06 août 2013

1984, de George Orwell.

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    Edifiant. Je ne voit pas comment je pourrais commencer cette chronique autrement car c'est exactement le mot qui correspond au sentiment que j'ai éprouvé en fermant ce livre. Ce chef-d'oeuvre d'Orwell a été publié en 1948 mais pourtant j'ai la désagréable impression que l'auteur avait déjà deviné le déroulement probable de notre civilisation future. Et la polémique venue des Etats Unis récemment ne me contredit absolument pas. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les ventes de 1984 ont augmentées depuis la révélation de l'affaire d'espionnage du gouvernement américain...  

    Mais je m'égare un peu. 1984, est une dystopie divisée en 3 grandes parties. Tout d'abbors la première décrit le monde de Winston Smith : Océnia ainsi que son fonctionnement. C'est une partie principalement descriptive mais malgré tout essentielle pour la compréhension du roman.

    Ainsi, les habitants sont constamment observés grâce à des "télécrans" ( écrans qui en plus d'observer, enregistrent les moindes faits et gestes des habitants pour mieux les réutiliser après), mais également par les posters géant du grand chef suprème de l'Océnia : Big Brother ( d'où la célèbre phrase "Big Brother is watching you".) qui semble vous fixer à tous moments et suit vos moindres mouvements. Mais ce qui m'a le plus choqué c'est la délation faite par les membres d'un seul et même foyer. Ainsi en Océnia, les enfants sont conditionnés dès le plus jeune âge à espionner leur parents et les dénoncer en cas de crime de la pensée envers Big Brother ou le Parti. Car oui, la pensée est désormais contrôlable et peut également vous incriminer. Les gens ont ainsi perdu toute humanité et ce phénomène est encouragé par le Parti qui peut ainsi mieux contrôler la population.

    La seconde partie est finalement la partie la plus joyeuse de ce récit, grâce à la relation Winston/Julia, elle donne de l'espoir même si on sait au fond que nos espérences ne seront pas réalisables. Je ne veux pas trop vous en dévoiler sur la dernière partie car elle est incontestablement ma partie préférée. La démonstation faite par l'auteur est implacable et horrifiante. On est prisonniers de cette atmosphère glauque et rien n'est fait pour laisser au lecteur le moindre répit. Mais en dehors de cette atmosphère oppressante, Orwell nous fait part d'une réflexion sur le pouvoir des peuples à se diriger eux-même, sur la liberté, la révolution et la dictature. Comme dit au début de ce billet, c'est édifiant. La dernière page, quant à elle, vous scotchera sur votre siège (enfin moi je l'ai vécu comme ça) et vous fera piquer une petite déprime momentanée mais malgré tout nécessaire afin de mieux prendre conscience de votre situation. 

    Ce n'est pas un livre que l'on lit à la légère, au bord de la mer, il nous fait réfléchir sur notre société, sur l'humanité et des travers et ce, bien après qu'on l'ai refermé. C'est une lecture importante qui à mon avis devrait être faite au moins une fois dans sa vie. 1984 fait partit de ces livres à mettre entre toutes les mains pour faire prendre conscience que tout peut basculer, et pas vers le bon côté... Bref 1984 est ce que j'appelle "un immense coup de poing" et c'est un roman qui vous bouleversera, c'est pour cette raison que je vous le conseille sincèrement.

 

Ce billet est ma troisième participation au challenge "Romans cultes" de Métaphore. Il fait également partit du challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will en raison d'une adaptation cinématographique sortie en... 1984 ! Il est de plus pris en compte en tant que billet rétroactif pour le challenge de Bianca "les 100 livres à lire au moins une fois"

romans cultes blog   Challenge_La_litt_rature_fait_son_cin_ma_2013   challenge-des-100-livres-chez-bianca

 

 

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05 août 2013

C'est lundi que lisez-vous ? #2

Voici la deuxième édition de ce nouveau rendez-vous hebdomadaire dont le recap' se fait chez Galléane

Je vous fait un petit rappel des règles :

Chaque lundi, le blogueur ou la blogueuse répond à 3 petites questions dans un billet récapitulatif de ses lectures de la semaine.

1) Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2) Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

3) Que vais-je lire ensuite ? 

 Ce que j'ai lu la semaine passé :

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Comme prévue la semaine dernière, j'ai lu les Cinq leçons sur la psychanalyse de Freud pour des raisons scolaires. J'ai trouvé l'ouvrage assez didactique et pédagogique grâce à de nombreux exemples faisant échos à notre vie quotidienne qui permettent de bien comprendre les principes novateur de la psychanalyse. De plus la leçon mettant en place la question de la sexualité infantile m'a particulièrement impressionné car si on la replace dans son contexte historique, elle a dû énormément choqué et je pense qu'elle devrait en choquer certains aujourd'hui encore. Une bonne lecture, rapide et interressante mais ce n'est pas ce que je préfère lire.

Contre toute attente, j'ai fini le roman dystopique 1984 de George Orwell hier soir et le billet le concernant arrive demain (soyez au rendez-vous !). C'est une fois encore un type de roman que je n'ai pas pour habitude de lire mais il fait partit des classiques du genre avec notemment Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley. Je ne vous en dit pas trop aujourd'hui pour que vous ayez la surprise demain.

Ce que je lis en ce moment :

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Après une lecture assez sombre, j'avais besoin d'un peu de gaité et de légèreté que j'ai facilement trouvé grâce à La reine des lectrices d'Alan Bennett. Ce court roman met en scène la reine d'Angleterre Elizabeth II en proie à une nouvelle passion : la lecture. La situation est comique pour le moment mais je suppose qu'elle ne sera pas sans conséquences

Quant à Oedipe ou le roi boiteux d'Anouilh, je ne l'ai pas encore commencé mais il sera lu d'ici la fin de semaine et aura le droit à son petit billet sur le blog ;)

Ce que je vais lire ensuite : 

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Deux. Deux c'est le nombre de lectures scolaires qui me restent pour la rentrée. Un roman en VO de Doris Lessing intitulé The Fifth Child ainsi qu'une pièce de théâtre de Musset. A priori je n'aurai pas de déceptions mais on en est jamais à l'abris malheureusement. A lire donc.

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01 août 2013

Bilan mensuel n°1 : Juillet 2013.

    Après le bilan hebdomadaire qui a été inauguré ce lundi, je suis encore plus heureuse de vous annoncer que pour fêter le 1er mois d'existance du blog je crée un nouveau bilan ( le bilan c'est ma nouvelle passion) : le bilan mensuel !

   Désormais à chaque 1er jour du nouveau mois je fais une petite synthèse d'un mois de lectures toujours plus enrichissantes les unes que les autres. Nous sommes le 1er août, il est donc temps d'établir le bilan mensuel sur le mois de juillet 2013. C'est partit !

   Bien que publiés à la toute fin du mois de juin, j'ai tout de même décidé d'inclure mes deux premières lectures pour le blog : la pièce de théâtre Harold et Maude de Colin Higgins et adapté par Jean-Claude Carrière , et le roman Solibo Magnifique de Patrick Chamoiseau. Deux livres en tous points différents mais que j'ai beaucoup appréciés. Le premier est une comédie américaine contemporaine adapté d'un film culte et le second est un roman policier où l'intrigue prend place à Fort-de-France durant le Carnaval. Mais derrière l'enquête, l'auteur nous propose une réflexion sur la perte de la culture créole et de la tradition de l'oralité...

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    Passons maintenant aux lectures du mois de Juillet à proprement parler : tout d'abbors, un de mes livres préférés : Aliocha d'Henri Troyat, un roman autobiographique sur la vie d'un jeune russe ayant fuit la Révolution dans les années 1920 et souhaitant couper avec ses racines pour pouvoir mieux s'intégrer en France. Puis est venue la déception du mois : L'écume des jours de Boris Vian même si j'ai préféré le livre au film de Gondry. Ce classique a été rapidement suivit par un autre roman autobiographique qui m'a beaucoup touché par le thème abordé ( la Seconde Guerre mondiale)  : Un secret de Philippe Grimbert qui est un de mes deux coup de coeur de ce mois-ci avec La fille du puisatier de Marcel Pagnol que j'ai lu très rapidement et avec beaucoup de plaisir.

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    Cette lecture particulièrement estivale m'a laissée un goût de vacances dans la tête et j'ai difficilement pu enchainer avec un autre livre. Malgré tout, j'ai lu Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald dont on m'a dit le plus grand bien mais je n'ai pas été spécialement emballé par ce roman même si je n'ai pas détésté car j'ai trouvé que certains points étaient intéressants.

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    Nous sommes vers la fin du mois et j'ai reçu la fatidique liste de lectures obligatoire de mon lycée : 6 livres à lire pour la rentrée. Je n'ai pas voulu perdre de temps et j'ai tout de suite commencé avec Les caprices de Marianne d'Alfred de Musset. Cette pièce à été une très bonne surprise de lecture et m'a donné envie de lire l'autre pièce de Musset que je dois lire pour septembre : Lorenzaccio. Cependant, ma seconde lecture scolaire ne m'a pas convaincu : La mémoire désunie d'Olivier Wieviorka, un essai historique sur la sauvegarde de la mémoire collective de la Seconde Guerre mondiale, dont je ne ferai pas de billet sur ce blog, est un livre que je conseillerai aux passionés d'histoire ayant déjà de solides connaissance sur cette période, car ce n'est pas adapté au grand public.

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J'ai donc lu 9 livres ce mois-ci, un reccord ! Cela me fait donc un premier bilan bien chargé et j'espère pouvoir l'égaler au mois d'août...

 

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29 juillet 2013

C'est lundi que lisez-vous ? #1

    En ce lundi 29 Juillet 2013, je suis fière de vous annoncer que mon blog s'enrichi d'une nouvelle rubrique. Après l'index, la PAL et les récap' des challenges, je vous présente un nouveau rendez-vous hebdomadaire : "C'est lundi que lisez-vous ?"

Certe, la rubrique se trouve dans de nombreux blogs mais ayant trouvé l'idée bonne, je me suis dit : "Pourquoi pas moi ?" . Alors trève de baratin, laissez moi donc vous présenter les règles :

Chaque lundi, le blogueur ou la blogueuse répond à 3 petites questions dans un billet récapitulatif de ses lectures de la semaine.

1) Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2) Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

3) Que vais-je lire ensuite ? 

 

Ce que j'ai lu la semaine passée :

 

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    Cette semaine, j'ai joué les élèves studieuses en lisant 2 livres obligatoires pour la rentrée : premièrement du théâtre avec Les caprices de Marianne, d'Alfred de Musset, puis un essai historique d'Olivier Wieviorka intitulé La mémoire désunie : Le souvenir politique des années sombres de la Libération à nos jours.

    Autant j'ai particulièrement apprécié la pièce de Musset (mon avis complet ici) mais il se trouve que je n'ai pas été convaincue par le livre de Wievorka. Sans doute parce que je n'ai pas l'habitude de lire ce type de livres, que je n'ai probablement pas la maturité nécessaire, ou que l'angle étudié ne m'a pas interressé mais ce n'est pas un livre que je recommanderai contrairement aux Caprices de Marianne.

 

Ce que je lis en ce moment :

 

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    Encore une fois je joue la carte de l'élève sérieuse avec les Cinq leçons sur la psychanalyse de Sigmund Freud qui est obligatoire pour la rentrée mais je m'accorde une lecture personnelle que j'avais prévue il y a plusieurs mois mais que je n'avais pu faire faute de temps. Grâce aux vacances, le moment est venue et je dois dire que je ne boude pas mon plaisir ! Il s'agit de 1984, de George Orwell et j'avoue que pour le moment, le roman est très efficace et fait froid dans le dos... Avant même de l'avoir fini, je vous conseille ce roman culte (qui d'ailleurs fait partit de la liste du challenge de Métaphore) mais je pense que je ne l'aurais pas fini cette semaine mais surement la semaine prochaine.

Ma transition est toute trouvée pour vous parler de mes prochaines lectures :

Ce que je vais lire ensuite :

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Une fois que j'aurais fini 1984, je vais m'attaquer à du théâtre : Oedipe ou le roi boiteux d'Anouilh. J'ai beaucoup aimé pour le moment les pièces que j'ai lu de ce dramaturge ( Antigone, Médée, Le voyageur sans bagages) et j'espère que celle - ci sera du même niveaux que les autres. En plus ça me fera une participation en plus au challenge "En scène !".

Et vous que lisez vous en ce moment ? Vos lectures m'interressent !

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23 juillet 2013

Les caprices de Marianne, d'Alfred de Musset.

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     Et de un ! Les caprices de Marianne est ma première lecture scolaire obligatoire pour la rentrée et je dois avouer que l'obligation s'est très vite transformé en plaisir.

    Cette courte pièce en 2 actes raconte l'histoire d'un triangle amoureux napolitain : Coelio, Octave et Marianne.

    Coelio est un jeune homme de bonne famille qui est amoureux de Marianne, la femme du juge Claudio. Octave, le cousin de Claudio et meilleur ami de Coelio sert d'entremetteur entre Marianne et Coelio. Mais Marianne refuse de prendre un amant et décide de rester fidèle à son époux. Claudio, quant à lui est persuadé que Marianne a un amant et décide de  tuer ce dernier pour garder son honneur sauf. Mais peu à peu, Marianne, l'épouse fidèle tombe sous le charme d'Octave au détriment de Coelio...

   Cette pièce prend place dans la haute société napolitaine. Tous les personnages masculins représentent un personnage-type de théâtre et sont attirés par Marianne, l'unique personnage féminin qui a un rôle fédérateur.

 - Claudio, son époux, souhaite préserver son honneur en commandittant l'assassinat de l'amant qu'il soupsonne à sa femme. C'est le vieux barbon dans les comédies classiques, celui qui empêche la réunion des amants et qui représente le monde des adultes.

 - Coelio est l'amoureux transit qui est prêt à tous les sacrifices pour plaire à Marianne mais qui n'ose pas lui dire en face, il a besoin d'un entremetteur pour déclarer sa flamme à celle qu'il aime.

 - Octave, quant à lui, est l'entremetteur et confident de Coelio, il lui est loyal et fait tout ce qui est en son pouvoir pour unir son ami à Marianne, c'est l'équivalent du valet dans les comédies classiques ayant plus d'un tour dans son sac, tour qu'il ne maitrise pas toujours...

On pourrait penser en lisant ce résumé que Les caprices de Marianne est une comédie issue de la tradition classique, comme Musset himself l'affirmait. Or, il n'en n'est rien, car cette pièce qui commence comme une comédie se transforme peu à peu en tragédie. Cependant, certains moments de la pièce sont vraiment amusants : je pense notemment au dialogue entre Octave et Claudio, les deux cousins qui s'insultent copieusement à la taverne et qui apporte de la légerté à la pièce.

En tout cas, Musset est désormais un auteur qui ne restera plus très longtemps dans ma PAL, car j'ai beaucoup apprécié cette lecture du début jusqu'à la fin. Enfin, jusqu'aux fins car Musset se plait à clore ce "Spectacle dans un fauteuil" avec une fin alternative plus adaptée à une représentation scénique et qui est, à mon sens, meilleure et plus aboutie que la première.

 

Comment participer à un challenge sur le théâtre dans la catégorie Musset sans lire au moins une pièce de cet auteur ? C'est impossible et c'est aussi pourquoi ce billet est ma troisième participation au challenge "En scène !" d'Eimelle.

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19 juillet 2013

Gatsby le Magnifique, de Francis Scott Fitzgerald.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas posté de billet sur mon blog en raison du temps inespéré que nous avons en ce moment (quoi de plus normal pour un mois de Juillet qu'il y ait du beau temps, me diriez-vous ?) mais promis je vais essayer de me rattraper désormais !

 

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    Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman qui a été dans toutes les conversations ce printemps en raison de l'adaptation cinématographique de Baz Luhrman : je parle bien évidemment de Gatsby le Magnifique avec Leonardo di Caprio dans le rôle-titre.

    Gatsby le Magnifique est le roman le plus célèbre de Francis Scott Fitzgerald de nos jours mais il faut savoir qu'au moment de sa parution le livre a connu un semi-succès en librairie. On peux aisément comprendre pourquoi.

    En effet, le roman commence très lentement, il ne se passe pour ainsi dire rien, ce qui peut facilement faire abandonner la lecture à beaucoup d'entre nous. Le lecteur attend un long moment avant de voir apparaitre le personnage de Gatsby et celui-ci n'est pas présenté sous son meilleur jour. De plus, le style lourd et pompeux de l'auteur n'arrange pas les choses car Fitzgerald se plait à nous faire languir avec des petits détails qui alourdissent le récit et qui n'apportent pas grand chose d'interessant à l'intrigue.

    En parlant d'intrigue justement, je l'ai trouvé assez classique : la liaison entre Gatsby et Daisy était déjà vue et revue depuis longtemps (cf: la Princesse de Clèves) et j'ai trouvé dommage que le roman se focalise essentiellement sur celle-ci car d'autres relations entre les différents personnages ont été à peine éffleurées par l'auteur et auraient méritées plus de développement selon moi. Je pense particulièrement à celle qui est la plus interessante à mes yeux : la relation Nick/Gatsby.

    En effet, les deux personnages ont une alchimie particulière : chacun est l'exact opposé de l'autre par leur situation sociale , leur passé mais ils sont également semblables par plusieurs aspects ce qui les rapprochent au fil du récit : ce sont les seuls personnages masculins qui ne soient pas antipathiques au lecteur et leurs relations avec les femmes semblent complexes ( Gatsby/Daisy et Nick/Jordan) et ils ont tout deux du mal à avouer leurs sentiments. De plus, malgré une certaine défiance au début du roman, Nick n'hésite pas à se qualifier "d'ami proche" de Gatsby à la fin du livre alors qu'ils ne se connaissaient pas si bien que cela, leur amitié s'est donc contruite de manière solide et rapide alors que tout les opposaient.

    En résumé, j'ai plutôt bien aimé ce roman de Fitzgerald car il traduit bien l'atmosphère new-yorkaise des années 1920, la description des lieux est précise et réaliste. J'ai trouvé l'intrigue est facile à suivre car assez classique mais un style d'écriture parfois pompeux m'a dérangé au début. Le couple Buchanan ne m'a pas plu et j'aurais préféré que le narrateur (Nick) soit plus actif, c'est à dire qu'il participe plus aux évènements et soit moins contemplatif sur ce qu'il se passe autour de lui. Gatsby le Magnifique est un classique de la littérature américaine qui est à lire pour parfaire sa culture littéraire et générale mais qui procure que peu de plaisir à la lecture car il reste en surface de son sujet. 


Ce billet me permet de valider plusieurs participations aux challenges auquels je participe : premièrement ce roman fait partit des "Romans cultes" de Métaphore, il fait partit du challenge "F.S.Fitzgerald et les enfants du jazz" chez Asphodèle et enfin grâce à ses différentes adaptations cinématographiques il fait également partit du challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will. Il est également pris en compte en tant que billet rétroactif pour le challenge de Bianca "Les 100 livres à lire au moins une fois".

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14 juillet 2013

La fille du puisatier, de Marcel Pagnol.

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       La fille du puisatier est ma première incursion dans l'univers de Pagnol et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié car c'est vraiment ce que j'appelle "une lecture idéale pour l'été". En effet, dès les premières lignes, Pagnol réussit à nous plonger dans la Provence des années 1940, avec le soleil, le chant des cigales, l'ambiance villageoise, l'accent provençal... Bref, ça sent bon les vacances.Mais pas seulement.

En effet, La fille du puisatier est un livre "avé l'accent" qui traite de manière légère des thèmes forts qui m'ont beaucoup touchés et dont certains sont encore d'actualité.

 Pour celles et ceux qui ne connaissent pas spécialement l'histoire de La fille du puisatier, voici un petit résumé :

     "Pascal, le puisatier, est veuf. Cependant, entre son ami Félipe, également puisatier, et sa fille aînée, la sage Patricia, qui élève ses jeunes soeurs, il est un homme heureux. Mais Patricia faute avec un jeune officier de l'aviation et attend un enfant de lui. Ce qui aurait pu se résoudre par un mariage se complique lorsque que le bel aviateur est envoyé au front puis porté disparu..."

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    A travers une histoire assez classique de comédie dramatique, Pagnol reconstitue la France profonde durant la Seconde Guerre mondiale : la présence de l'armée dans les villages, la mobilisation des jeunes hommes valides, la réaction des familles à l'annonce de la mort d'un fils, les permissions, le souvenir de la guerre précédente par l'ancienne génrération...

    Malgré tous ces rappels de contexte, la vie suit son cours au village et bientôt, les histoires domestiques prennent le pas sur la guerre. En effet, lorsque Patricia annonce à son père qu'elle a fauté avec Jacques, le fils du "bazar Mazel", celui-ci ne la renie pas, et lorque qu'elle lui annonce qu'elle est enceinte, le puisatier ne la renie toujours pas. Cependant, au moment où ils vont s'expliquer avec les Mazel et que ceux-ci les rejettent, alors Pascal se sent déshonnoré et décide de bannir sa fille de chez lui.

C'est le sentiment de déshonneur qui détruit le bonheur de cette famille et seul le dénouement pourra faire basculer la balance...

En dehors de l'histoire, j'ai également apprécié l'efficacité des dialogues qui sont souvent drôles et par moments touchants, notemment lorsque Pascal est avec le bébé de Patricia. La plume de Pagnol traverse les époques avec une facilité déconcertante et arrive encore à toucher les jeunes d'aujourd'hui.

     La fille du puisatier est également un film de Marcel Pagnol réalisé en 1940 et qui sera son seul film durant la guerre, puis Daniel Auteuil en a fait un remake en 2011. Mais il a également été adapté au théâtre en 2010 par Jean Claude Baudracco.

    C'est grâce à cette dernière adaptation que ce billet est ma deuxième participation au challenge "En scène ! " d'Eimelle. Bon je vous l'accorde le lien est assez faible mais comme l'a si bien écrit Eimelle "On va dire qu'en tirant un peu cela va rentrer ! "

Ce billet est également prit en compte en tant que billet rétroactif pour mon challenge sur Marcel Pagnol. et il est aussi une énième participation au challenge de Will "La littérature fait son cinéma"

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12 juillet 2013

Des nouveautés dans ma PAL ! #2

Deux mois de vacances ça peut sembler long, il faut donc trouver des astuces pour faire passer le temps et pour ma part j'en ai trouvé une belle. Vous voulez savoir laquelle ? C'est très simple, il faut LIRE DES LIVRES ! Je suis donc allée faire un tour chez le libraire et voici mon butin :

 

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- Viou d'Henri Troyat.

- Histoire du monde en neuf guitares d'Erik Orsenna.

- Etoiles de Simonetta Greggio.

- La douceur des hommes de Simonetta Greggio.

- Mal de pierres de Milena Agus.

- De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen.

- L'enfer commence avec elle de John O'hara.

- La fille sur le coffre à bagage de John O'hara.

 

Voilà j'ai trouvé de quoi m'occuper mais le seul inconvénient est que ma PAL a prit un peu de poids ... 

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07 juillet 2013

Un secret, de Philippe Grimbert.

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          Un secret c'est l'histoire (romancée) de la famille de Philippe Grimbert durant la Seconde guerre mondiale vue à travers le prisme du jeune Philippe, adolescent à l'air maladif et qui est à l'exact opposé de ses parents,grands sportifs de longue date.

         Le roman débute par le récit du jeune Philippe, enfant unique, qui pour tromper la solitude, s'invente un frère qui est son opposé : grand, fort, puissant, sûr de lui et charmeur, comme son père avant lui. C'est également le récit sur son enfance dans la France d'après guerre des années 1950, sa vie à l'école, avec sa famille et avec Louise la voisine qui connait les Grimbert depuis toujours. Louise c'est aussi la seule amie de Philippe a cette époque, sa confidente, son unique soutien. Cependant, au fil des années, Philippe sent qu'on lui cache quelque chose sous ce miroitement de la famille idéale, un secret aux lourdes conséquences qui prouve l'existance de ce que Philippe a toujours désiré : un frère.

     Et c'est à ce moment là que roman devient interressant. En effet, après un début un peu longuet à mon goût, l'auteur rentre enfin dans le vif du sujet et on ressent toute l'ampleur de ce secret qui a changé cette famille du tout au tout. 

        Certains éléments du roman m'ont particulièrement touchée : le changement du nom de famille pour faire oublier les origines juives, le réniement de la foi par les parents du narrateur, les personnages de Louise et de Hannah, le destin tragique de cette mère et son fils, la quête de la vérité du narrateur...

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 J'ai trouvé que le roman restait trop en surface sur les deux parties du roman, cela manquait de developpement, la fin a d'ailleurs un effet "catalogue" d'évènements qui est assez déplaisant, cela manquait  de  détails sur les différentes  péripéties de la famille pour échapper aux Allemands, sur tous les personnages principaux. J'aurais aimé en savoir plus car le sujet était vraiment captivant. Il y avait encore sans doute matière à développer et je pense qu'un peu plus de longueur n'aurait pas été superflu.

  J'ai malgré tout aimé ce (trop court) roman en raison des thèmes abordés : la reconstruction psycologique après la découverte du passé famillial, le destin des familles juives durant la Seconde Guerre mondiale, la poursuite de l'existance malgré le deuil, la guerre, l'antisémitisme et les persécutions... Cette lecture a été captivante et je regrette de l'avoir finie aussi rapidement.

   De plus, j'ai appris que le réalisateur Claude Miller en avait fait un film avec notemment Cécile de France et Patrick Bruel ( comme vous pouvez le voir sur la couverture) et pour aller plus loin je pense qu'il serait interressant de le voir pour le comparer, par la suite, avec le roman de Grimbert.

Cette adaptation me permet d'inscrire ce billet au challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will ainsi qu'au challenge "Seconde Guerre Mondiale" chez Ollie sur Livraddict et que j'ai désormais repris.

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02 juillet 2013

L'écume des jours, de Boris Vian.

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    Je n'avais pas aimé le film de Gondry lorsque je suis allé le voir au cinéma mais allez savoir pourquoi je me suis décidée à lire le roman de Boris Vian. Je me suis dit que la magie qui m'avait échappée lors du film allait peut-être apparaitre dans la lecture. J'ai eu tord et cette première escapade dans l'univers de Vian m'a laissé de marbre.

    Chez Vian il n'y a pas de demi-mesure : tout est rose ( la naiveté et l'oisivité de Colin, l'amour entre lui et Chloé qui est rapidement suivi par un mariage...) ou tout est noir ( la descente aux enfers des personnages, la maladie de Chloé...), ce qui est, à mon avis, très lassant et très fade.

    L'histoire d'amour entre Colin et Chloé n'a pas su me toucher que ce soit dans le livre ou dans le film. J'avais trouvé que Audrey Tautou incarnait mal le personnage et cela m'a fait détester Chloé dans les deux versions. Cette relation m'avait semblée fade et peu profonde, j'avais trouvé que cela manquait de finesse par rapport à la relation entre Chick et Alise qui est tout en nuance et en contrastes. 

    Je pense être passé à côté de l'oeuvre et j'ai l'impression d'avoir raté un bon moment de lecture. En un mot comme en mille : Dommage.

 

Cette chronique est malgré tout "rentable" car elle me permet de valider quatre participations aux challenges auxquels je participe : la première au challenge " Boris Vian " de L'oeil qui fume, la seconde au challenge "romans cultes" chez Métaphore, la troisième au challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will (vous remarquerez que l'image est tirée du film de Gondry) et la dernière en tant que billet rétroactif pour le challenge de Bianca "Les 100 livres à lire au moins une fois".

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