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04 octobre 2014

Nos étoiles contraires, de John Green.

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     Véritable phénomène d'édition planétaire, Nos étoiles contraires est le dernier chef-d'oeuvre en date de l'auteur américain John Green. C'est à l'occasion de la récente sortie au cinéma de son adaptation sur les écrans que je me suis mise à le lire. Motivée par la multitude d'avis ditirambiques sur les blogs, je ne pouvais pas passer à côter de ce best-seller qui deviendrait par la suite un de mes coups de coeur de cet été. 

     Nos étoiles contraires est un livre jeunesse ( qui est à destination des adolescents plus que des enfants) vraiment unique en son genre. Tout d'abord par son sujet très particulier, rarement ou jamais abordé en littérature car il est un des tabou de notre société. En effet, peu d'auteurs, classiques ou contemporains, ont eu le courage d'écrire sur les enfants malades, et encore moins sur des cancéreux en phase terminale. Ce roman est d'autant plus unique, car John Green, grâce à son immence talent, arrive à parler de l'indicible avec beaucoup de justesse et de délicatesse. On est jamais mal à l'aise face aux  situations décrites dans le livre, alors qu'on le serait dans la "vraie" vie. Pourtant, l'auteur n'édulcolore pas le thème de la maladie, mais son talent de conteur ainsi que l'humour pince-sans-rire dont les personnages font preuve permettent de supporter l'insupportable.

     Et c'est là toute la force de ce livre : le lecteur parvient à s'immerger dans un monde difficile à vivre et méconnu de la plupart d'entre nous, sans aucune gêne ni tabou, le tout grâce à un humour ravageur et des personnages attachants et atypiques dont on se souvient longtemps après avoir lu la dernière page. Il y a bien évidement les deux personnages principaux, Hazel Grace et Augustus Waters, amenés, à mon humble avis, à devenir un duo phare de la littérature mondiale, mais pas seulement. En effet, Nos étoiles contraires ne serait pas aussi émouvant, aussi vivant, aussi touchant sans ses personnages secondaires qui nous permettent de nous repérer dans ce monde inconnu.

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     Parmi ces personnages là, Isaac, le meilleur ami aveugle d'Augustus Waters est probablement le marquant de tous. Il est plus qu'un simple et vulgaire lien entre Hazel Grace et Augustus Waters, il représente l'étape importante du basculement entre un enfant lambda et un enfant malade. On est touché par son histoire, mais on a jamais le coeur lourd. La plume extraordinaire de John Green a donc réussi un tour de force qui est suffisament rare pour être souligné, celui de nous parler de l'horreur quotidien de certains à l'attention de tous sans jamais tomber dans le pathos et la lourdeur de style. 

     Malgré son sujet lourd et difficile d'un point de vue émotionel, Nos étoiles contraires est en réalité un livre lumineux, joyeux, léger. Ce roman arrive à nous faire aimer la vie en nous parlant de la mort et de la maladie touchant les plus jeunes et leurs entourages, tout en nous donnant envie de vivre la vie à fond. On ressort de cette lecture avec beaucoup d'espoir et de joie de vivre, avec l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important. 

    C'est par ce livre que j'ai découvert l'univers et la magnifique plume de John Green, je n'ai pas l'intention de m'en arrêter là, au contraire. L'envie de lire tous ses autres romans est forte (Qui es-tu Alaska ?, Will et Will...), afin de transformer ce très bel essai. J'ai eu un immense et franc coup de coeur pour ce roman adolescent comme vous avez pu le constater en lisant ce billet, reste à savoir si il en sera de même pour la récente adaptation filmique.

 

Ce billet rentre dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : Le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, le challenge "Ma PAL fond au soleil" chez Métaphore, le challenge "Le mélange des genres" chez Miss Léo. Sans oublier le Plan ORSEC 2014 chez George.

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19 juillet 2014

Jonathan Livingston le goéland, de Richard Bach.

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      Après un peu plus d'une semaine de vacances et de repos, me voici de retour parmi vous pour vous parler du célèbre roman de Richard Bach, Jonathan Livingston le goéland. Je l'avais repéré sur le blog de Métaphore (qui l'avait présenté dans le cadre de son challenge "Romans cultes") lors du commencement de mon blog il y a de ça un an, mais Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach était un roman culte... que je ne connaissais pas du tout auparavant ! Encore une découverte effectuée grâce aux blogs de lectures ! 

     Je l'ai lu il y a quelques mois, mais avec le retard que j'ai accumulé et dont je n'arrive pas à me défaire, je vous en parle seulement aujourd'hui. Mes souvenirs de ce court roman sont désormais assez flous car je n'avais pas été spécialement emballée par cet hymne à la liberté et à la quête de soi. Je l'ai reparcouru il y a peu pour me rafraichir la mémoire et écrire au mieux cet article, mais le constat est toujours le même, voir pire : je n'ai décidément pas aimé ce court roman. Je vais bien évidemment vous dire pourquoi.

     Alors que je pensais avoir à faire à un classique de la littérature américaine adulte, je me suis très vite rendue compte que Jonathan Livingston était en réalité un livre qui se destinait davantage à un lectorat jeunesse, ce qui n'était pas indiqué dans mon édition. Cette première mauvaise surprise m'a, je l'avoue, un peu gâché mon plaisir de lecture. Je me suis sentie flouée, comme si il y avait eu une erreur sur la "marchandise".

      Pourtant, lorsque j'avais lu la quatrième de couverture, j'avais trouvé le thème, quoique enfantin, parfaitement adapté pour les adultes, car Jonathan Livingston le goéland aborde des notions universelles qui s'apparentent parfois à de la philosophie (qui concernent donc tout le monde) telles que la liberté ou encore le droit à la différence qui est étroitement lié à la notion de tolérance. Ces concepts, sont émaillés tout au long du roman et sont assez redondants, ils donnent l'impression que le récit tourne en rond, ce qui n'est jamais agréable pour un lecteur.

     Mais ce qui m'a particulièrement déplu, c'est le style de l'auteur, Richard Bach. Je l'ai trouvé très lourd et très répétitif. Il est en totale contradiction avec l'histoire développée dans le roman qui appelé à être tout en légèreté et en finesse. Le récit porte sur l'histoire d'un jeune goéland pas comme les autres, qui préfère voler dans les cieux pour le plaisir plutôt que de chasser afin de se nourrir. Cette particularité fait qu'il va être exclu de sa communautée très terre à terre, mais Jonathan va très vite découvrir qu'il n'est pas le seul à être passionné par le fait de voler et de se sentir libre, d'être heureux dans le ciel. 

     Néanmoins, si le style est loin d'être des plus légers, les descriptions des heures de vol de Jonathan sont, selon moi, particulièrement bien décrites et détaillées. On sent que l'auteur a réellement pris plaisir à raconter les sensations que provoquent les longues heures de vol dans le ciel. On comprend tout de suite pourquoi lorsque l'on sait que Richard Bach est un ancien aviateur de L'US Air Force, il sait donc très bien de quoi il parle. 

     Malgré tout, je n'ai pas trouvé que l'histoire était très palpitante, ni très intéréssante. Je me suis demandé si l'ennui que j'ai pu éprouvé au cours de ma lecture n'était pas dû au fait que ce roman avait peut-être mal vieilli et qu'il ne faisait plus d'échos aujourd'hui. Ce court roman a pourtant été écrit dans les années 1960, il n'est pas si vieux que cela, mais parfois il faut admettre que tous les livres ne vieillissent pas très bien. Dans le même genre je vous conseillerais plutôt de lire ou de relire Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry qui n'a pas pris une ride.

 

Cette lecture a été effectuée dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe. Elle est une participation à la séssion du mois d'Avril (!!!!!) du Jacques a dit chez Métaphore, mais c'est aussi une participation au challenge "Romans Cultes" toujours chez Métaphore. De plus, en tant que roman culte, Jonathan Livingston a connu une adaptation cinématographique réalisée par Hal Bartlett en 1973, ce qui me permet donc de placer ce billet dans le cadre de mon challenge La littérature fait son cinéma saison 4 ! En plus, il compte pour le Plan ORSEC 2014 chez George.

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20 mars 2014

Quand l'empereur était un dieu, de Julie Otsuka.

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       Lu en deux jours seulement, Quand l'empereur était un dieu est le premier roman de l'auteure américaine d'origine japonaise Julie Otsuka. Bien que son second roman Certaines n'avaient jamais vu la mer soit plus célèbre en raison du bon accueil que lui a réservé la critique, le public mais aussi la blogosphère, ce premier roman mériterait, selon moi, d'être tout aussi célèbre. 

     En effet, l'auteure nous présente ici un aspect méconnu de la Seconde guerre mondiale traité pour la première fois en littérature (du moins à ma connaissance). Il s'agit de la déportation dans des camps de "concentration" des populations japonaise ou d'origine japonaise vivants sur le sol américain après l'attaque de Pearl Harbour en 1941. Dans un style simple, clair, sans trace de haine ou d'une quelconque amertume, Julie Otsuka nous livre un récit implacable inspirée de son histoire familiale.

      Dans ce texte empreint de sobriété, les personnages ne sont pas nommés mais ils sont facilement identifiables. Cela peut parfois créer une impression de distance et de froideur avec le lecteur mais l'histoire racontée est suffisamment marquante pour que ce ne soit finalement pas le cas. De plus, chaque membre de la famille est à un moment ou à un autre narrateur dans le roman, ce qui nous permet de mieux saisir sa psychologie, son caractère et son ressenti sur les évènements horribles qu'il est en train de vivre.

      La construction narrative du roman est assez complexe et comporte de nombreux retours en arrière, ce qui permet toutefois au lecteur d'établir un parallèle entre la vie avant le camp, la "vie" pendant l'enfermement et le traumatisme que provoque le retour chez soi après une longue absence...

      J'ai été frappée et étonnée par le caractère passif, sans entrain, sans volonté de se rebeller face au système de cette famille alors qu'elle était injustement emprisonnée pour des raisons raciales. Le personnage de la mère m'a particulièrement émue, par son courage et sa volonté de se sortir, elle et ses enfants, vivants de cet enfer afin de rejoindre son époux qui a été interné dans un autre camp de prisonniers.

      J'ai également admiré la capacité de cette famille à aller de l'avant alors qu'ils ont connu les pires conditions de vies possibles durant la guerre. Ils ont beaucoup souffert et ont été traumatisés par cette expérience mais grâce à leur force de caractère et leur rage de vivre, ils ont trouvé le moyen de passer outre et de pardonner leurs geôliers sans toutefois oublier ce qu'ils ont vécu. Après la guerre, leur volonté de s'intégrer aux Etats Unis ne s'est pas effondrée, au contraire, elle s'est amplifiée comme le montre un passage très réussi à la fin du roman.

    J'ai été profondément choquée par le comportement des "natifs" américains (eux-même issus de l'immigration européenne) envers les populations japonaises. Ils les ont été traités comme des sous-hommes, sans respect de leur dignité, ils les ont été méprisés, insultés, exclus à cause de leurs origines et considéré comme des "ennemis de la nation américaine" alors qu'ils souhaitaient être des "bons américains" croyant à l'american dream et au mythe du self-made-man.

     De plus, ce livre nous permet d'entamer une réflexion sur cette période sombre de l'histoire des Etats-Unis : en effet, ce "garant de la démocratie" à travers le monde, a lui-même créé et entretenu des camps de concentration sur son territoire en enfermant des citoyens américains (pour une large majorité d'entre eux) pour des raisons qui sont, aujourd'hui encore, très obscures. Certes ces camps étaient moins terribles que ceux fondés par les nazis, mais l'intention est tout de même pleine de sens... La frontière entre "la plus grande démocratie du monde" et les régimes qu'elle combattait à ce moment-là n'était peut-être pas si opaque que cela...

     J'ai découvert ce roman grâce au billet rétroactif de Miss Léo pour mon challenge sur la Seconde guerre mondiale et je la remercie de m'avoir fait découvrir cette pépite qui ne laisse pas le lecteur indifférent pendant et après la lecture. J'ai beaucoup aimé découvrir l'univers de Julie Otsuka, son style si particulier, que je pense me procurer dans un futur proche son autre roman récemment sortit en poche.

Ce billet rentre dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : il est ma première participation au challenge de MissG portant sur les romancières américaines, il est une nouvelle participation au Plan Orsec 2014 chez George et est bien sûr une de mes partcipations à mon propre challenge portant sur la Seconde guerre mondiale.

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08 mars 2014

La fille sur le coffre à bagages, de John O'Hara.

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     Lu au mois de novembre 2013, c'est-à-dire il y a maintenant cinq mois, j'ai enfin décidé de sortir de ma léthargie légendaire (je vous avait déjà fait le coup avec le Lion de Kessel au mois de janvier) pour vous chroniquer ce court livre qui m'a beaucoup plu. 

      Ce roman est ma première incursion dans l'univers littéraire de John O'Hara surnomé le "Balzac américain" par les critiques anglos-saxons. A travers ce roman de 120 pages environ, l'auteur nous immerge dans le New-York de la Prohibition auprès de James Malloy, un obscur attaché de presse pour une société de production de cinéma, ainsi que de la célébrissime actrice Charlotte Sears vivant ses dernières heures de gloire aux côtés de son riche amant lié étroitement à la pègre.

    On est totalement plongé dans cet univers désenchanté qui concentre l'élite artistique et finnancière des Etats Unis. L'ancienne New York est concurrencée par la jeune Los Angeles, l'élite du pays se pavane en manteaux de fourrure et en tenues de soirées hors de prix, en allant de cocktails en vernissages en quête d'un éclat pour mieux supporter leur existence. L'alcool coule à flots bien que sa consommation soit interdite, mais le mal-être d'une génération l'emporte sur les législations, les convenances et le qu'en-dira-t-on. 

      A travers ce portrait désabusé de sa génération, l'excellent John O'Hara questionne son lecteur sur le sens de l'existence, de la réussite et du bonheur. En effet, la célèbre Charlotte Sears noie son dégoût de l'existance dans les bars clandestins (appelés speakeasy) ou dans les réceptions de la haute bourgeoisie qui est en quête d'un sens à leurs vies. Grâce à James, le temps de quelques mois, sa vie reprend de l'éclat et elle semble revivre, jusqu'à un terrible évènement qui changera le cours de sa vie à tout jamais...

     J'ai aimé cette histoire en apparence simple mais finalement plus complexe qu'elle n'y parait. J'ai lu le roman il y a plusieurs mois déjà, mais j'en garde encore un souvenir très net et positif. C'est généralement comme ça que l'on reconnait les bons romans. On est surpris par le déroulement du récit ainsi que par le dénouement final qui laisse assez songeur.

     J'ai beaucoup apprécié le style de cet auteur qui reste assez méconnu en France. Membre des "Enfants du jazz", ses amis sont Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. John O'Hara est sans doutes un des auteurs les plus doués de sa génération. Il commence enfin à être traduit en France et ses romans sont également disponibles en formats de poche. Il se trouve que j'ai deux autres romans de lui dans ma PAL : L'enfer commence avec elle (adapté au cinéma en 1960 sous le titre La vénus au vison) et Une lueur de paradis, autre aventure de James Malloy qui se déroule cette fois-ci durant l'âge d'or d'Hollywood. Je pense donc transformer l'essai après cette première lecture plus que satisfaisante de cet auteur.

Ce livre est ma deuxième participation au challenge d'Asphodèle consacré à Francis Scott Fitzgerald et les Enfants du Jazz.

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28 janvier 2014

La Poursuite du bonheur, de Douglas Kennedy.

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     La poursuite du bonheur est mon premier roman de Douglas Kennedy et j'avoue que je n'étais pas spécialement tentée lorsque Miss Sugar me l'a proposé dans le cadre du challenge "Choisir le prochain livre de ma PAL" en septembre dernier sur Livraddict, car j'étais rebutée par son aspect "pavé" et son côté "roman à l'eau de rose". Mais alors que j'en étudiais un court extrait en anglais cette année, l'envie m'est venue de lire ce roman dans son intégralité et de faire l'impasse sur mes préjugés.

     J'ai bien fait de me pas me fier à ma première impression, car contrairement à ce qu'on pourrait croire, La poursuite du bonheur n'est pas seulement une histoire d'amour, c'est aussi un livre qui utilise l'Histoire pour raconter le récit d'une vie, celle de Sara Smythe dans l'Amérique post-Seconde guerre mondiale. Au travers des personnages de Sara, Eric et Jack, on traverse l'Histoire récente des Etats-Unis: l'euphorie de la victoire est rapidement suivit par le trouble puis la tension au moment de la guerre froide, et le pays est au bord de l'hystérie collective au moment de "La chasse aux sorcières". 

     C'est durant cette période là que se concentre principalement le destin des personnages. En effet, "La chasse aux sorcières" est le moment propice pour faire réveiller de vieilles rancoeurs et dévoiler les secrets les plus inavouables aux yeux de tous. C'est ainsi qu'Eric, le frère de Sara et ancien communiste se trouve suspecté par la commission McCarthy chargé de débusquer "les agents de Moscou"...

     Le livre est écrit selon le point de vue de deux narratrices : Kate, une jeune femme vivant à notre époque et Sara. Autant j'ai été passionnée par les deux longues parties sur Sara qui occupent ainsi les trois quarts du roman, mais autant les deux parties de Kate ne m'ont pas franchement emballée. En effet, sa vie semble assez peu palpitante comparée à celle de Sara, j'ai trouvé que ces parties étaient superflues et ont un peu gâché l'ensemble général.

    J'ai néanmoins apprécié ce roman et regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt, il aurait été parfait pour cet automne. Ma lecture de La poursuite du bonheur me donne envie de lire d'autres livres de Douglas Kennedy, qui sans avoir une plume extraordinaire, a un style fluide et agréable. Il se trouve que j'ai un autre roman de lui dans ma PAL : L'homme qui voulait vivre sa vie

Cette lecture s'inscrit dans le cadre de plusieurs challenges : sur Livraddict le challenge "Choisir le prochain livre de ma PAL" et le Plan Orsec 2014 chez George.

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01 décembre 2013

84 Charing Cross Road, d'Helene Hanff.

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     Lu le mois dernier mais chroniqué seulement aujourd'hui, 84 Charing Cross Road d'Helene Hanff est une lecture commune partagée avec Métaphore dans le cadre de "Sapristi mais tu n'as jamais lu ce livre ?" pour la session Octobre-Novembre (désolé pour le retard !).

      Roman culte dans les pays anglo-saxons(il a été d'ailleurs adapté au théâtre et au cinéma), ce roman épistolaire contient la folle et improbable correspondance entre l'auteur, une scénariste TV new-yorkaise ayant peu d'argent, et Frank Doel, un libraire londonnien spécialisé dans les livres rares et anciens, peu après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. C'est par une étrange circonstance que ces deux-là entrent en contact et entiennent cette fameuse correspondance qui s'étalera sur plusieurs années.

    Malgré plusieurs aspects positifs et éléments qui m'ont plu,  84 Charing Cross Road m'a déçu lors de ma lecture. Je ne saurai dire si c'est parce que j'avais une trop grande attente sur ce roman qui due à la lecture des nombreux billets de blogueuses sur le sujet, mais malheureusement je n'ai pas eu le droit à "l'étincelle" qui fait qu'on lit avec plaisir. Certes il ne m'a fallu qu'une soirée pour le lire, mais un certain ennui s'est emparé de moi et la lecture est finalement bien amère...

   Passons maintenant aux points positifs de ce roman : Le personnage d'Helen Hanff m'a beaucoup plu par sa personnalitée atypique et son humour qui donne une certaine atmosphère à cette correspondance, elle crée d'ailleurs un contraste avec le personnage de Frank Doel, qui manquait de caractère selon moi. Je rejoint ici Metaphore en disant que j'ai aussi été touchée par l'altruisme et la générosité de Mademoiselle Hanff, qui était à cette époque dans un état de quasi-pauvreté. De plus, grâce à ce roman j'ai pu avoir une illustration concrète des restrictions et autres rationnements auprès de la population d'après-guerre en Europe. 

    Comme dit précédement, ce roman culte a été adapté de nombreuses fois au théâtre dans différents pays, il me semble donc nécessaire de donner plus d'éléments sur cet aspect : dans les années 1970, les droits de représentations s'arrachent des deux côtés de l'Atlantique, ce n'est cependant qu'à partir des années 1980 que les adaptations sont crées, comme c'est le cas à Londres en 1981 à l'Ambassadors Theatre ou encore au Nederlander Theatre de New York en 1982.  La pièce a été jouée de nombreuses fois partout dans le monde et à récemment été mise en scène par Serge Hazanavicius et Bernard Yerlès au théâtre de l'Atelier. Cette adaptation a été un succès populaire et international qui dure depuis plusieurs décénnies.

   Une lecture en demi-teinte donc, mais qui ne m'empêchera sans doute pas de lire la suite qui se trouve dans ma PAL, La Duchesse de Bloomsbury Street ou de voir l'adaptation cinématographique si jamais l'occasion se présente.

 

Cettte lecture s'inscrit dans le cadre des lectures communes de Metaphore mais aussi auprès de deux challenges auxquels je participe : le challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will et le challenge "En scène 2013" chez Eimelle.

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19 juillet 2013

Gatsby le Magnifique, de Francis Scott Fitzgerald.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas posté de billet sur mon blog en raison du temps inespéré que nous avons en ce moment (quoi de plus normal pour un mois de Juillet qu'il y ait du beau temps, me diriez-vous ?) mais promis je vais essayer de me rattraper désormais !

 

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    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman qui a été dans toutes les conversations ce printemps en raison de l'adaptation cinématographique de Baz Luhrman : je parle bien évidemment de Gatsby le Magnifique avec Leonardo di Caprio dans le rôle-titre.

    Gatsby le Magnifique est le roman le plus célèbre de Francis Scott Fitzgerald de nos jours mais il faut savoir qu'au moment de sa parution le livre a connu un semi-succès en librairie. On peux aisément comprendre pourquoi.

    En effet, le roman commence très lentement, il ne se passe pour ainsi dire rien, ce qui peut facilement faire abandonner la lecture à beaucoup d'entre nous. Le lecteur attend un long moment avant de voir apparaitre le personnage de Gatsby et celui-ci n'est pas présenté sous son meilleur jour. De plus, le style lourd et pompeux de l'auteur n'arrange pas les choses car Fitzgerald se plait à nous faire languir avec des petits détails qui alourdissent le récit et qui n'apportent pas grand chose d'interessant à l'intrigue.

    En parlant d'intrigue justement, je l'ai trouvé assez classique : la liaison entre Gatsby et Daisy était déjà vue et revue depuis longtemps (cf: la Princesse de Clèves) et j'ai trouvé dommage que le roman se focalise essentiellement sur celle-ci car d'autres relations entre les différents personnages ont été à peine éffleurées par l'auteur et auraient méritées plus de développement selon moi. Je pense particulièrement à celle qui est la plus interessante à mes yeux : la relation Nick/Gatsby.

    En effet, les deux personnages ont une alchimie particulière : chacun est l'exact opposé de l'autre par leur situation sociale , leur passé mais ils sont également semblables par plusieurs aspects ce qui les rapprochent au fil du récit : ce sont les seuls personnages masculins qui ne soient pas antipathiques au lecteur et leurs relations avec les femmes semblent complexes ( Gatsby/Daisy et Nick/Jordan) et ils ont tout deux du mal à avouer leurs sentiments. De plus, malgré une certaine défiance au début du roman, Nick n'hésite pas à se qualifier "d'ami proche" de Gatsby à la fin du livre alors qu'ils ne se connaissaient pas si bien que cela, leur amitié s'est donc contruite de manière solide et rapide alors que tout les opposaient.

    En résumé, j'ai plutôt bien aimé ce roman de Fitzgerald car il traduit bien l'atmosphère new-yorkaise des années 1920, la description des lieux est précise et réaliste. J'ai trouvé l'intrigue est facile à suivre car assez classique mais un style d'écriture parfois pompeux m'a dérangé au début. Le couple Buchanan ne m'a pas plu et j'aurais préféré que le narrateur (Nick) soit plus actif, c'est à dire qu'il participe plus aux évènements et soit moins contemplatif sur ce qu'il se passe autour de lui. Gatsby le Magnifique est un classique de la littérature américaine qui est à lire pour parfaire sa culture littéraire et générale mais qui procure que peu de plaisir à la lecture car il reste en surface de son sujet. 


Ce billet me permet de valider plusieurs participations aux challenges auquels je participe : premièrement ce roman fait partit des "Romans cultes" de Métaphore, il fait partit du challenge "F.S.Fitzgerald et les enfants du jazz" chez Asphodèle et enfin grâce à ses différentes adaptations cinématographiques il fait également partit du challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will. Il est également pris en compte en tant que billet rétroactif pour le challenge de Bianca "Les 100 livres à lire au moins une fois".

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29 juin 2013

Harold et Maude, de Colin Higgins et adaptation de Jean-Claude Carrière.

   L'histoire d'Harold et Maude a été crée au début des années 1970 par Colin Higgins, un étudiant d'une école de   cinéma de Los Angeles, qui en fait un scénario pour Hollywood dont le film a été réalisé par Hal Ashby en 1971. Malgré un échec auprès de la critique, le film est devenu culte dans les campus américains et a recontré un grand succès.      

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   Fort de ce triomphe, Colin Higgins transforme le scénario en roman (c'est une novélisation). Ce roman fera, par la suite, l'objet d'une nouvelle adaptation, scénique cette fois-ci. C'est de cette adaptation dont je vais vous parler aujourd'hui.

La pièce est commandée par la célèbre compagnie de théâtre Renaud-Barrault à Colin Higgins qui collabore avec un jeune scénariste français, Jean-Claude Carrière, pour la transposition linguistique. 

Harold et Maude c'est une histoire d'amour pas comme les autres entre Harold, un jeune homme de 19 ans à l'imagination débordante pour trouver des mises en scènes maccabres et Maude "une princesse de 80 ans" originale et pleine de vie. Seulement voilà, cette relation n'est pas du goût de Mme Chasen, la mère d'Harold, une bourgeoise étriquée qui exerce une forte pression sur son fils pour qu'il se marie et devienne "un homme".

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Cette pièce drôle et émouvante clairement située dans les années 1970, modernise la comédie d'intrigue traditionnelle et fait échos à des thèmes toujours d'actualité. En résumé, une pièce moderne à découvrir le plus tôt possible ! 

 

 

 

Ce billet est ma 1ère participation au challenge d'Eimelle !

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