28 juillet 2014

Ostinato en vadrouille #7 : Lucrèce Borgia à la Comédie-Française, une mise en scène de Denis Podalydès.

Guillaume Galliène et Eric Ruf.

      Contrairement à mes habitudes concernant cette rubrique, je ne vais pas vous parler aujourd'hui d'une exposition ou d'un monument à voir absolument mais d'une représentation théâtrale. Pas n'importe laquelle néanmoins, puisqu'il s'agit de Lucrèce Borgia, dont je vous avais fait l'éloge il y a quelques temps. Magistralement interprétée par les comédiens de la troupe de la Comédie Française, ce drame romantique est cette fois-ci mis en scène par Denis Podalydès, sociétaire reconnu de la Maison de Molière.

     Guillaume Galliène interprète le rôle de Lucrèce Borgia, cette femme impie en quête de rédemption auprès de son fils, alors que la jeune Suliane Brahim joue le rôle de Gennaro. Les deux personnages principaux sont donc joués par des acteurs travestis. Ce choix audacieux de distribution peut créer la surprise chez le spectateur du XXIème siècle mais en réalité il s'incrit dans la pure tradition d'un théâtre plus ancien. En tous cas, les deux acteurs sont exceptionnels dans leurs rôles, plus particulièrement Guillaume Galliène qui transcende le rôle de Donna Lucrezia. Durant toute la durée de la pièce, on oublie totalement que le personnage féminin de la pièce est en réalité interprété par un homme ! 

     Les seconds rôles tels que le Duc Alphonse d'Este, l'époux de Lucrèce joué pour la dernière fois par l'exceptionnel Eric Ruf (qui va devenir l'Administrateur Général de la Comédie Française à la rentrée), ou encore Gubetta, le confident de Donna Lucrezia interprété par Christian Hecq (excellent, comme toujours !) sont loin d'être de simples faire-valoir, ils sont de véritables personnages de premier plan et apportent de la profondeur à la pièce grâce à la qualitée du jeu de ces grands acteurs. 

     En dehors du jeu des acteurs, la mise en scène de Denis Podalydès brille par la beauté des décors éllaborés dans les ateliers de la Comédie Française ainsi que par les costumes somptueux dessinés par Christian Lacroix. A la fois sobres et raffinés, ces derniers fascinent le spectateur par leur beauté. Quant aux décors, la grande gondole de la scène initiale et les différents fonds de scènes représentants tour à tour le ciel vénitien, le palais ducal ou encore le palais de la Princesse Negroni impressionnent et éblouissent le public tant il est rare de voir un visuel aussi riche et esthétique dans le théâtre moderne. L'ensemble est par ailleurs sublimé par le jeu des lumières composé principalement d'effets de clair-obscur, qui donnent un aspect visuel original. La musique est également soignée et correspond parfaitement à l'atmosphère de la pièce. Il y avait longtemps que l'on avait pas assisté à un spectacle de théâtre d'une telle ampleur et d'une telle qualitée !

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     Cette mise en scène de Lucrèce Borgia est désormais terminée, mais a bien entendue eu beaucoup de succès auprès du public, si bien que La Comédie Française a décidée de la rejouer pour la saison 2014-2015. On ignore pour le moment si la distribution sera identique en raison du changement de statut d'Eric Ruf au sein de la Maison de Molière, mais je vous conseille d'aller découvrir ou redécouvrir cette pièce qui m'avait déjà faite forte impression au moment de la lecture. La mise en scène ici retransmet parfaitement l'esprit du texte d'origine et est visuellement très belle à voir. Un grand spectacle comme on a malheureusement très peu la chance d'en voir actuellement.

 

Ce billet est une nouvelle participation au challenge "Théâtre" chez Eimelle.

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23 juillet 2014

La grammaire est une chanson douce, d'Erik Orsenna.

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     Si je n'avais pas vu Chapitre Onze lire ce court roman/conte sur Twitter, je pense qu'il ne serait pas sorti de sitôt de ma PAL. Pas parce qu'il ne me faisait pas envie, au contraire, j'avais déjà beaucoup aimé son petit précis de mondialisation Voyage au pays du coton. J'étais donc ravie de retrouver la plume de cet auteur dans un tout autre genre, celui du conte et plus généralement, celui de la fiction. 

     La grammaire est une chanson douce est le premier volume d'une série de plusieurs ouvrages, dont le dernier, La fabrique des mots, fut édité l'année dernière. Erik Orsenna nous raconte ici l'histoire de deux enfants, Jeanne et Thomas, qui sont les seuls survivants d'un naufrage (et non pas d'un crash aérien comme j'ai pu précédement l'écrire !!!). Echoués sur une île qui leur est inconnue, les deux enfants vont très rapidement se rendre compte qu'ils ont perdu l'usage de la parole. Avec l'aide de Monsieur Henri (Salvador ;) ), ce "petit monsieur basané, droit comme un "i" dans son costume de lin blanc et coiffé d'un canotier", roi des berceuses (les chansons douces), les deux enfants vont séjourner sur cette île et réapprendre à parler, à aimer les mots, la langue française.

     La grammaire est une chanson douce est un conte que j'aurai adoré lire si j'avais été plus jeune. L'imagerie que développe Erik Orsenna pour nous décortiquer et nous faire comprendre le difficile mécanisme de la grammaire française, est absolument formidable. J'ai beaucoup aimé cette vision de la langue française, ludique et joyeuse, parfois un peu cruelle, ce qui fait qu'elle peut intéresser les plus jeunes au même titre que les plus grands. Je pense que si j'étais institutrice ou professeur de français au collège, je ferai étudier ce livre à mes élèves. 

      En effet, loin de se plier au très rigide et pompeux vocabulaire de l'Education Nationale utilisé pour inculquer quelques points de grammaire aux jeunes enfants, ce livre nous montre que l'on peut enseigner la grammaire de manière beaucoup plus simple et beaucoup plus efficace, il suffit juste d'un peu d'immagination et de créativité. De plus, les dessins réalisés à l'aquarelle qui émaille le récit renforcent l'effet de simplification des notions difficiles pour les enfants. Et puis, le sentiment d'identification est très présent, ils n'ont qu'à choisir entre Jeanne et Thomas...

      Néanmoins, si on entre tout de suite dans le vif du sujet au bout de deux courts chapitres, l'action ralentie après sensiblement à cause de nombreuses descriptions qui rendent le récit assez plat. Heureusement, ce sentiment ne dure pas pendant tout le livre et l'intrigue se ressaisi assez vite. J'ai également trouvé que le dénouement final était un petit peu trop naïf et attendu, mais ça ne m'a pas ôté l'envie de découvrir rapidement la suite des aventures de Jeanne et Thomas qui se trouvent dans ma PAL, à savoir Les chevaliers du subjonctif.

 

Ce livre est une Lecture commune partagée avec Chapitre Onze (on remet ça quand tu veux !) mais c'est aussi une nouvelle participation à plusieurs challenges auxquels je participe : le challenge "Cartables et Tableaux noirs saison 2" chez George car une partie du roman se déroule dans une école primaire, le challenge "Il était une fois" chez Mayartémis sur Livraddict ainsi que le Plan ORSEC 2014 chez George et le challenge estival "Ma PAL fond au soleil" chez Métaphore

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19 juillet 2014

Jonathan Livingston le goéland, de Richard Bach.

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      Après un peu plus d'une semaine de vacances et de repos, me voici de retour parmi vous pour vous parler du célèbre roman de Richard Bach, Jonathan Livingston le goéland. Je l'avais repéré sur le blog de Métaphore (qui l'avait présenté dans le cadre de son challenge "Romans cultes") lors du commencement de mon blog il y a de ça un an, mais Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach était un roman culte... que je ne connaissais pas du tout auparavant ! Encore une découverte effectuée grâce aux blogs de lectures ! 

     Je l'ai lu il y a quelques mois, mais avec le retard que j'ai accumulé et dont je n'arrive pas à me défaire, je vous en parle seulement aujourd'hui. Mes souvenirs de ce court roman sont désormais assez flous car je n'avais pas été spécialement emballée par cet hymne à la liberté et à la quête de soi. Je l'ai reparcouru il y a peu pour me rafraichir la mémoire et écrire au mieux cet article, mais le constat est toujours le même, voir pire : je n'ai décidément pas aimé ce court roman. Je vais bien évidemment vous dire pourquoi.

     Alors que je pensais avoir à faire à un classique de la littérature américaine adulte, je me suis très vite rendue compte que Jonathan Livingston était en réalité un livre qui se destinait davantage à un lectorat jeunesse, ce qui n'était pas indiqué dans mon édition. Cette première mauvaise surprise m'a, je l'avoue, un peu gâché mon plaisir de lecture. Je me suis sentie flouée, comme si il y avait eu une erreur sur la "marchandise".

      Pourtant, lorsque j'avais lu la quatrième de couverture, j'avais trouvé le thème, quoique enfantin, parfaitement adapté pour les adultes, car Jonathan Livingston le goéland aborde des notions universelles qui s'apparentent parfois à de la philosophie (qui concernent donc tout le monde) telles que la liberté ou encore le droit à la différence qui est étroitement lié à la notion de tolérance. Ces concepts, sont émaillés tout au long du roman et sont assez redondants, ils donnent l'impression que le récit tourne en rond, ce qui n'est jamais agréable pour un lecteur.

     Mais ce qui m'a particulièrement déplu, c'est le style de l'auteur, Richard Bach. Je l'ai trouvé très lourd et très répétitif. Il est en totale contradiction avec l'histoire développée dans le roman qui appelé à être tout en légèreté et en finesse. Le récit porte sur l'histoire d'un jeune goéland pas comme les autres, qui préfère voler dans les cieux pour le plaisir plutôt que de chasser afin de se nourrir. Cette particularité fait qu'il va être exclu de sa communautée très terre à terre, mais Jonathan va très vite découvrir qu'il n'est pas le seul à être passionné par le fait de voler et de se sentir libre, d'être heureux dans le ciel. 

     Néanmoins, si le style est loin d'être des plus légers, les descriptions des heures de vol de Jonathan sont, selon moi, particulièrement bien décrites et détaillées. On sent que l'auteur a réellement pris plaisir à raconter les sensations que provoquent les longues heures de vol dans le ciel. On comprend tout de suite pourquoi lorsque l'on sait que Richard Bach est un ancien aviateur de L'US Air Force, il sait donc très bien de quoi il parle. 

     Malgré tout, je n'ai pas trouvé que l'histoire était très palpitante, ni très intéréssante. Je me suis demandé si l'ennui que j'ai pu éprouvé au cours de ma lecture n'était pas dû au fait que ce roman avait peut-être mal vieilli et qu'il ne faisait plus d'échos aujourd'hui. Ce court roman a pourtant été écrit dans les années 1960, il n'est pas si vieux que cela, mais parfois il faut admettre que tous les livres ne vieillissent pas très bien. Dans le même genre je vous conseillerais plutôt de lire ou de relire Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry qui n'a pas pris une ride.

 

Cette lecture a été effectuée dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe. Elle est une participation à la séssion du mois d'Avril (!!!!!) du Jacques a dit chez Métaphore, mais c'est aussi une participation au challenge "Romans Cultes" toujours chez Métaphore. De plus, en tant que roman culte, Jonathan Livingston a connu une adaptation cinématographique réalisée par Hal Bartlett en 1973, ce qui me permet donc de placer ce billet dans le cadre de mon challenge La littérature fait son cinéma saison 4 ! En plus, il compte pour le Plan ORSEC 2014 chez George.

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07 juillet 2014

Ostinato en vadrouille #6 : Exposition "L'art des super-héros Marvel" au Musée des Arts Ludiques.

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       Je vous avais déjà parlé du Musée des Arts Ludiques lors de ma visite de l'exposition inaugurale Pixar l'hiver dernier, mais aujourd'hui, je vais vous parler de ma visite de leur nouvelle exposition qui dure jusqu'au 31 août 2014 et qui est consacrée à "L'art des super-héros Marvel".

      Avec cette exposition, pour la première fois, les super-héros sont exposés dans un musée et reçoivent ainsi leurs lettres de noblesse de la part du monde de l'art. La philosophie du Musée des Arts Ludiques est donc totalement respectée puisque l'objectif premier de ce musée, lors de sa création, était de promouvoir les arts dits "mineurs" faisant partis de l'entertainment (le divertissement en français) qui jouissaient d'une faible reconnaissance de la part des acteurs du monde artistique. Les super-héros de l'écurie Marvel ont donc le droit à un espace où l'on peut découvrir ou redécouvrir leurs histoires, leurs modes de fabrication ainsi que leurs influence sur les autres arts (notamment le cinéma).

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     Comme toujours avec le Musée des Arts Ludiques, l'exposition est très riche en oeuvres et objets exposés, parfois jusqu'à l'excès, ce qui fait que la profusion des objets prend la place des explications nécessaires à la bonne compréhension des visiteurs qui ne sont pas spécialement érudits dans le domaine. Ce manque de notes et de panneaux explicatifs est selon moi le gros point négatif de cette exposition, sympatique au demeurant.

     Contrairement à l'exposition Pixar de l'hiver dernier, l'exposition Marvel comporte plus de contenu multimédias et plus particulièrement de vidéos. Ces documents sont pour la plupart des interviews inédites réalisées spécialement pour l'occasion. Beaucoup d'entre elles sont consacrées à Stan Lee, le co-créateur de nombreux super-héros Marvel avec Jack Kirby. Elles mettent en avant ses influences artistiques et culturelles et nous font part du processus de création des super-héros des années 1960 (Iron-Man, les Quatre Fantastiques, Hulk, Thor...) qui ont permis à Marvel de renouer avec le succès. Certaines vidéos originales prennent également en compte le point de vue de créateurs de BD européennes contemporaines tels que Zep (Titeuf) ou encore Joan Sfar (Le chat du rabbin, Aya de Yopougon...). Leur regard sur l'univers créé par Marvel est intéressant pour le visiteur car il permet de mettre en parallèle deux visions du même art, deux savoir-faire.

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    La dernière partie de l'exposition ne s'intéresse pas à l'aspect "Comics" de l'univers Marvel mais à l'aspect "cinématographique" qui prend de plus en plus d'importance dans la logique économique du groupe Marvel. Les adaptations cinématographiques des planches éditées au siècle dernier sont déjà conséquentes et le seront encore plus à l'avenir, c'est pour cette raison que de nombreux objets issus des films ont été exposés au Musée des Arts Ludiques. Ainsi, on peut y retrouver le bouclier de Captain America, le marteau de Thor, mais aussi (et surtout ;) ) le casque d'Iron Man ! Moins fournie au niveau des oeuvres exposées que la partie consacrée aux comics, cette partie possède néanmoins l'avantage de montrer le lien qui unit les deux formes d'expression que sont la bande-dessiné et le cinéma. 

    Malgré un manque d'explications des oeuvres, l'exposition "L'art des super-héros Marvel" reste une bonne exposition que je réserve néanmoins aux inconditionnels de cet univers. Les néophytes se sentiraient perdus face à ce flot de planches et de croquis préparatoires qui sont bruts de tout commentaires et de contextualisation.

Ce billet rentre dans le cadre du challenge "L'art dans tous ses états" chez Shelbylee.

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03 juillet 2014

Urgence, de Christian Grenier.

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      Je lis très rarement des livres pour la jeunesse (le dernier en date étant Iqbal, un enfant contre l'esclavage de Francesco d'Adamo) mais Urgence est un livre de mon enfance que je n'avais jamais pris le temps de regarder, de feuilleter, de lire. La couverture ne me faisait pas envie, et à cet âge, elle est essentielle car elle détermine les envies de lecture. Lorsque je l'ai retrouvé il y a peu au fond de ma bibliothèque, je me suis dit que ce serait bête de passer à côté. En effet, la quatrième de couverture m'a tout de suite donnée envie de me plonger dans ce très court roman jeunesse (80 pages écrites en gros caractères) qui prend pour sujet la Seconde Guerre Mondiale (sujet qui me passionne).

      Ce texte est tirée d'une histoire vraie, celle d'un ami de Christian Grenier nommé François, qui, au moment de la libération de la ville de Besançon par les troupes alliées, est atteint d'une maladie inconnue et très probablement fatale pour le jeune garçon qu'il était alors. Son destin semble alors scellé, le médecin de la famille semble avoir perdu tout espoir de le sauver, ses parents sont impuissants et désespérés face au mal mortel qui ronge leur fils unique... jusqu'au jour où le père de François, René, entend à la radio que la base générale de l'armée américaine située à Paris possède un échantillon d'un nouveau médicament expérimental, la pénicilline.

     Il n'en fallait pas plus pour que René retrouve la force, l'espoir, le courage et la détermination dont il aura fortement besoin pour se jeter sur les routes de France en quête du remède miracle. Le temps presse, les heures de François sont désormais comptées et René n'aura qu'une journée pour faire l'aller-retour qui lui permettra de sauver son fils. Le parcours sera long et périlleux, car la France est encore partiellement occupée et les routes contiennent de nombreux barrages militaires des deux camps.

      Je n'ai plus l'habitude de lire des romans jeunesse, mais j'avais trouvé l'intrigue d'Urgence digne d'intérêt pour les lecteurs adultes puisqu'il s'agit d'un fait ayant réellement existé . Le récit de cette histoire vraie est palpitant et efficace, on croirait lire un thriller. L'effet "course contre la montre" pour la survie d'un enfant apporte une certaine tension au récit, cela approrte un véritable enjeux à l'histoire. On a du mal à arrêter sa lecture en cours de route, car chaque ligne compte et nous rapproche un peu plus du but.

     J'ai aimé la double dimmension de cette histoire, l'une qui est historique et l'autre qui s'apparente au thriller. Ce court roman se situe à un moment essentiel de la Seconde Guerre mondiale en France, à savoir la libération progressive du territoire par les Alliés. On sent au travers du récit que le conflit n'est pas encore totalement achevé, qu'il y a encore de nombreuses zones tendues. Etant dans le cadre d'un roman destiné à de jeunes lecteurs (je dirais 8-12 ans), Christian Grenier en profite pour dresser un panorama des différentes positions vis-à-vis de l'ennemi qu'a occupé la population française durant l'Occupation. On retrouve ainsi des résistants, des "collabo" ainsi que la majorité silencieuse qui n'a pas pris position pour aucun des deux camps. J'ai regretté que l'auteur aborde ce contexte historique de manière trop succinte et trop superficielle. J'ai trouvé plus généralement que l'ensemble manquait de profondeur, de détails. La narration et la description étaient selon moi beaucoup trop simpliste, même si c'est sensé viser un jeune public qui n'a peut-être pas les connaissances nécessaires pour aborder les choses plus profondément.

     Une lecture rapide qui, je pense, peut donner aux jeunes lecteurs l'envie d'en savoir plus sur la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation de la France durant le conflit par les Allemands.  

 

Ce billet est une participation à plusieurs challenges auxquels je participe : Le challenge Seconde Guerre Mondiale chez moi, le Plan ORSEC 2014 chez George et le challenge estival chez Métaphore "Ma PAL fond au soleil"

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01 juillet 2014

Bilan mensuel n°12 : Juin 2014.

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      Déjà un an ! Un an de blog qui a bien évidemment été célébré comme il se doit ICI. Ce bilan du mois de juin est le douzième bilan effectué sur ce blog et comme toujours il a été rempli de lectures riches et variées qui se comptent cette fois-ci au nombre de 7 ! On voit que le début des vacances d'été est passé par là ! La semaine du Bac a ralenti mon rythme de lecture, mais je me suis bien rattrapée les quinze jours suivants comme vous pouvez le voir juste en dessous :

      Au-delà des lettres de Damien Khérès fait partit de la catégorie de livre que je n'aurais jamais lu si je n'avais pas ouvert ce blog un an auparavant. Amicalement proposé par l'auteur qui m'a contacté pour que je puisse lui donner mon avis dessus, Au-delà des lettres ne m'a malheureusement pas convaincue. Le sujet m'avait pourtant intéressé par son originalité, mais je n'ai pas du tout accroché au style de Damien Khérès. Je vous en dévoilerai plus d'ici peu.

      Parce qu'il y avait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman jeunesse, j'ai lu ce mois-ci un très (très) court roman de Christian Grenier intitulé Urgence. Ce roman est un livre que je possède depuis mon enfance, mais je n'avais jamais pris la peine de m'y intéresser. C'est fort dommage car l'histoire est palpitante mais reste malheureusement trop en surface. 

    Aussitôt acheté et aussitôt lu, Petits bonheurs de l'édition de Bruno Migdal est un court ouvrage que j'avais repéré sur le blog de George il y a quelques semaines. J'avais été interpellée par le thème de ce récit, l'envers du décor des maisons d'édition parisiennes du point de vue d'un stagiaire, car j'avais également eu l'opportunité de faire un stage de très courte durée dans une de ces maisons il y a quelques temps. J'ai retrouvé dans cet ouvrage des similitudes avec ma propre expérience mais aussi des divergences et j'ai aimé pouvoir confronter ces deux visions. L'ensemble m'a convaincue mais j'ai regretté la lourdeur du style de l'auteur qui aurait gagné en efficacité si il avait été plus léger.

     Je suis retournée à mes basiques littéraires ce mois-ci en m'intéressant au roman d'Yves Dangerfield nommé Saint-Cyr : La maison d'Esther où l'on découvre l'évolution de la Maison Royale de Saint-Louis fondée par Louis XIV et Madame de Maintenon. Lorsque j'étais plus jeune, j'étais une inconditionnelle de la série jeunesse d'Anne-Marie Desplats-Duc, Les colombes du Roi-Soleil, qui reprend sensiblement le même thème que le roman de Dangerfield. En lisant ce roman, j'ai eu l'impression de me retrouver dans les lectures de mon enfance, mais j'ai préféré la version de Dangerfield qui est plus réaliste et plus respectueuse des faits historiques.

     Après avoir eu un véritable coup de coeur pour la BD de Catherine Meurisse Mes hommes de Lettres en janvier dernier, j'ai lu son second opus, Le pont des arts, qui s'intéresse à la relation que la peinture et la littérature entretienne ensemble. Moins efficace que le précédent, cette BD reste tout de même très sympathique. On prend plaisir à lire les différentes cases et on passe un bon moment de lecture.

    Lors de mon arrivée sur Twitter en mars dernier, je me suis abonnée aux différents compte des maisons d'edition et j'ai eu la chance d'être la 7000ème abonnée des Editions Robert Laffont. Pour me remercier, ils ont la gentillesse de m'offrir un roman qui venait tout juste de paraitre en librairie, A l'été qui commence ! Ce roman est le premier traduit en français de la romancière catalane Silvia Soler. Je ne pense pas que j'aurais lu ce roman dans d'autres circinstances et j'aurais raté ainsi un très bon moment de lecture. J'ai beaucoup aimé suivre l'histoire de Julia et Andreu qui est une ode à la vie. Je vous conseille ce roman solaire (Soler ;) ) idéal pour la saison !

     Dernière lecture du mois et pas la moindre puisque c'est un coup de coeur, j'ai enfin lu Un jour de David Nicholls. J'avais vu le film au moment de sa sortie au cinéma et j'en avais été émue aux larmes. L'effet a été identique au moment de la lecture du roman. C'est beau, c'est prenant, c'est émouvant et je n'ai pas réussi à lâcher ce pavé de plus de 600 pages que j'ai lu en un peu plus d'une journée ! Ma lecture préférée du mois qui est suivie de près par A l'été qui commence !

     Mais le mois de juin ne s'est pas fait que de lectures, il s'est aussi fait de cinéma (et d'examens, mais ça on s'en fiche...). J'ai eu l'occasion de voir au cinéma le dernier film de Clint Eastwood, Jersey Boys, dont je vous ai parlé avant-hier et qui est un véritable coup de coeur cinématographique ! J'ai adoré ce film qui s'inscrit dans la lignée des grands films de mafia italo-américains des années 1970 ainsi que des Affranchis de Scorsese. Un très bon biopic, très esthétique dans l'image et impeccable dans la réalisation.

   Le deuxième film vu ce mois-ci est dans ma collection personnelle de DVD, il s'agit du biopic de Sacha Gervasi sur le réalisateur de génie Alfred Hitchcock sobrement appelé Hitchcock. Le film se concentre sur la génèse d'un des plus grands succès du réalisateur britannique, Psychose. Ce projet contoversé se situe à une période charnière de la vie d'Hitchcock, il est en pleine remise en question personnelle et professionnelle. Le film manque parfois un peu de rythme mais possède quelques effets de caméra intéressants à voir. De plus, la prestation d'Anthony Hopkins et d'Helen Mirren en tant qu'époux Hitchcock est incroyable !

En espérant que Juillet soit tout aussi remplie (voir plus) que Juin, je vous souhaite à tous de moments de lectures, de cinéma, et de culture plus généralement. 

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