie de son adaptation au cinéma, mais je vous en parle seulement aujourd'hui car j'avais totalement oublié d'en faire un billet avant ! Quelle étourdie ! 

      Avant de lire ce livre, j'avais lu énormément d'avis dithyrambiques sur la blogosphère littéraire. Tous vantaient l'ingéniosité de Malzieu, ses talents de conteur, l'atmosphère de l'histoire se rapprochant de celle véhiculée par les films de Tim Burton... Tout cela est vrai, mais pour ma part, il m'a manqué quelque chose, cette petite étincelle qui fait les grandes histoires, celle qui donne envie de lire ce conte aux enfants lors d'une longue soirée d'hiver au coin du feu. Pourtant, tous les éléments étaient présents pour faire de ce livre un nouveau classique de la littérature de l'imaginaire mais malheureusement, j'ai trouvé que cela n'avait pas été assez exploité.

     J'ai tout de même pris plaisir à me plonger dans l'histoire de Jack né lors du jour le plus froid du monde à Edimbourg à la fin du XIXème siècle. Dès sa naissance, Jack doit faire face à ses premières difficultés : à cause du froid inédit qui touche la ville, son coeur s'est gelé et n'est plus en état de fonctionner. Mais grâce à l'aide de la sage-femme aux faux airs de sorcière qui l'a mis au monde et qui lui implante une horloge mécanique à la place du coeur, Jack peut désormais vivre sa vie... enfin presque, car il ne peut désormais plus tomber amoureux sous peine de dérégler cette horloge vitale.

    Malgré cette épée de Damoclès qui trône au dessus de sa tête, le petit Jack fait un jour la rencontre d'une jolie petite chanteuse nommée Miss Acacia. Le coup de foudre est immédiat et total, elle ne quittera désormais plus son esprit et dérègle ainsi le coeur déjà bien amoché du petit Jack. Des années plus tard, elle occupe encore les pensées de notre héros, malgré son départ définitif pour la lointaine Andalousie. Mais il en faut beaucoup plus pour que Jack abandonne son destin qui, il en est persuadé, est lié à celui de Miss Acacia. Accompagné dans un périple à travers l'Europe par Monsieur Méliès, un magicien de génie un peu loufoque, Jack suit les traces de sa belle jusqu'en Espagne où de nombreux rebondissements l'attendent...

    Je dois reconnaitre que l'univers développé ici par Malzieu est original, envoûtant et onirique. Il mêle les éléments de la vie réelle à des éléments issus d'un univers fantastique, ce qui donne un mélange détonnant et très particulier, à la fois sombre et merveilleux, réel sans toutefois être réaliste. On y retrouve effectivement des similitudes avec l'univers des films de Tim Burton, ce qui ressort d'autant plus dans la récente adaptation cinématographique. L'auteur porte une attention certaine à l'atmosphère de son récit ainsi qu'à son style d'écriture, très poètique tout en étant très fluide. Cette ambivalence dans le style correspond bien à ce mélange entre l'imaginaire et le concret développé tout au long du roman. 

    Sans être une franche déception, car le style est prometteur et l'histoire est tout de même originale (bien qu'elle ne soit pas à mon goût), La mécanique du coeur de Mathias Malzieu reste pour moi une lecture un peu "ovni" : on ne sait pas trop quoi en penser au bout du compte, on est tour à tour emballé par cette histoire mêlant fantastique et merveilleux, puis la fin laisse un goût d'amertume pas très agréable une fois le livre refermé, ce qui gâche un peu l'ensemble selon moi. Ce roman se situe au carrefour de plusieurs genres littéraires différents qui en font un véritable hybride, comme on a peu l'habitude d'en voir, et c'est ce qui peut parfois déranger le lecteur et ainsi l'empêcher de profiter pleinement de cette lecture.

 

Ce billet rentre dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : le challenge "Il était une fois" organisé par Mayartémis sur Livraddict, mais aussi le challenge "La littérature fait son cinéma saison 4" organisé sur ce blog, puisque le film a été adapté au cinéma en février 2014 par Mathias Malzieu lui-même. Sans oublier le Plan ORSEC 2014 chez George.

 

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24 mai 2014

Arrête ton cinéma ! #2 : Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? de Philippe de Chauveron.

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      Après vous avoir parlé du dernier film de Wes Anderson The Grand Budapest Hotel au début du mois, je vais aujourd'hui vous parler d'un film d'un tout autre style dont vous avez forcément entendu le nom récemment, avec comme mention associée : "La comédie de l'année" ou encore "Plus de 7 millions de spectateurs depuis sa sortie !". Je parle bien évidement de la comédie à succès Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? réalisé par Philippe de Chauveron (qui a notamment réalisé L'élève Ducobu en 2011 et Les vacances de Ducobu en 2012).

     J'avoue être allée voir le film un peu à reculons en me disant "ça passera le dimanche soir sur TF1, pourquoi aller le voir au cinéma ?" et finalement je ne regrette absolument pas ! Ce film est drôle du début à la fin, on ne s'ennuie pas une seule seconde. D'ailleurs, on aurait aimé qu'il dure plus longtemps car on passe vraiment un très bon moment ! 

     L'idée d'origine prête elle-même à sourire : Claude et Marie Verneuil, un couple de catholiques conservateurs ont quatre filles à marier. La première se marie avec un Arabe, la seconde avec un Chinois, la troisième avec un Juif. Leur dernier espoir pour former, à leur sens, une famille "convenable" repose sur leur dernière fille qui va épouser un catholique du nom de Charles... mais d'origine sénégalaise ! Comme le dit très justement un des gendres dans le film : "Trois métèques plus un Noir, pour tes parents, c'est Fukushima !". 

      Ce mariage fait l'effet d'un tsunami au sein de la famille Verneuil. C'est l'occasion pour Claude et Marie de faire face à leurs apriori et à leurs peurs, jusqu'alors enfouies, face à ces différentes communautés que chacun de leurs gendres représentent. C'est d'ailleurs là la force de cette comédie : faire rire des clichés de toutes les communautés (arabes, chinois, juifs, noirs, catholiques...) à parts égales. 

     L'autre point fort de cette comédie chorale réside dans son casting mélant différentes générations d'humoristes et d'acteurs comiques. Le Splendid représenté par Christian Clavier et les Nuls représentés par Chantal Lauby côtoient la jeune génération issue de la TV (Ary Abittan a été découvert dans les émissions d'Arthur et Medi Sadoun était un des membres des Kaïra de Franck Gastambide sur Canal +) et du Jamel Comedy Club (Frederic Chau et Noom Diawara). Les filles Verneuil ne sont pas en reste : belles, talenteuses et drôles, elles ont tout pour plaire. L'ensemble du casting sert parfaitement le texte de cette comédie actuelle et leur bonne entente transpire à l'écran, ce qui fait plaisir à voir.

      On retiendra des répliques désormais devenues cultes, telle celle que je vous ai cité au dessus, ainsi que certaines scènes qui vont je pense rester dans les annales comme le passage où les gendres entonnent la Marseillaise la main sur le coeur, devant un Claude Verneuil médusé. 

     Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? connait actuellement un succès populaire on ne peut plus mérité et cumule pour le moment plus de 7 millions d'entrées en salles ! Cet instant passé dans les salles obscures s'apprécie comme une bonne bouffée d'air frais dont on a bien besoin au vue de la situation actuelle. Allez ! Tous au cinéma !

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20 mai 2014

Livra'deux pour Pal'addict, le retour !

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      Livra'deux pour Pal'addict est un défi organisé par Galléane sur Livraddict. Le principe est simple : il suffit de se choisir un binôme (ou alors le hasard choisit pour vous, si vous le souhaitez) qui après avoir regardé votre PAL choisit 3 livres. Vous choisissez un livre parmis les trois sélectionnés et vous le lisez (vous avez trois mois pour le faire). Durant cette même période, vous aurez également sélectionné trois livres dans la PAL de votre binôme qui choisira celui qu'il souhaite lire.

     Ce petit jeu est également l'occasion de découvrir de nouvelles blogueuses qu'on n'aurait pas connues dans d'autres circonstances. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de hopeee lors de ma dernière participation en août dernier. Cette fois-ci, je suis en binôme avec Shakes avec qui j'ai des goûts littéraires communs et je pense qu'on partagera une belle session.

Trève de bavardages, voici la sélection que Shakes me propose :

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- La chute, d'Albert Camus.

- La gloire de mon père, de Marcel Pagnol (aurait-elle deviné que j'organise un challenge sur cet auteur ? ;) )

- Le bûcher des vanités, de Tom Wolfe.

J'ai hésité entre Pagnol et Camus mais je choisis finalement de lire La chute

 

Quant à moi, j'ai également choisis trois livres pour Shakes :

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- Frankenstein, de Mary Shelley

- Le vieux qui lisait des romans d'amour, de Luis Sepuelveda.

- Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé.

     Après avoir longuement hésité, Shakes s'est finalement décidé pour Le vieux qui lisait des romans d'amour. Ce livre me tente beaucoup et j'aimerais bien lire son avis avant de me le procurer.

     Nous voilà bien occupés ! Et vous, quelle est votre lecture en ce moment ? 

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17 mai 2014

Victoria et les Staveney, de Doris Lessing.

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         Après avoir lu The fifth child l'été dernier et m'étant inscrite au challenge consacré à Doris Lessing, je me suis décidée à lire un autre ouvrage de cette auteure britannique, récemment décédée et qui a été récompensée par le Prix Nobel de Littérature en 2007. Je me suis naturellement dirigée vers Victoria et les Staveney, un court roman de 130 pages environ qui met en avant les grands thèmes chers à l'auteur, c'est-à-dire le racisme, les inégalitées sociales ou encore la condition féminine.

         Dans ce court roman, s'approchant selon moi plus d'une longue nouvelle, on suit le destin de Victoria, une petite fille noire appartenant à la classe populaire londonienne dans les années 1980, de son enfance jusqu'à l'âge adulte. Le roman commence par un évènement important dans la vie de Victoria : le jour de sa première rencontre avec la famille Staveney, une riche famille blanche qui possède tout ce que la petite Victoria ne possède pas, à savoir une maison comportant plusieurs pièces, des parents aimants ou encore une salle de jeux pour les enfants.

         Cette rencontre bouleversera à jamais la vie de Victoria et déterminera toutes ses décisions dans les années qui suivent. En effet, quelques années plus tard, elle entame une relation amoureuse avec le cadet, Thomas avec qui elle aura une petite fille nommée Mary. Leur relation ne durera qu'un été et Thomas ignore l'existence de ce bébé jusqu'à ce que Victoria ne le la lui dévoile 6 ans plus tard. 

        Contrairement à ce à quoi Victoria s'attendait, la famille Staveney accueille la petite Mary à bras ouverts afin de montrer son ouverture d'esprit, sa tolérance. Tout est dans le paraitre, dans le respect des conventions. Peu à peu rejétée, Victoria perd progressivement les affinités qui la liaient à sa fille, qui passe désormais le plus clair de son temps chez les Staveney. Doris Lessing, en quelques pages, parvient à peindre avec une grande justesse la détresse de cette mère face au racisme et au snobisme dont elle est la victime et qui la détache lentement mais sûrement de sa fille.

       L'écriture est simple, pure et sans concessions. L'auteur décrit parfaitement le racisme qui peut parfois être sous-jacent dans les intéractions sociales ainsi ques les inégalitées entre riches et pauvres de la société anglaise de la fin du vingtième siècle notament par le prisme de l'école et de l'éducation en général. Cette peinture réaliste ne verse pas dans le pathos ni dans la caricature et le personnage de Victoria semble même antipathique malgré toutes les épreuves qu'il traverse. Néanmoins, si je devais faire un repproche à ce roman, je critiquerais sa longueur, qui précipite l'enchainement des évènements et enlève de la profondeur à l'histoire. On a l'impression que les thèmes abordés ne sont traités qu'en surface et je pense qu'ils auraient mérité qu'on s'attarde un peu sur eux surtout sur ce qui concerne l'importance de l'école et des études.

        Victoria et les Staveney laisse, à la fin de la lecture, une impression à la fois amère et étrange. On est bousculé par cette tranche de vie qui est loin d'être rose mais on est frustré de ne pas en avoir plus, ce qui aurait permit au lecteur de mieux saisir la psycologie des personnages mais aussi l'ampleur du drame qui se joue sous nos yeux. J'aurais aimé que Doris Lessing insiste d'avantage sur les thèmes qui lui tiennent à coeur et qui aurait donné plus d'ampleur au récit. Un roman en demi-teinte donc, qui se lit très rapidement et qui reste tout de même un bon moment de lecture.

Ce billet rentre dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : Le challenge consacré à Doris Lessing chez Maevedefrance, ainsi que le challenge "Cartable et tableau noir" chez George (catégorie école primaire) et le Plan ORSEC 2014 également chez George.

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12 mai 2014

Une petite crise de challengite aiguë !

      La challengite aiguë un mal courant et chronique quand on est blogueuse littéraire. Elle se manifeste par des périodes de boulimie de challenges littéraires, et chez moi, le mal s'installe un peu plus chaque jour et toujours plus profondément. J'en suis désormais à 3 nouveaux challenges en très peu de temps, qui sont pour la plupart, limité dans le temps (je suis donc un peu dans une période "kamikaze" en ce moment...)  l'affaire est grave, il serait grand temps que je trouve un remède de cheval pour me remettre d'aplomb !

      J'aurais dû prêter attention aux signes avants-coureurs, c'est-à-dire la rapidité à laquelle je me suis inscrite au challenge de Darkness Turns Me On sur Livraddict qui est consacré à L'Inde, ses auteurs, ses personnages, ses lieux qui s'inspirent de ce pays ou qui en sont originaires. Un challenge qui a le mérite d'être illimité dans le temps et qui permet de découvrir une toute autre culture. Que demander de plus ? Pour vous y inscrire, c'est ici, vous y trouverez le logo fourni par Darkness et je vous met ci-dessous le logo que j'ai moi-même créé pour le challenge.

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      Deuxième inscription de challenge, limité dans le temps cette fois, chez Stefie du blog Milles et une Frasques concernant la 1ère Guerre Mondiale. Oui, participer et organiser un challenge sur la deuxième ne me suffit plus, il me faut aussi la Première ! Il suffit de choisir une oeuvre racontant ces années de guerre (mais aussi les années qui précèdent si l’oeuvre sert à montrer l’entrée dans la guerre, ou les années qui suivent si cela traite des conséquences de cette guerre). Tous les supports littéraires sont acceptés ainsi que les spectacles et les films. Il y a largement de quoi faire d'ici la fin du challenge qui aura lieu le 31 DECEMBRE 2014. Pour vous inscrire c'est ici et voici le logo du challenge ci-dessous :

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      Troisième et dernière inscription de challenge, sinon je risque l'indigestion. Il s'agit d'un challenge consacré à un auteur français, mais pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Daniel Pennac, qui a lieu chez George et qui se termine le 31 DECEMBRE 2014 également ! Ce challenge tombe à pic puisque que je partage une LC sur Chagrin d'école à la fin du mois de mai avec Azilis. Ce seras peut-être aussi pour moi l'occasion de découvrir la fameuse saga Malaussène... Pour vous inscrire c'est ici et je vous met ci-dessous le logo du challenge.

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Si vous êtes déjà inscrit à ces challenges ou du moins à un d'entre eux n'hésitez pas à me le signaler pour qu'on puisse mettre en place quelques LC ;)

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05 mai 2014

Arrête ton cinéma ! #1 : The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson.

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      J'ai eu l'idée, l'envie de cette rubrique depuis le commencement de ce blog il y a presque un an de cela (Quoi ? Déjà ! ). A cette époque j'avais même beaucoup hésité entre ouvrir un blog littéraire et un blog consacré au cinéma c'est dire ! Après avoir repris un challenge rassemblant les deux arts (La littérature fait son cinéma saison 4), je me lance désormais dans cette nouvelle rubrique qui je l'espère vous plaira autant qu'à moi. 

     Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, mon choix c'est porté sur un film vu récement et qui m'a beaucoup plu : The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson sorti au mois de février au cinéma mais toujours à l'affiche, signe d'un grand succès populaire. Recompensé par le Grand Prix du Jury lors de la dernière Berlinale, The Grand Budapest Hotel se distingue de la production cinématographique occidentale actuelle.

      En effet, le film affiche fièrement une esthétique toute particulière : celle des films des années 1920/1930 où l'on considérait encore le cinéma comme un art et non comme une industrie cherchant à faire du profit. Ce visuel atypique permet au film d'avoir cet aspect patiné qui lui donne tout son charme. Cette esthétique nostalgique se retrouve également dans les effets de réalisation utilisés par Wes Anderson : il remet au goût du jour l'image en 4/3 et joue beaucoup avec les effets de couleurs et de lumières. Ainsi, le film arbore des couleurs pastels et acidulées qui apportent un certain cachet à l'image et donne l'impression d'être hors du temps.

     Les décors et les costumes s'inscrivent totalement dans cette optique. On retrouve l'atmosphère feutrées des grands palaces européens à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, on revoit cette société aisée sur le déclin qui posséde cette élégance naturelle aujourd'hui considérée comme désuète. On a l'impression d'être plongé dans un roman de Stefan Zweig, qui est une référence littéraire assumée par Anderson puisqu'elle figure dans le générique de fin, ou une enquête romanesque d'Agatha Christie.

    Le film a la particularité d'être servie par un casting impeccable comportant la fine fleur d'Hollywood habituée à travailler avec Wes Anderson (Owen Wilson, Bill Murray, Judd Law, Willam Dafoe...) mais aussi quelques Frenchies (Matthieu Amalric, Léa Seydoux). Ralph Fiennes est extraordinaire dans le rôle de M. Gustave, concierge général du palace et grand amateur de l'Air de panache. L'acteur excelle dans cette interprétation mélant élégance, humour et poésie.

    L'intrigue est alléchante et bien menée : une vielle habituée de l'hôtel décède dans de troubles circonstances, on suppose que M.Gustave est couplable car la défunte lui a légué un tableau d'une valeur inestimable intitulé "L'enfant à la pomme". Néanmoins, les ayant droit, notament un dénommé Dmitri, ne sont pas de cet avis et feront en sorte de faire disparaitre le sympathique concierge de la circulation. Accompagné, dans un périple à travers l'Europe, par le jeune Zero Moustafa, groom au palace, dans des aventures rocambolesques, M.Gustave devra faire preuve de courage et d'habilité pour échapper à ceux qui veulent sa perte...

     Vous l'avez bien compris, j'ai adoré ce film du début à la fin, j'ai apprécié retrouver l'univers décalé de Wes Anderson et voir quelque chose d'original, qui sort un peu du lot actuel. On rit beaucoup durant ce film grâce aux dialogues et aux situations abracadabrantes, on ne voit pas passer les 1H40 que comporte le long métrage. J'ai aimé la qualité ainsi que le soin porté à l'image et à l'esthétique de ce film, de même que le jeu des acteurs, qui sont tous très bon. Ce film est pour moi comme L'air de panache de M.Gustave, on en a jamais assez et on en veut toujours plus.

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02 mai 2014

Bilan mensuel n°10 : Avril 2014.

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       Il me semble que le temps passe de plus en plus vite. Chaque mois s'écoule plus rapidement que le précédent et je dois avouer que je n'ai pas vu passer ce mois d'avril. Cela ne m'a pas empêchée de lire et encore moins d'acheter des livres. En revanche, je n'ai pour l'instant écrit aucune chronique concernant ce qui s'est passé durant le mois où l'on ne doit pas se découvrir d'un fil, j'étais bien trop occupé à rattrapper mon retard de chroniques déjà bien conséquent.

       Côté lecture, je dois avouer que ce mois d'avril ne débutait pas sous les meilleurs auspices avec une lecture qui ne m'a pas entousiasmé et une franche déception. Heureusement, les classiques de la littérature ont été, cette fois-ci, plus que réconfortants (une fois n'est pas coutume) et m'ont ainsi empêché de désespérer complètement.

       Mes lectures de ce mois d'avril s'élèvent au nombre de quatre, ce qui peut sembler assez peu, mais c'est déjà beaucoup plus par rapport au même mois de l'année passée où j'ai dû lire un livre ... Quatre livres par mois semble également être devenu mon rythme de croisière pour la lecture et je suis ravie d'avoir trouvé un rythme qui me convienne enfin. 

      Je profite également de ce post pour vous remercier : Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire sur ce blog et ça me touche beaucoup. Sans vous, ce blog n'aurait pas le même cachet, ni le même intérêt, car ce sont vos commentaires qui rendent Lukea Livres vivant et attractif.

      Passons maintenant au détail des lectures de ce mois-ci qui sont, comme je vous l'ai annoncé, au nombre de quatre : une pièce de théâtre française et trois romans : un "culte" américain, un classique anglais et un contemporain français.

      La première lecture du mois d'avril est le court roman culte de Richard Bach intitulé Jonathan Livingston le goéland, je l'avais découvert l'été dernier au moment de l'ouverture de ce blog grâce à d'autres blogueuses qui semblaient emballées. Pour ma part, cet hymne à la liberté et à la quête de soi ne m'a pas transportée mais ne m'a pas spécialement déplu. L'avantage est qu'il se lit très vite et qu'il donne matière à reflexion, ce qui n'est déjà pas si mal...

      La seconde lecture du mois est une lecture commune partagée avec hopeee sur La petite robe de Paul de Philippe Grimbert. Après avoir lu et aimé Un secret en juillet dernier, j'ai eu envie de renouveller l'expérience en lisant un autre ouvrage de Grimbert. Et là, la déception fut grande, je n'ai pas du tout aimé ce court roman qui me semble totalement tiré par les cheveux et vraiment banal. Vous en saurez plus quant hopeee et moi auront publié nos billets.

      Pour cette troisème lecture mensuelle, je me suis attaquée à un monument de la littérature gothique britannique en lisant L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, de Robert Louis Stevenson. Je connaissais bien évidement l'histoire car elle est très célèbre mais la lecture de cette nouvelle a été très agréable. Ayant beaucoup travaillé sur la littérature gothique dans le cadre de mes cours, j'ai pris plaisir à me plonger dans l'un de ses ouvrages emblématiques. Sans être un coup de coeur, cette lecture m'a beaucoup plu et je la conseillerais volontiers.

     Dernière lecture et pas des moindre puisqu'il s'agit d'un gros coup de coeur, j'ai lu (dévoré serait plus juste) la pièce Lucrèce Borgia de Victor Hugo, dans l'optique de préparer ma vision prochaine de la représentation de la Comédie Française avec Guillaume Galliène dans le rôle-titre. J'ai adoré ce drame de bout en bout et j'ai ainsi réalisé pour la première fois toute l'étendue du talent et du génie d'Hugo. Une pièce à lire et à relire !

    Mais le mois d'avril ne s'est pas fait que de lectures puisque j'ai eu l'occasion de visiter dans le cadre de la rubrique "Ostinato en vadrouille" l'Exposition Marvel au Musée des Arts Ludiques. Je commence à bien connaitre ce musée puisque j'avais déjà visité l'exposition d'ouverture consacré à l'univers Pixar. Une fois encore, l'exposition était très fournie en terme d'oeuvres exposées mais il manquait malheureusement des explications. Je la conseillerais aux amateurs de cet univers super-héroïque car cette exposition nécéssite, selon moi, des bases solides pour bien comprendre l'ensemble.

     En préparation de l'ouverture prochaine d'une nouvelle rubrique sur le blog consacrée au cinéma, intitulée "Arrête ton cinéma !", j'ai visionné pour vous deux films totalement différents qui m'ont cependant beaucoup plu. Il s'agit de The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson et Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? de Philippe de Chauveron. Sans vouloir trop en dévoiler pour le moment, je peux tout simplement vous dire de courir dans le cinéma le plus proche, vous passerez de bons moments !

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