13 octobre 2014

Hors de moi, de Didier Van Cauwelaert.

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      Ça a beau être une lecture qui date un peu (même beaucoup), mais je garde encore un souvenir assez vivace de Hors de moi de Didier van Cauwelaert. C'est par ce thriller, ma première incursion dans ce genre depuis l'ouverture de ce blog, que je découvre le vaste univers littéraire de Didier van Cauwelaert. Cet ouvrage est un des plus connu de l'auteur, et peut sembler familier pour certains d'entre vous. En effet, pour les amateurs (amatrices) de films d'action, vous avez très probablement entendu parler de sa célèbre adaptation au cinéma sortie en 2011 sous le titre de Sans identité avec l'acteur Liam Neeson dans le rôle principal de Martin Harris. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas le film et/ou le livre, voici en quelques mots de quoi pouvoir vous situer au niveau de l'intrigue :

     A la suite d'un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, le biologiste américain Martin Harris a perdu tout ce qui composait son identité : son nom, son travail, sa femme... A sa sortie de l'hôpital, il découvre avec effroi que quelqu'un s'est approprié sa vie. Son entourage est persuadé que l'intru qui évolue à leurs côtés est le véritable Martin Harris et que personne, pas même sa femme, ne se rappelle de lui. Comment prouver son identité lorsqu'on a tout perdu ? Qu'est-ce qui permet de prouver qu'on existe aux yeux des autres ? 

     A travers ce roman, Didier van Cauwelaert aborde des thématiques importantes qui nous concerne tous en tant qu'individu. En effet, qu'est-ce qui nous permet de nous rendre unique, de nous différencier des autres ? Quels sont les éléments qui permettent de (re)construire notre identité ? En suivant le déroulement haletant de cette quête d'identité, le lecteur en profite pour se questionner sur lui-même, sur ce qui le caractérise en tant qu'individu. Cette introspection personnelle du lecteur permet de placer Hors de moi dans la catégorie peu fournie des "thrillers métaphysiques".

     En ce qui concerne tout l'aspect "thriller" a proprement parler de ce roman, Didier van Cauwelaert respecte toutes les règles du genre : le suspense est omniprésent, on y retrouve une intrigue complexe ainsi que de beaux moments d'actions qui font de Hors de moi un roman haletant. L'auteur parvient ici à nous donner l'impression de lire un polar anglo-saxon, à la façon d'Harlan Coben... la french touch en plus. Ce qui est loin d'être désagrable. 

     Hors de moi m'a donnée envie de lire d'autres ouvrages de Didier van Cauwelaert tels que Le témoin de la mariée, Un aller simple (Prix Goncourt 2014) ou encore Le père adopté mais aussi (et surtout) de découvrir enfin l'adaptation cinématographique Sans identité, dont je vous ai déjà un peu parlé en début de billet afin de pouvoir les comparer. J'ai aussi vu qu'une version poche de la suite de Hors de moi venait de paraitre chez le Livre de Poche sous le titre de Double identité (référence à peine voilée au titre du film) qu'il me tarde également de lire. Un beau programme de lectures en perspective, qui je l'espère, sera à la hauteur du thriller que je vous ai (enfin !) présenté aujourd'hui.

 

Cette lecture est une nouvelle participation aux challenges auxquels je participe : le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, le challenge "Le mélange des genres" chez Miss Léo ainsi que le Plan ORSEC 2014 chez George.

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04 octobre 2014

Nos étoiles contraires, de John Green.

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     Véritable phénomène d'édition planétaire, Nos étoiles contraires est le dernier chef-d'oeuvre en date de l'auteur américain John Green. C'est à l'occasion de la récente sortie au cinéma de son adaptation sur les écrans que je me suis mise à le lire. Motivée par la multitude d'avis ditirambiques sur les blogs, je ne pouvais pas passer à côter de ce best-seller qui deviendrait par la suite un de mes coups de coeur de cet été. 

     Nos étoiles contraires est un livre jeunesse ( qui est à destination des adolescents plus que des enfants) vraiment unique en son genre. Tout d'abord par son sujet très particulier, rarement ou jamais abordé en littérature car il est un des tabou de notre société. En effet, peu d'auteurs, classiques ou contemporains, ont eu le courage d'écrire sur les enfants malades, et encore moins sur des cancéreux en phase terminale. Ce roman est d'autant plus unique, car John Green, grâce à son immence talent, arrive à parler de l'indicible avec beaucoup de justesse et de délicatesse. On est jamais mal à l'aise face aux  situations décrites dans le livre, alors qu'on le serait dans la "vraie" vie. Pourtant, l'auteur n'édulcolore pas le thème de la maladie, mais son talent de conteur ainsi que l'humour pince-sans-rire dont les personnages font preuve permettent de supporter l'insupportable.

     Et c'est là toute la force de ce livre : le lecteur parvient à s'immerger dans un monde difficile à vivre et méconnu de la plupart d'entre nous, sans aucune gêne ni tabou, le tout grâce à un humour ravageur et des personnages attachants et atypiques dont on se souvient longtemps après avoir lu la dernière page. Il y a bien évidement les deux personnages principaux, Hazel Grace et Augustus Waters, amenés, à mon humble avis, à devenir un duo phare de la littérature mondiale, mais pas seulement. En effet, Nos étoiles contraires ne serait pas aussi émouvant, aussi vivant, aussi touchant sans ses personnages secondaires qui nous permettent de nous repérer dans ce monde inconnu.

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     Parmi ces personnages là, Isaac, le meilleur ami aveugle d'Augustus Waters est probablement le marquant de tous. Il est plus qu'un simple et vulgaire lien entre Hazel Grace et Augustus Waters, il représente l'étape importante du basculement entre un enfant lambda et un enfant malade. On est touché par son histoire, mais on a jamais le coeur lourd. La plume extraordinaire de John Green a donc réussi un tour de force qui est suffisament rare pour être souligné, celui de nous parler de l'horreur quotidien de certains à l'attention de tous sans jamais tomber dans le pathos et la lourdeur de style. 

     Malgré son sujet lourd et difficile d'un point de vue émotionel, Nos étoiles contraires est en réalité un livre lumineux, joyeux, léger. Ce roman arrive à nous faire aimer la vie en nous parlant de la mort et de la maladie touchant les plus jeunes et leurs entourages, tout en nous donnant envie de vivre la vie à fond. On ressort de cette lecture avec beaucoup d'espoir et de joie de vivre, avec l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important. 

    C'est par ce livre que j'ai découvert l'univers et la magnifique plume de John Green, je n'ai pas l'intention de m'en arrêter là, au contraire. L'envie de lire tous ses autres romans est forte (Qui es-tu Alaska ?, Will et Will...), afin de transformer ce très bel essai. J'ai eu un immense et franc coup de coeur pour ce roman adolescent comme vous avez pu le constater en lisant ce billet, reste à savoir si il en sera de même pour la récente adaptation filmique.

 

Ce billet rentre dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : Le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, le challenge "Ma PAL fond au soleil" chez Métaphore, le challenge "Le mélange des genres" chez Miss Léo. Sans oublier le Plan ORSEC 2014 chez George.

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Posté par Ostinato à 18:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]