27 septembre 2014

Topaze, de Marcel Pagnol.

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      La rentrée des classes s'est faite il y a près d'un mois déjà, mais mon envie de parler de cette période sympathique au travers de la lecture s'est une fois encore manifestée. J'ai lu Topaze il y a de ça quelques mois, mais j'en garde encore un souvenir intact, ce qui fait que je peux encore vous en parler aujourd'hui sans que ma mémoire ne fasse défaut. Cette pièce de théâtre est la deuxième oeuvre que je découvre de Marcel Pagnol après La fille du puisatier que j'avais lu en Juillet 2013. Bien que je ne la découvre que plus tardivement dans l'ordre de mes lectures, Topaze reste une pièce importante dans l'oeuvre de Pagnol car elle symbolise son premier succès théâtral en 1928. 

     Contrairement à La fille du puisatier qui possède une forme d'écriture moderne pour son époque (pas de découpage des scènes en actes) et que l'on peut rapprocher de la comédie de moeurs par son intrigue, Topaze est une pièce beaucoup plus classique autant dans sa forme que dans son fond. Digne héritière des plus grandes comédies de Molière, Topaze est avant tout une comédie de caractères avec des personnages très typés : le naif, la manipulatrice, le(s) cupide(s)..., qui sont très facilement identifiables pour le lecteur. Bien que très classiques dans la mécanique, les ressorts comiques de la pièces fonctionnent à merveille et ce, encore aujourd'hui.

     Bien que possédant une mécanique comique classique, la pièce de Pagnol se distingue de ses contemporaines grâce au ton particulier qui est employé. En effet, celui-ci est très moderne pour son époque car il est à la fois cynique, comique et plein d'ironie. Ce mélange des tonalités était assez peu courant en ce temps là mais cela n'a pas empêché Topaze de connaitre un grand succès sur scène. De plus, le sujet de la pièce a été très fortement inspiré par la société de son temps, ce qui fait que la pièce a été très actuelle pour son époque. Cette pièce connait donc une certaine particularité grâce à ce subtil mélange entre le classique et le moderne.

     Tout débute dans une salle de classe, que l'on qualifierait d'ancienne aujourd'hui, de la pension Muche. On y retrouve Topaze, le maitre d'école typique, très naïf mais profondément honnête. Fidèle à son habitude de tirer ses élèves vers le haut, on le retrouve en train de donner des cours particuliers à un élève en grande difficultée. De cette situation vont découler de nombeux quiproquos et malentendus qui vont faire vivre à Topaze de sacrées aventures ! 

     Au fil de la pièce, on suit l'évolution psychologique du personnage de Topaze, qui de naïf et honnête devient particulièrement cupide et cynique. J'ai trouvé que Marcel Pagnol décrivait très bien cette (r)évolution complète du personnage grâce au comique de situations ainsi qu'aux différentes répliques parfois cultes et souvent pleine d'humours des personnages. J'ai aimé l'alternance entre l'humour pur et franc si reconnaissable de Pagnol et l'ironie finement distillée tout au long de la pièce, qui change un peu du reste de son oeuvre. Par ailleurs, la fin de la pièce surprend le lecteur car elle ne correspond pas du tout aux attentes du lecteur et sort des sentiers battus de la comédie à la française.

     J'ai beaucoup apprécié cette nouvelle lecture de l'oeuvre de Marcel Pagnol car j'y ai découvert un aspect différent par rapport à ce que je connaissais de lui. Avec Topaze, j'ai découvert une nouvelle facette  de son univers dramatique qui ne ressemble pas à La trilogie marseillaise et encore moins à La fille du puisatier. J'ai aimé ce mélange des genres, que l'on a pas l'habitude de lire dans les pièces de théâtre françaises et qui fait tout le charme de Topaze.

 

Ce billet est une nouvelle participations aux challenges auxquels je participe : le challenge "Marcel Pagnol" chez moi, le challenge "Cartables et Tableaux noirs saison 2" chez George (dernière participation pour cette saison), le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi car Pagnol a bien entendu adapté sa pièce au cinéma, le challenge "Théâtre" chez Eimelle et le plan ORSEC 2014 chez George

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23 septembre 2014

De nouveaux challenges pour remplacer les anciens.

     Eh oui ! Une fois de plus, je n'ai pas su résister à la tentation en participant à trois nouveaux challenges. Pour ma défense, ces derniers sont illimités dans le temps et certains d'entre eux sont même rétoactifs (c'est-à-dire que les billets publiés antérieurement à la création du challenge sont également acceptés). Une aubaine que je me suis empressée de saisir. Je vous fais les présentations :

 

     Le premier challenge est un nouveau challenge crée par Nelcie sur Livraddict. Il est consacrée à la littérature d'une partie du monde que l'on oublie un peu sur les blogs (et pas que sur les blogs...) : l'Afrique. En effet, Nelcie nous propose de lire des livres de tous genres consacrés à ce continent qu'ils soient écrits par des auteurs africains ou non. Le challenge est comme je vous l'ai dit illimité et rétroactif (vous pouvez d'ors et déjà retrouver mon avis sur Le lion de Kessel). Pour obtenir plus d'informations et s'inscrire, c'est ici ou . Je vous laisse également le logo que j'ai créé pour ce challenge ainsi que celui de Darkness Turns me on :

 

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     Le second challenge a également été repéré sur Livraddict (décidément ;) ) et porte sur un genre littéraire bien particulier : le fantastique. Cependant, Iluze nous propose de nous intéresser à la branche "classique" de la littérature fantastique (c'est-à-dire avant 1970, donc pas de Twilight, de 16 lunes ou de je ne sais quoi). Mais Iluze vous en parle bien mieux que moi, aussi je vous propose de nous rejoindre sur cette page très complète pour obtenir plus d'infos sur ce challenge illimité dans le temps. 

     Petit bonus sympathique : Iluze nous propose également une liste non exhaustive de livres rentrant dans le thème afin de nous donner des idées de lectures !

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     Le troisième et dernier challenge que j'ai repéré ces derniers temps me faisait de l'oeil depuis longtemps et porte sur Jules Verne, un auteur qui est assez bien représenté dans ma PAL. Je me suis donc inscrite chez l'organisatrice, Celine72 du blog Mon univers des Livres, juste ici. Pas de contraintes pour ce challenge, seul prime le plaisir de la lecture dans le cadre d'un défi illimité dans le temps.

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     Ces trois nouveaux challenges vont remplacer ceux qui se sont terminés ou qui vont bientôt prendre fin d'ici la fin de l'année, car on a beau le dire mais on l'oublie très souvent, mais toutes les bonnes choses ont une fin et les challenges ne font malheureusement pas exception !

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16 septembre 2014

Un jour, de David Nicholls.

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     Contrairement à l'année dernière où j'ai rédigé la chronique de mon pavé estival à la dernière seconde (souvenez-vous de Dans la grande nuit des temps d'Antonio Muñoz Molina), j'ai décidé cette année de m'y prendre un peu à l'avance en vous parlant aujourd'hui du cru 2014 qui se situe dans un tout autre style : Un jour de David Nicholls, grand best-seller international ayant connu une très bonne adaptation au cinéma (avec notamment Anne Hataway).

     C'est d'ailleurs par le biais du cinéma que j'ai rencontré pour la première fois Emma et Dexter (ou Em et Dex), que j'ai suivi le cours de leurs existences ainsi que leurs relations tumultueuses aux travers des différentes journées du 15 juillet. J'ignorais alors que ce film était l'adaptation d'un roman à succès (à l'époque je m'intéressais plus au cinéma qu'à la littérature). Ce n'est que plus tard que j'ai découvert ce livre. Dévoré en un jour (sans mauvais jeux de mots) cet été, ce roman est sans aucun doute l'un de mes coup de coeur de la saison (avec A l'été qui commence, Américain, Américain et Nos étoiles contraires).

     Un jour, c'est l'histoire d'une rencontre entre deux êtres qui n'auraient pas dû se fréquenter. Issus de deux milieux sociaux différents, ils représentent ce que chacun déteste le plus dans la vie. Mais au-delà de tout ce qui les opposent, leur amitié exceptionelle se construit au fil des années, connait des hauts et des bas. Elle est parfois proche de la relation amoureuse mais connait aussi des périodes d'indifférence et de rejet de l'autre. Ils apprennent à se connaitre, se découvrent, se cherchent, se déçoivent, se manquent, deviennent complices, fusionnels ou s'ignorent, mais chaque moment de leur vie est rythmée par leur relation à l'autre. La relation d'Emma et Dexter est digne des plus célèbres couples de la littérature car elle est belle, riche, complexe, particulière, exceptionnelle, en un mot, unique.

     Ce roman pourrait très facilement tomber du côté du mélodrame indigeste, mais en réalité, il n'en est rien. David Nicholls écrit ici un roman plein d'humour et de légèreté, notament grâce au personnage haut en couleurs de la jeune Emma. L'esprit "so bristish", avec son humour irrésistible très particulier, est très présent tout au long du roman et apporte un certain charme à cette histoire peu commune. En dehors de l'humour, l'amour est tout de même bien présent car il est présenté sous toutes ses facettes, la relation entre Emma et Dexter montre la complexité et l'étendue des sentiments que deux personnes peuvent ressentir l'une pour l'autre.

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     Bien que ce soit un aspect secondaire du roman, David Nicholls profite de la situation professionelle du personnage de Dexter pour montrer l'envers du décor des métiers de l'audiovisuel (il les connait bien puisqu'il a été scénariste pour la télévision pendant de nombreuses années). Il critique le star-system qui fait miroitter gloire et succès, alors que l'ensemble repose sur tout ce qu'il y a de plus superficiel et de vain : la beauté physique, la gloire, l'argent, les conquêtes, la popularité. Il montre que dans ces métiers-là, nul n'est éternel ou indispensable à la bonne marche de l'ensemble, qu'un rien peut faire basculer les choses. Par ailleurs, il montre la face cachée du monde du spectacle, les rivalitées et coups bas ainsi que l'influence de la drogue et de l'alcool derrière le feux des projecteurs. Cet aspect du livre est très intéressant mais assez mineur, il est plus développé dans son dernier roman Pour une fois.

     Il est difficile de retranscrire dans ce billet toutes les émotions et larmes que l'on peut ressentir et avoir en lisant ce roman (et en voyant le film), aussi vais-je conclure sobrement ce message en vous disant que j'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman. Je me suis vraiment attachée aux personnages d'Emma et Dexter, ainsi qu'aux personnages secondaires, je ne pense pas les oublier de sitôt. J'ai aimé suivre leurs parcours semés d'embûches, les aléas de leur relation. J'ai découvert le style et l'univers de David Nicholls grâce à ce roman, et j'ai été conquise par sa plume et son humour si typiquement anglais. Je pense que je lirai un autre de ses livres, à commencer par Pour une fois, qui développe la thématique du star-system, assez secondaire sur Un jour.

     Bref, c'est un livre que je vous conseille de lire, si ce n'est pas déjà fait. De le relire, pour ne pas oublier Em&Dex. De voir plus tard l'adaptation cinématographique, pour prolonger le plaisir et retrouver cette atmosphère si particulière.

Ce billet est une nouvelle participation aux challenges auxquels je participe : le challenge "Ma PAL fond au soleil saison 2" chez Métaphore, le challenge "Le pavé de l'été" chez Brize, le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, ainsi que le Plan ORSEC 2014 chez George.

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10 septembre 2014

Saint-Cyr : La maison d'Esther, d'Yves Dangerfield.

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     En cette période particulière que l'on appelle "rentrée des classes", j'ai voulu, à ma manière, ajouter une pierre à l'édifice en vous proposant aujourd'hui une lecture ayant en partie pour thème l'éducation. Pour celles et ceux qui connaissent bien la série littéraire jeunesse à succès d'Anne-Marie Desplat-Duc intitulée Les colombes du Roi-Soleil, vous ne serez pas dépaysés par le livre que je vous présente aujourd'hui puisqu'il se situe sensiblement dans le même univers, à la différence près qu'il s'agit ici d'un livre à destination des adultes. Par ailleurs, Saint-Cyr : La maison d'Esther a été publié avant Les colombes du Roi-Soleil et a très probablement été une source d'inspiration pour Anne-Marie Desplat-Duc. Ce livre va donc plaire aux amatrices du genre !

    L'histoire telle qu'elle nous est racontée ici par Yves Dangerfield s'inspire d'un fait historique réel datant du règne de Louis XIV, le fameux Roi-Soleil. Pour celles et ceux qui l'ignorent, à la fin de son règne, Louis XIV, sous l'infuence de sa compagne Madame de Maintenon, ouvre une maison d'éducation à destination des jeunes filles nobles mais pauvres issues de toutes les provinces du royaume. Le projet est novateur, car pour la première fois dans l'Histoire, on s'intéresse vraiment à l'éducation des filles en leur proposant des matières réservées jusqu'à présent aux hommes, telles que l'histoire, la géographie, la littérature et parfois de la philosophie ou des mathématiques. Une éducation plus que complète puisqu'il faut ajouter à cela les matières réservées à l'époque aux filles (couture, morale, religion...). 

   A partir de ce contexte, Yves Dangerfield s'est plu à imaginer le destin de certaines pensionnaires de la Maison de Saint-Louis. Alors que nous suivons la vie paisible au sein de la Maison de Madeleine de Glapion, Anne de la Haye et Catherine du Pérou, leur quotidien est bousculé par la nouvelle pièce de Racine, Esther, commandée et écrite spécialement pour les jeunes filles de Saint-Cyr. L'excitation est à son comble pour ces pensionnaires qui sortent tout juste de leurs provinces car elles joueront la pièce devant le Roi et sa Cour au moment du Carvanal. Ces conditions extraordinaires vont transformer radicalement ces jeunes filles dociles. Elles vont s'ouvrir au monde qui les entoure et s'opposer aux lois de la Maison pour changer ainsi leurs destins.

     J'ai été, si on peut le dire ainsi, "biberonnée" par la série d'Anne-Marie Desplat-Duc durant mon enfance. Je connaissais donc sur le bout des doigts les aventures des Colombes et de la Maison de Saint-Louis à force de les relire. Des années plus tard, j'ai été ravie de retrouver cette atmosphère qui me plaisait tant en lisant le livre d'Yves Dangerfield. Comme c'est un livre à destination des adultes, le romancier apporte une psychologie plus profonde aux personnages et l'intrigue colle beaucoup plus à la réalité historique. Il y a ainsi moins de merveilleux mais c'est sans doute mieux comme cela. Cette volonté de retracer au plus près le destin de cette maison unique en son genre m'a beaucoup plu, et j'ai été étonnée par le final... mais je ne vous en dirais pas plus !

     Une lecture sur une période du règne de Louis XIV assez méconnue mais qui en vaut le détour. On découvre une Madame de Maintenon différente, plus humaine, un Racine en fin de vie, qui semble apaisé. Saint-Cyr : La maison d'Esther permet également aux lecteurs de mieux visualiser le déclin de la plus grande Cour d'Europe à la fin du règne du Roi Soleil ainsi que l'application du traité de Fontainebleau qui a obligé des milliers de prostestants à quitter le pays. Pour celles qui ne souhaite pas lire le livre, il a été adapté au cinéma en 2000 par Patricia Mazuy (la couverture est d'ailleurs une image du film, avec Isabelle Huppert dans le rôle de Madame de Maintenon).

 

Cette lecture est une nouvelle participation aux challenges auxquels je participe : le challenge "Cartables et tableaux noirs saison 2" chez George, le challenge "La littérature fait son cinéma" sur mon blog, le challenge "Plan ORSEC 2014" chez George et le challenge estival de Métaphore.

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03 septembre 2014

L'été, c'est fini ! Billet de clôture autour du challenge estival de Métaphore "Ma PAL fond au soleil".

     La rentrée des classes s'est faite hier, vous avez pu lire à la même date mon bilan mensuel du mois d'Août. C'est donc officiel : l'été, c'est fini... et le challenge estival de Métaphore "Ma PAL fond au soleil" aussi ! Le principe du challenge était simple, on choisit un pallier (10, 20, 30, 40, 50 ou toute la PAL) comportant un nombre de livres qu'on s'engage à lire de juin à août. Le but étant de faire baisser sa PAL avant la rentrée littéraire qui bat actuellement son plein ! 

     Je m'étais engagé à lire 20 livres durant ces trois mois estivaux... et j'ai raté mon pari (de peu). J'ai réussi à lire malgré tout 15 livres de ma PAL, dont quelques pavés, ce qui n'est pas si mal (oui, j'aime me jetter des fleurs ;) ).

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Voici la liste :

- A l'été qui commence !, de Silvia Soler.

- Saint-Cyr : La maison d'Esther, d'Yves Dangerfield.

- Un jour, de David Nicholls.

- Petits bonheurs de l'édition, de Bruno Migdal.

- Le pont des arts, de Catherine Meurisse.

Urgence, de Christian Grenier.

- Au-delà des lettres, de Damien Khérès. (pas de billet prévu)

- La rebelle : Femme médecin au Moyen-Âge, de Valeria Montaldi.

- La chambre des officiers, de Marc Dugain.

La grammaire est une chanson douce, d'Erik Orsenna.

- Rendez-vous à Bagdad, d'Agatha Christie.

Loeuk...Tchong Kraoy, de Phiseth Srun.

- Américain, Américain, d'Hubert Prolongeau.

- Nos étoiles contraires, de John Green.

- Fahrenheit 451, de Ray Bradbury.

A l'année prochaine !

 

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02 septembre 2014

Bilan mensuel n°14 : Août 2014.

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     Après l'effervescence culturelle du mois de Juillet, Août a été l'occasion pour moi de voyager loin, de prendre enfin les vacances tant espérées. Malheureusement, ces vacances n'ont pas été synonyme de lecture et je n'ai pas lu autant de livres que je le souhaitais. Seul trois livres sont sortis de ma PAL, mais fait rare et exceptionel qui mérite d'être mentionné, j'ai, pour la première fois depuis la création de mon blog, eu l'occasion de lire un service de presse (SP) qui m'a été proposé par les Editions VPS.

     Je vais d'ailleurs commencer ce bilan par celui-ci. Il s'agit de Loeuk... Tchong Kraoy, le premier roman de Phiseth Srun. J'ai publié sur mon blog la chronique complète de ce livre hier. Je vous invite à cliquer ici pour la lire si vous n'en avez pas encore eu l'occasion.

     Passons maintenant aux trois livres qui ont définitivement quittés ma gargantuesque PAL : contrairement à mes habitudes, j'ai lu plus de romans anglo-saxons que de romans français. C'est aussi ça les vacances, on bouscule ses habitudes le temps de quelques jours afin de mieux apprécier la routine en rentrant.

     Je vais commencer par la minorité, le seul roman français. Il s'agit du roman très américain d'Hubert Prolongeau qui porte très bien son nom, Américain, Américain. A travers le personnage fictif d'Howard Perrineau, Hubert Prolongeau nous plonge dans le Hollywood des années noires, celles de la chasse aux sorcières. Le personnage-narrateur est le meilleur ami du réalisateur de génie Elia Kazan, et le roman est le récit de leurs vies. On suit le parcours de Kazan, de l'ascension à la descente aux enfers. Ce roman repose sur un questionnement qui m'a passionné : La bassesse de l'Homme peut elle nourrir le génie ? Quels sont les éléments qui permettent de distinguer le chef-d'oeuvre du médiocre ? Un homme bon et honnête peut-il connaitre la gloire ? Toutes ces questions trouvent réponse dans ce très bon roman qui décrit minutieusement Hollywood à son âge d'or. Un vrai régal de lecture que je vous conseille de découvrir.

     Le deuxième livre, je l'ai acheté peu de temps avant mon départ et a directement rejoint mes valises. Nos étoiles contraires de John Green est sans conteste un de mes coup de coeur, si ce n'est le seul, de ce mois d'Août. Best-seller international, son succès est plus que mérité car ce livre est un véritable petit bijoux. On ressent toutes les émotions et malgré la difficultée du sujet, l'auteur arrive à nous faire rire et à aimer la vie. J'ai l'impression que la chronique va être difficile à rédiger car je vais avoir beaucoup de mal à mettre les mots justes sur ce que j'ai ressenti à la lecture. Affaire à suivre.

   Terminé à la dernière minute, Fahrenheit 451 est donc ma dernière lecture de cet été 2014. Véritable chef-d'oeuvre de la science-fiction, j'ai énormément aimé ce roman de Ray Bradbury. J'ai été estomaquée par la justesse et la précision de la vision futuriste de l'auteur. Cinquante ans auparavant, il avait presque tout deviné. Un livre qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, surtout si on est amateur de livres. Je ne vais pas trop en parler ici car ma chronique est prévue pour bientôt.

     Voilà pour ce court bilan du mois d'Août. Les lectures ont été peu nombreuses pour un mois d'été mais ont toutes été excellentes. Sur les quatre lectures aoûtiennes, trois ont été de véritables coup de coeur mais pour des raisons différentes. Si on pouvait synthétiser ce mois en une phrase, je dirais que "La qualité a prit le pas sur la quantité". Espérons que mes lectures du mois de septembre seront nombreuses et tout aussi excellentes !

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