28 juillet 2014

Ostinato en vadrouille #7 : Lucrèce Borgia à la Comédie-Française, une mise en scène de Denis Podalydès.

Guillaume Galliène et Eric Ruf.

      Contrairement à mes habitudes concernant cette rubrique, je ne vais pas vous parler aujourd'hui d'une exposition ou d'un monument à voir absolument mais d'une représentation théâtrale. Pas n'importe laquelle néanmoins, puisqu'il s'agit de Lucrèce Borgia, dont je vous avais fait l'éloge il y a quelques temps. Magistralement interprétée par les comédiens de la troupe de la Comédie Française, ce drame romantique est cette fois-ci mis en scène par Denis Podalydès, sociétaire reconnu de la Maison de Molière.

     Guillaume Galliène interprète le rôle de Lucrèce Borgia, cette femme impie en quête de rédemption auprès de son fils, alors que la jeune Suliane Brahim joue le rôle de Gennaro. Les deux personnages principaux sont donc joués par des acteurs travestis. Ce choix audacieux de distribution peut créer la surprise chez le spectateur du XXIème siècle mais en réalité il s'incrit dans la pure tradition d'un théâtre plus ancien. En tous cas, les deux acteurs sont exceptionnels dans leurs rôles, plus particulièrement Guillaume Galliène qui transcende le rôle de Donna Lucrezia. Durant toute la durée de la pièce, on oublie totalement que le personnage féminin de la pièce est en réalité interprété par un homme ! 

     Les seconds rôles tels que le Duc Alphonse d'Este, l'époux de Lucrèce joué pour la dernière fois par l'exceptionnel Eric Ruf (qui va devenir l'Administrateur Général de la Comédie Française à la rentrée), ou encore Gubetta, le confident de Donna Lucrezia interprété par Christian Hecq (excellent, comme toujours !) sont loin d'être de simples faire-valoir, ils sont de véritables personnages de premier plan et apportent de la profondeur à la pièce grâce à la qualitée du jeu de ces grands acteurs. 

     En dehors du jeu des acteurs, la mise en scène de Denis Podalydès brille par la beauté des décors éllaborés dans les ateliers de la Comédie Française ainsi que par les costumes somptueux dessinés par Christian Lacroix. A la fois sobres et raffinés, ces derniers fascinent le spectateur par leur beauté. Quant aux décors, la grande gondole de la scène initiale et les différents fonds de scènes représentants tour à tour le ciel vénitien, le palais ducal ou encore le palais de la Princesse Negroni impressionnent et éblouissent le public tant il est rare de voir un visuel aussi riche et esthétique dans le théâtre moderne. L'ensemble est par ailleurs sublimé par le jeu des lumières composé principalement d'effets de clair-obscur, qui donnent un aspect visuel original. La musique est également soignée et correspond parfaitement à l'atmosphère de la pièce. Il y avait longtemps que l'on avait pas assisté à un spectacle de théâtre d'une telle ampleur et d'une telle qualitée !

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     Cette mise en scène de Lucrèce Borgia est désormais terminée, mais a bien entendue eu beaucoup de succès auprès du public, si bien que La Comédie Française a décidée de la rejouer pour la saison 2014-2015. On ignore pour le moment si la distribution sera identique en raison du changement de statut d'Eric Ruf au sein de la Maison de Molière, mais je vous conseille d'aller découvrir ou redécouvrir cette pièce qui m'avait déjà faite forte impression au moment de la lecture. La mise en scène ici retransmet parfaitement l'esprit du texte d'origine et est visuellement très belle à voir. Un grand spectacle comme on a malheureusement très peu la chance d'en voir actuellement.

 

Ce billet est une nouvelle participation au challenge "Théâtre" chez Eimelle.

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07 juillet 2014

Ostinato en vadrouille #6 : Exposition "L'art des super-héros Marvel" au Musée des Arts Ludiques.

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       Je vous avais déjà parlé du Musée des Arts Ludiques lors de ma visite de l'exposition inaugurale Pixar l'hiver dernier, mais aujourd'hui, je vais vous parler de ma visite de leur nouvelle exposition qui dure jusqu'au 31 août 2014 et qui est consacrée à "L'art des super-héros Marvel".

      Avec cette exposition, pour la première fois, les super-héros sont exposés dans un musée et reçoivent ainsi leurs lettres de noblesse de la part du monde de l'art. La philosophie du Musée des Arts Ludiques est donc totalement respectée puisque l'objectif premier de ce musée, lors de sa création, était de promouvoir les arts dits "mineurs" faisant partis de l'entertainment (le divertissement en français) qui jouissaient d'une faible reconnaissance de la part des acteurs du monde artistique. Les super-héros de l'écurie Marvel ont donc le droit à un espace où l'on peut découvrir ou redécouvrir leurs histoires, leurs modes de fabrication ainsi que leurs influence sur les autres arts (notamment le cinéma).

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     Comme toujours avec le Musée des Arts Ludiques, l'exposition est très riche en oeuvres et objets exposés, parfois jusqu'à l'excès, ce qui fait que la profusion des objets prend la place des explications nécessaires à la bonne compréhension des visiteurs qui ne sont pas spécialement érudits dans le domaine. Ce manque de notes et de panneaux explicatifs est selon moi le gros point négatif de cette exposition, sympatique au demeurant.

     Contrairement à l'exposition Pixar de l'hiver dernier, l'exposition Marvel comporte plus de contenu multimédias et plus particulièrement de vidéos. Ces documents sont pour la plupart des interviews inédites réalisées spécialement pour l'occasion. Beaucoup d'entre elles sont consacrées à Stan Lee, le co-créateur de nombreux super-héros Marvel avec Jack Kirby. Elles mettent en avant ses influences artistiques et culturelles et nous font part du processus de création des super-héros des années 1960 (Iron-Man, les Quatre Fantastiques, Hulk, Thor...) qui ont permis à Marvel de renouer avec le succès. Certaines vidéos originales prennent également en compte le point de vue de créateurs de BD européennes contemporaines tels que Zep (Titeuf) ou encore Joan Sfar (Le chat du rabbin, Aya de Yopougon...). Leur regard sur l'univers créé par Marvel est intéressant pour le visiteur car il permet de mettre en parallèle deux visions du même art, deux savoir-faire.

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    La dernière partie de l'exposition ne s'intéresse pas à l'aspect "Comics" de l'univers Marvel mais à l'aspect "cinématographique" qui prend de plus en plus d'importance dans la logique économique du groupe Marvel. Les adaptations cinématographiques des planches éditées au siècle dernier sont déjà conséquentes et le seront encore plus à l'avenir, c'est pour cette raison que de nombreux objets issus des films ont été exposés au Musée des Arts Ludiques. Ainsi, on peut y retrouver le bouclier de Captain America, le marteau de Thor, mais aussi (et surtout ;) ) le casque d'Iron Man ! Moins fournie au niveau des oeuvres exposées que la partie consacrée aux comics, cette partie possède néanmoins l'avantage de montrer le lien qui unit les deux formes d'expression que sont la bande-dessiné et le cinéma. 

    Malgré un manque d'explications des oeuvres, l'exposition "L'art des super-héros Marvel" reste une bonne exposition que je réserve néanmoins aux inconditionnels de cet univers. Les néophytes se sentiraient perdus face à ce flot de planches et de croquis préparatoires qui sont bruts de tout commentaires et de contextualisation.

Ce billet rentre dans le cadre du challenge "L'art dans tous ses états" chez Shelbylee.

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20 avril 2014

Ostinato en vadrouille #5 : Spécial Londres #3 : Exposition "Fashion Rules" au Palais de Kensington.

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      Ce billet concernant ma visite de l'exposition "Fashion Rules" au Palais de Kensington est le dernier billet de cette série "Spécial Londres". Après vous avoir distiller durant trois mois mes escapades londonniennes, je referme enfin le livre des souvenirs de voyages en attendant de repartir à nouveau pour une nouvelle destination. 

     Après vous avoir parlé d'un monument symbolique de la ville (le Shakespeare's Globe) et d'une attraction générationelle éphémère (les studios Harry Potter de Leavesden), je vais aujourd'hui vous parler d'une exposition temporaire qui fermera ses portes au mois de Juillet 2015. Il s'agit de l'exposition "Fashion Rules" qui se trouve au Palais de Kensington (là où habitent Kate et William ;) ). 

     Cette courte exposition qui dure environ une demi-heure, est consacrée comme vous vous en doutez à la mode, mais pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de la mode royale s'étirant sur trois décénnies et au travers de trois grandes figures de la monarchie britannique moderne. Ainsi au travers des robes de la reine Elizabeth II, de sa soeur la princesse Margaret et de l'iconique Diana, on voyage à travers le temps, des années 1950 aux années 1980.

    L'exposition se compose de trois salles, une pour chaque période. On y trouve à l'intérieur un panneau explicatif (uniquement en anglais), quelques robes du soir toutes plus belles les une des autres ainsi qu'une photo légendée montrant la princesse dans cette tenue et des magazines de mode de l'époque avec la tête couronnée en couverture. Cet composition traditionelle est agrémentée d'un équipement numérique assez fourni, puisque l'on peut trouver dans chaque salle un écran géant montrant des archives vidéos de chaque personnalitées ainsi que plusieurs tablettes numériques disséminées dans la salle et où l'on peut dessiner et créer des robes dans le style des robes royales.

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   L'exposition "Fashion Rules" est un complément à la visite du Palais de Kensington. Lors de l'achat du billet d'entrée vous avez accès à la visite du Palais (quelques salles du 1er étage qui n'ont aucun intérêt car tous les murs ont été repeints en vieux rose lisse, on ne voit plus les décors d'origines, ce qui donne un effet faussement romantique.) et à la présente exposition. C'est l'occasion de voir des tenues rarement exposées au public, notemment les robes de la reine Elizabeth dans les années 1950 qui sont d'une splendeur à couper le souffle. C'est d'ailleurs ma partie préférée de l'exposition.

 

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     Sinon si vous aimez la mode et les expositions qui en parlent, je vous conseille d'allez directement au Victoria et Albert Museum (V&A comme disent les Anglais) où le département "Mode" est très complet. Je l'avais visité lors d'un précèdent voyage dans la capitale britannique et il vaut vraiment le détour, tout comme l'ensemble du musée qui nécéssite plusieurs jours pour être vu entièrement.

  Je clôs définitivement ce premier chapitre "Spécial Londres" en attendant d'y retourner une prochaine fois. Néanmoins la rubrique "Ostinato en vadrouille" continue avec de nouveaux articles à venir sur l'exposition Marvel au Musée des Arts Ludiques et sur l'exposition "Le surréalisme et l'objet" au Centre Pompidou qui s'est terminée il y a quelques temps.

Ce billet rentre dans le cadre du challenge "L'art dans tous ces états" chez Shelbylee.

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07 avril 2014

Ostinato en vadrouille #4 : Spécial Londres #2 : Les studios Harry Potter de Leavesden.

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      A l'occasion de l'annonce de la sortie prochaine d'une nouvelle trilogie consacrée à l'univers d'Harry Potter (l'adaptation du livre Les animaux fantastiques), je vous propose aujourd'hui un billet consacré à ma visite des studios Harry Potter de Leavesden, effectuée en février dernier, où seront probablement tournés ces nouveaux films.

       Transformés depuis la fin du tournage de la saga en musée géant, les studios de Leavesden sont à réserver aux adeptes les plus assidus du sorcier à la cicatrice (ce qui est bien évidement mon cas !). En effet, le billet d'entrée est cher et les studios ne sont pas facile d'accès depuis Londres ( le métro puis le London Overground et enfin la navette qui mène aux studios), c'est un véritable parcours du combattant mais le résultat en vaut vraiment la peine.

      Dès l'arrivée dans les studios, le ton est donné dans la grande salle d'attente où des portraits géants des personnages de la série sont fixés et encadrent la pièce. On peut également apercevoir un des cinquante exemplaires de la maquette de la Ford Anglia volante utilisé dans le deuxième film. Après avoir loué un audioguide disponible en plusieurs langues (dont le français), on pénètre dans la visite à proprement parlé. 

       Et là, la magie opère directement, car on commence la visite par la Grande Salle où se déroulent les traditionels banquets. Le décor est magnifique, majestueux, on ne sait plus où donner de la tête tant il y a de choses à voir ! On est absorbé par la visite et on a des difficultés à quitter les lieux pour aller dans l'autre partie du studio.

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      Je regrette cependant que le début de la visite soit avec un guide "à l'américaine", c'est à dire qui parle sans cesse très fort et qui pousse les visiteurs dans la salle d'après pour rentabiliser le rendement de visites. Heureusement, la guide disparait dès la salle suivante, qui regroupe absolument TOUS les objets de la saga.

      C'est à ce moment là qu'on comprend qu'on ne quittera jamais cet endroit tant il y a à voir et à se souvenir. Le moindre objet est exposé dans les différents décors des films. On apperçoit ainsi entre autres, la salle commune de Gryffondor, le bureau de Dumbledore, la salle du cour de potion, le bureau de Ombrage ou encore une partie du Ministère de la Magie. A chaque partie du studios, l'audioguide fournit de nombreux renseignements ainsi que de nombreuses annecdotes de tournage. De plus, une multitude de petites vidéos consacrées à une partie de la création de la saga viennent compléter l'ensemble qui est également agrémenté de dessins préparatoires. L'audioguide est donc très complet et permet de parfaire ses connaissances sur les différents films.

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     Après avoir avoir déambulé durant plusieurs heures dans le premier studios, la seconde partie de la visite se situe en extérieur avec l'exposition du Magicobus, de la moto d'Hagrid et d'un autre exemplaire de la Ford Anglia. On peut également goûter la fameuse "Biérobeurre" consommée à la Taverne des Trois Balais de Prés-au-Lard. Pour l'avoir goûtée, je peux vous dire que c'est un jus de pomme gazéifié avec un goût de crème. C'est un goût original et inattendu, mais pas déplaisant pour autant. 

     La troisième et dernière partie des studios est consacrée aux différentes maquettes, masques de sillicone, statut des personnages à l'échelle... bref, tout ce qui est considéré comme "art plastique et technique". Une vidéo nous explique comment les techniciens ont éllaborés les masques des elfes de maison et des gobelins pour faire en sorte que les mouvements faciaux des acteurs soient retranscrits sur le masque. 

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    Après avoir vu une foule d'objets, nous pénétrons dans une nouvelle salle : les décors du Chemin de Traverse. Lorsque l'on y entre, on a réellement l'impression d'être dans le film, de jouer un rôle à part entière. C'est très impressionnant et cela procure une sensation inédite pour le visiteur. 

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     Puis la visite se conclu avec les croquis du château de Poudlard et puis avec bien sûr, la maquette complète du château qui a été utilisée tout au long de la saga pour réaliser les prises de vues larges en extérieur.

    Vous l'aurez compris, cette visite des studios de Leavesden m'a enchantée, elle m'a fait retomber en enfance et m'a rappelé le lien si particulier que j'entretenais avec la saga de J.K.Rowling depuis mon enfance. J'ai grandi avec les romans et les films, j'ai appris à lire grâce à Harry Potter et j'ai ainsi pu découvrir l'une de mes passions dans la vie grâce à cette saga. La visite de ces studios m'a donc fait ressentir des émotions particulières que je ne peux retranscrire avec quelques mots dans une chronique.

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       Je viens d'apprendre que les studios allaient fermer d'ici peu, sans doute pour commencer le tournage des nouveaux films. Je vous conseille donc, si vous avez l'occasion d'aller en Angleterre dans un avenir proche, de vous y rendre car vous ne regretterez pas, parole de Potteraddict !

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15 mars 2014

Ostinato en vadrouille #3 : Spécial Londres #1 : Le Théâtre du Globe.

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     Comme promis lors du bilan mensuel de février, je vais vous raconter les différentes visites que j'ai pu faire lors de mon séjour à Londres. Je vais ainsi commencer cette série de billets "Spécial Londres" de la rubrique "Ostinato en vadrouille" avec ma chronique sur ma visite du Théâtre du Globe afin d'honorer le challenge de Claudia Lucia consacré à Shakespeare où je viens tout juste de m'inscrire.

     Situé de l'autre côté de la Tamise, plus précisément dans le quartier de Bankside, Le théâtre du Globe que nous pouvons actuellement visiter n'est pas celui qui a été construit à l'époque de Shakespeare. C'est une reproduction fidèle à celui qui a brûlé en 1613, lors de la représentation d'une des dernières pièces de Shakespeare, en raison des canons utilisés en tant qu'effets spéciaux qui ont explosés.

     Plusieurs siècles ont passés et dans les années 1950, l'acteur américain Samuel Wanamaker, déçu lors de sa visite à Londres de ne voir qu'une simple plaque pour rappeler l'emplacement du théâtre, décide de récolter des fonds pour sa reconstruction. C'est ainsi qu'il mit plusieurs décénnies avant d'entamer la construction du théâtre, faute de moyens finnanciers suffisants. Malheureusement, Wanamaker mourut trois ans avant l'inauguration du lieux et aura porté ce projet toute sa vie sans en avoir l'apperçu final.

     Le rendu est absolument magnifique, l'atmosphère des théâtres élisabéthiens est parfaitement restituée. On a vraiment l'impression de se trouver dans le théâtre du XVIème siècle. La visite guidé proposée sur le site est très bien faite : riche et complète, elle se teinte d'humour british et la guide nous a racontée de nombreuses annecdotes. Toutes les parties du théâtre ont été expliquées : le lieux, les costumes, les accessoires, les pièces, les représentations de l'époque, les effets spéciaux... Pour ceux qui ne maitriseraient pas la langue de Shakespeare, le théâtre met également à disposition des audioguides disponibles en plusieurs langues (dont le français), mais vous n'aurez pas la partie "humour" de la visite.

     De plus, la visite du théâtre s'accompagne d'une exposition permanente située en intérieur, où l'on détaille les conditions théâtrales à l'époque de Shakespeare et sur la reconstruction du théâtre. On en apprend plus sur la création artistique à cette époque, les troupes de théâtre ou encore sur la figure de Samuel Wanamaker. Egalement très complète et agrémentée de vidéos ainsi que de nombreux objets, cette partie de la visite peut sembler superflue après la visite guidée mais elle ravirera les passionnés.

     Vous aurez compris que j'ai beaucoup apprécié cette visite du Shakespeare's Globe et je la conseille à tous les amateurs de théâtre en général, de Skakespeare plus particulièrement, mais aussi aux férus d'histoire des arts. La visite est facile d'accès pour le grand public car les explications sont simples et claires, elle peut donc se faire avec toute la famille.

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Ce billet est le premier de la série "Spécial Londres" et sera prochainement suivi de deux autres billets sur mes autres visites dans la capitale britannique. Il rentre également dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : le challenge "Shakespeare" chez Claudia Lucia, le challenge "Théâtre" chez Eimelle et le challenge "L'art dans tous ses états" chez Shelbylee.

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08 février 2014

Ostinato en vadrouille #2 : Exposition Astérix à la Bibliothèque Nationale de France.

   

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    C'est en lisant Astérix chez les Pictes en octobre dernier, que l'envie m'est venue de me replonger dans l'univers d'Astérix et ainsi un peu mieux connaitre son histoire. N'ayant entendu parler que très récement de l'exposition qui lui était consacré à la BNF, je me suis précipitée d'aller la voir avant la fermeture. Face à son incroyable succès (amplement mérité), la durée de l'exposition s'est allongée d'une semaine et a fermé ses portes le 26 Janvier 2014.

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   Je m'attendais, comme pour l'Exposition Pixar vue le mois dernier, à une visite assez courte mais néanmoins bien construite et constituées de nombreuses oeuvres. Quelle n'a pas été ma surprise en découvrant une exposition divisée en trois parties et retraçant absolument tous les éléments reliés de près ou de loin au petit Gaulois moustachu !

   La visite commence par une présentation attractive des deux auteurs originels, Goscinny et Uderzo, leur rencontre et leur premier projet commun avant la création de Pilote et d'Astérix. Puis, nous découvrons les sources historiques et artistiques qui ont imprégnées ce chef-d'oeuvre de la BD qui montre toute la portée satirique des planches du tandem Goscinny/Uderzo.

   Une fois que tout l'aspect consacré aux origines ait été développé, l'exposition centre l'attention sur chacun des personnages importants de la BD :Les deux héros bien sûr, mais aussi Idéfix, les différents membres du village, les camps romains entourant le village, César... On a ainsi une mine d'informations et d'annecdotes sur la création de chacun d'eux (Idéfix n'aurait pas vu le jour si les lecteurs n'avaient pas insistés). L'ensemble est très riche et très complet, on y trouve des planches d'origine, des notes manuscrites de Goscinny, des scénarii et même des pièces archéologiques ! (un chaudron en bronze ou encore un casque ailé en métal...). L'alliance des deux était intéressante car elle permettait de rapeller le lien que constitue la BD entre Histoire et humour.

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    Enfin, la troisième et dernière partie de l'exposition s'attache quant à elle à l'ampleur mondiale qu'à pris au fil des années Astérix. En dehors des très classiques couvertures d'albums en langues étrangères, on trouve plusieurs autres types de documents : des extraits d'interview, des unes de journaux d'époque, des produits dérivés divers et variés, des publicités, des photos du parc d'attraction et évidement des extraits des différentes adaptations cinématographiques (animées ou en prise de vue réelle). Heureusement, l'exposition ne fait pas qu'étaler tous ces objets, elle propose une analyse qui permet de mieux saisir les raisons de ce succès mondial. On a également pu voir des explications sur les différents types de comique présents dans les albums, les inspirations littéraires et cinématographiques... Bref, à la fin de la visite, on frise l'overdose et on irait presque dire que l'expos est trop complète  !

   Je suis vraiment admirative de l'ampleur du travail de recherche et d'analyse établit par les créateurs de l'exposition, l'ensemble était exceptionellement riche et bien documenté, c'était un véritable plaisir de déambuler dans les différentes allées. L'exposition était adaptée à tous les âges et comportait un véritable intérêt pour les amateurs, d'art, d'histoire et bien sûr de BD. Le succès est mérité et je ne peux que souhaiter d'autres expositions de ce type !

Ce billet est une nouvelle participation au challenge de Shelbylee "L'art dans tous ses états"

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31 décembre 2013

Ostinato en vadrouille #1 : Exposition Pixar au Musée des Arts Ludiques.

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    J'avais annoncé l'ouverture de cette nouvelle rubrique il y a quelques temps déjà, mais voici enfin le premier billet qui porte sur une exposition encore d'actualité : L'Exposition Pixar au Musée des Arts Ludiques qui a débuté le 16 Novembre 2013 et se termine le 2 Mars 2014.

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   Cette exposition temporaire est la première de ce nouveau musée ouvert en automne dernier. Crée il y a six ans au MoMa de New York, cette exposition a fait le tour du monde, elle s'est actuellement implantée en France et s'est enrichie de nouvelles oeuvres. Promue à force de panneaux publicitaires placardés un peu partout dans Paris, je me suis finalement laissée tentée...

    J'avais de nombreuses attentes au sujet de cette exposition, en tant que fan de Pixar et de cinéma en général, je m'attendais à ne nombreux extraits vidéos et d'explications sur la technique d'animation en 3D. J'ai été déçue de ce point de vue là, mais heureusement, le parcours était riche en story-board et autres croquis préparatoires sans oublier les sculptures en argile qui permettent de visualiser les personnages "en taille réelle". 

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    Tous les long-métrages Pixar ont été traités et j'ai apprécié qu'une partie de l'exposition est été consacrée aux court-métrages, qui sont la marque de fabrique des studios. On a ainsi pu découvrir l'envers du décor, l'immense travail fournit par l'équipe de création et de réalisation. On a beau se figurer le monde qui collabore autour d'un film, mais on se rend compte que nous sommes loin de la réalité, et c'est d'autant plus vrai pour les films d'animation Pixar. J'ai été étonnée par la quantité des moyens mis en oeuvre pour faire de chaque film, un bijoux d'inventivité et de technicité.

    On ressort de cette exposition admiratif de la rapidité, de la qualité et de la créativité des studios Pixar qui sortent chaque année un long métrage au cinéma en se renouvellant sans cesse, et en mettant la barre haute aux autres studios d'animation, tels que Disney ou Dreamworks.

    

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Ce billet est pris en compte en tant que billet rétroactif pour le challenge de Shelbylee "L'art dans tous ses états"

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