01 février 2014

Bilan mensuel n°7 : Janvier 2014

     Nous sommes le premier jour du nouveau mois, il est donc temps d'établir un petit bilan du mois qui vient de s'écouler. Le premier mois de cette nouvelle  année a été synonyme de régime intensif pour ma PAL qui se déleste de 5 livres ce mois-ci !!! ( Mon inscription pour le plan Orsec 2014 y est peut-être pour quelque chose ...). Je suis ravie d'avoir ainsi pu faire des lectures variées et plaisantes qui ont été pour certaines de véritables coup de coeur. Voici le détail de ce mois de janvier :

    J'ai choisis de débuter l'année 2014 en lisant une BD de la dessinatrice de Charlie Hebdo, Catherine Meurisse, intitulée Mes hommes de Lettres. Cette lecture a été un gros coup de coeur, j'ai adoré cet album fabuleusement drôle et intelligent. J'ai appris de nombreuses choses à propos de notre histoire littéraire. Cet ouvrage m'a donné envie de lire davantage de classiques et de poursuivre ma lecture des albums de Meurisse avec Le Pont des arts qui est consacré aux peintres du XIXème siècle. Je vous le recommande.

    Ma deuxième lecture du mois a été un "pavé" de 700 pages écrit par Douglas Kennedy, La poursuite du bonheur, qui a été une agréable découverte du travail de cet auteur et m'a donné envie de lire un autre roman que j'ai de lui qui se trouve dans ma PAL: L'homme qui voulait vivre sa vie. J'ai apprécié le cadre historique et je me suis attachée à ces personnages aux sentiments complexes qui doivent faire face aux grands enjeux de leur temps.J'ai néanmoins regretté certains passages qui m'ont semblé superflus. Un livre agréable sans être un coup de coeur.

    Passons maintenant aux livres que je n'ai pas encore chroniqués : ils sont au total de trois et sont, une fois encore, très différents les un des autres. En janvier, un monologue de théâtre italien cotoit un roman biographique français et un roman policier anglais. Bref, c'est l'auberge espagnole !

    Lu dans le cadre d'une lecture commune avec Eimelle, Novecento: pianiste est le monologue de théâtre italien qui m'a permis de découvrir toute la poésie et le talent d'Alessandro Baricco. J'ai été charmée par l'histoire de ce pianiste n'ayant passé toute sa vie sur un bateau sans jamais toucher la terre. En outre, il m'a permis de valider plusieurs participations aux challenges auxquels je contribue. Le billet arrive bientôt.

    Lu dans le cadre du "Jacques a dit" du mois de Janvier chez Métaphore, Alabama Song est un roman biographique français ayant obtenu le prix Goncourt en 2007. J'ai beaucoup apprécié le style qu'a utilisé Gilles Leroy qui retranscrivait parfaitement l'état d'esprit de Zelda Fitzgerald. Bien qu'il ait reçu un accueil mitigé au sein de la blogosphère, j'ai aimé ce roman que j'ai lu d'une traite et j'espère lire prochainement un autre roman de Leroy (Zola Jackson est encore dans ma PAL).

    Il y avait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman de "La reine du crime" Agatha Christie. En lisant Le crime du golf, une des rares aventures de Poirot se déroulant en France, j'ai été ravie de retrouver les personnages que j'appréciais tant plus jeune, de retrouver cette ambiance et époque particulière désormais révolue. Une fois encore je me suis faite menée du bout du nez tout au long de l'enquête et j'ai été surprise lors du dénouement final. Une lecture qui donne envie de lire d'autres aventures du détective belge.

    Voici donc pour les lectures du mois de janvier. Cependant le premier mois de 2014 ne s'est pas résumé qu'en cela, puisque j'ai continué la rubrique que j'ai créée en décembre dernier, Ostinato en vadrouille qui relate mes expéditions en milieux artistiques (musées, expositions temporaires, galleries d'art...). Ce mois-ci je me suis précipitée à l'Exposition Astérix à la BNF avant la fermeture définitive qui a eu lieue le 26 janvier. Vous en saurez plus dans un prochain billet, promis !

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28 janvier 2014

La Poursuite du bonheur, de Douglas Kennedy.

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     La poursuite du bonheur est mon premier roman de Douglas Kennedy et j'avoue que je n'étais pas spécialement tentée lorsque Miss Sugar me l'a proposé dans le cadre du challenge "Choisir le prochain livre de ma PAL" en septembre dernier sur Livraddict, car j'étais rebutée par son aspect "pavé" et son côté "roman à l'eau de rose". Mais alors que j'en étudiais un court extrait en anglais cette année, l'envie m'est venue de lire ce roman dans son intégralité et de faire l'impasse sur mes préjugés.

     J'ai bien fait de me pas me fier à ma première impression, car contrairement à ce qu'on pourrait croire, La poursuite du bonheur n'est pas seulement une histoire d'amour, c'est aussi un livre qui utilise l'Histoire pour raconter le récit d'une vie, celle de Sara Smythe dans l'Amérique post-Seconde guerre mondiale. Au travers des personnages de Sara, Eric et Jack, on traverse l'Histoire récente des Etats-Unis: l'euphorie de la victoire est rapidement suivit par le trouble puis la tension au moment de la guerre froide, et le pays est au bord de l'hystérie collective au moment de "La chasse aux sorcières". 

     C'est durant cette période là que se concentre principalement le destin des personnages. En effet, "La chasse aux sorcières" est le moment propice pour faire réveiller de vieilles rancoeurs et dévoiler les secrets les plus inavouables aux yeux de tous. C'est ainsi qu'Eric, le frère de Sara et ancien communiste se trouve suspecté par la commission McCarthy chargé de débusquer "les agents de Moscou"...

     Le livre est écrit selon le point de vue de deux narratrices : Kate, une jeune femme vivant à notre époque et Sara. Autant j'ai été passionnée par les deux longues parties sur Sara qui occupent ainsi les trois quarts du roman, mais autant les deux parties de Kate ne m'ont pas franchement emballée. En effet, sa vie semble assez peu palpitante comparée à celle de Sara, j'ai trouvé que ces parties étaient superflues et ont un peu gâché l'ensemble général.

    J'ai néanmoins apprécié ce roman et regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt, il aurait été parfait pour cet automne. Ma lecture de La poursuite du bonheur me donne envie de lire d'autres livres de Douglas Kennedy, qui sans avoir une plume extraordinaire, a un style fluide et agréable. Il se trouve que j'ai un autre roman de lui dans ma PAL : L'homme qui voulait vivre sa vie

Cette lecture s'inscrit dans le cadre de plusieurs challenges : sur Livraddict le challenge "Choisir le prochain livre de ma PAL" et le Plan Orsec 2014 chez George.

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26 janvier 2014

Mes hommes de lettres, de Catherine Meurisse.

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    Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongée dans une BD, depuisAstérix chez les Pictes en fait. Quant à lire une BD aussi drôle et intelligente, c'est bien simple, je ne m'en rappelle plus ! Voilà comment qualifier Mes hommes de lettres de Catherine Meurisse, "drôle", "intelligent", et "trop court" aussi.

   "Intelligent" car c'est une BD qui donne envie de lire des classiques à ceux qui ne les apprécient pas et de les relire pour ceux qui les aiment. "Drôle" car les grands auteurs de notre littérature sont ici tournés en dérision mais toujours avec finesse. Et "trop court" car on tourne les pages à une vitesse folle et le temps passe trop vite et que... enfin bref vous avez compris l'idée.

   L'ouvrage est divisé par siècles (excepté le Moyen-Âge qui n'est qu'une seule partie), il commence donc avec le Moyen-Âge pour se finir au XXème siècle. Les auteurs représentatifs de ces périodes sont bien saisis par la célèbre dessinatrice de Charlie Hebdo et on passe un très bon moment de lecture. Par le biais de l'humour, Catherine Meurisse en profite pour insérer de nombreuses informations faisant partis de l'histoire littéraire ce qui fait que nous, lecteurs, apprenons tout en nous amusant.

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   On ne s'ennuie pas une minute à voir défiler sous nos yeux cet anthologie humoristique de l'histoire littéraire française. Evidement, certaines pages consacrées à certains auteurs sont plus drôles que d'autres (mention spéciale pour Corneille, Victor Hugo et le couple Sartre/Beauvoir qui m'ont bien fait rire !) même si en général, je trouve cet album très réussi. Je voulais aussi souligner la finesse de la scénariste/dessinatrice qui n'est pas tombée dans le piège le plus évident, lorsqu'elle a consacrée une de ses planche à Louis-Ferdinand Céline et qui a établie une habile transition avec le couple Sartre/Beauvoir. 

   Vous l'aurez compris, cet ouvrage est pour moi un véritable coup de coeur et j'ai envie de poursuivre ma découverte de cette talentueuse dessinatrice au travers d'un autre de ses ouvrages consacré aux peintres du XIX ème siècle intitulé Le Pont des Arts.

 

Ce billet rentre dans le cadre du nouveau challenge de chez George : le "Plan Orsec 2014" (Je pense que cet album devrait te plaire car il consacre toute une partie à George Sand ;) ), c'est également une participation au challenge "Le nez dans les livres saison 2" toujours chez George !

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14 janvier 2014

Le Lion, de Joseph Kessel.

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    Voilà un roman qui patientait depuis longtemps dans ma PAL ! Ayant quelques romans (Les mains du miracle, Une balle perdue et L'armée des ombres notament) de cet auteur dans ma bibliothèque, je me suis dit qu'il était grand temps de le découvrir, ne serait-ce que pour me faire une opinion. C'est donc à cette occasion que l'envie m'est venue de lire ce "chef-d'oeuvre". Il se trouve que je l'ai lu il y a un certain temps désormais, néanmoins je conserve encore quelques détails en ma mémoire et j'espère ainsi vous donner mon avis de la manière la plus fidèle possible.

    Le Lion est donc ma première incurssion dans l'oeuvre de Kessel et j'ai beaucoup apprécié le style d'écriture de l'auteur, qui est à la fois simple, fluide, et d'une certaine manière, assez élégant. Les pages se tournent à une vitesse incroyable, on est transporté dans cet univers majeusteux et révolu, devenu quasiment mythique de nos jours. Tout nous semble exotique et donne envie d'en savoir plus. Bref, voilà un livre qui pousse à la curiosité !

    L'intrigue se situe dans la savane kenyane au début du siècle dernier. Le narrateur, un français séjournant dans une réserve  tenue par un ancien braconnier anglais, découvre une incroyable et inhabituelle amitiée liant le lion, roi de la savane, à une mystérieuse petite fille. On découvre les lieux ainsi que leurs histoire sous le regard aventureux du narrateur. 

    L'auteur livre ici une peinture interéssante de la société coloniale anglaise de l'époque, on y découvre une facette assez peu décrite dans la littérature. Il donne une véritable psychologie à ses personnages (qu'ils soient humains ou un lion) mais le personnage de la petite fille me semble être le plus abouti. Sa relation privilégiée avec le lion en fait un personnage central de ce roman. Son ambivalence, son exceptionnelle maturité et son ouverture envers les populations autochtones (chose rare à cette époque) font d'elle un personnage moderne, différente des petites filles décrites à l'époque.

   Car en plus de décrire une exceptionnelle amitiée un lion et une enfant, l'auteur pousse plus loin la réflexion en mettant en avant l'absurdité et le rascisme omniprésent des lois coloniales, il pose ainsi la question sur la place et les conditions de vies des populations qualifiées "d'indigènes". Le roman est, de plus, très documenté sur les us et coutumes de ces populations, tout en respectant les différences culturelles entre les deux civilisations.

    Le Lion est donc une oeuvre enrichissante d'un point de vu culturel et humain, on en apprend plus sur les civilisations nomades vivants en Afrique. L'auteur n'en a néanmoins pas négligé l'aspect littéraire du roman car le style est agréable et la construction narrative est travaillée (la fin m'a beaucoup surprise... je ne vous en dirais pas plus !). Il m'aura permit de découvrir un auteur qui va sans doute entrer dans mon Panthéon personnel et qui en attendant me donne envie de lire d'autres de ses oeuvres.

Ce billet s'inscrit dans le cadre du challenge "Romans cultes" chez Métaphore mais aussi dans le cadre du challenge de Will "La littérature fait son cinéma" puisque le livre a connu une adaption cinématographique en 1962 par Jack Cardiff. C'est également une participation rétroactive au challenge de Nelcie sur Livraddict "A la découverte de l'Afrique".

romans cultes blog  Challenge_La_litt_rature_fait_son_cin_ma_2013  A la découverte de l'afrique

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08 janvier 2014

Northanger Abbey, de Jane Austen.

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    Northanger Abbey est un des romans les moins connus de Jane Austen, et c'est probablement pour cette raison que j'ai décidé de commencer mon exploration de l'oeuvre de cette célèbre auteure en le lisant en premier. L'essai a été concluant et me donne envie de poursuivre ma lecture des autres ouvrages, dont le célébrissime Orgueil et Préjugés.(qui se trouve dans ma PAL comme tous les autres romans d'Austen)

    J'ai trouvé de nombreuses qualitées à ce roman qui est constuit de façon originale pour l'époque (il a été publié en 1818). Composé de deux parties distinctes, ce roman est dans la première partie, une satire de la société anglaise du XVIIIè siècle qui prenait ses eaux dans la station balnéaire de Bath alors que la seconde partie est une véritable parodie d'un genre littéraire très en vogue à l'époque, le roman gothique. Dans les deux cas, l'humour, l'ironie et la caricature sont de mises et donnent une atmosphère particulière au roman et le place bien loin des standards de l'époque.

    Passons maintenant à l'intrigue principale du roman : Catherine Morland, une jeune fille naïve à l'imagination débordante, férue de romans gothiques et plus particulièrement des Mystères d'Udolpho d'Ann Radcliffe, accompagne ses voisins Mr et Mrs Allen à Bath, une célèbre station balnéaire. Elle y rencontre Isabella Thorpe, son frère John Thorpe, Eleonore Tilney ainsi que le frère de cette dernière, le charmant Henry Tilney. On suit tout au long de cette première et longue partie l'évolution des relations entre ces personnages, le déroulement sans grand intérêt de leur séjour à Bath entre bals, promenades, malentendus et commérages. Cette partie m'a semblé longue et assez pompeuse, même si j'ai senti de temps à autre de l'humour et une certaine ironie. Elle est néanmoins nécessaire pour annoncer la seconde partie qui est bien plus palpitante !

    Ainsi dans cette seconde partie, Catherine est invitée par les Tilney à séjourner dans l'Abbaye de Northanger (d'où le titre), un ancien monastère datant de l'époque gothique réaménagé depuis en domaine privé. Influencée par son imagination débordante et par sa lecture des romans gothiques, Catherine est persuadée de vivre une aventures digne des histoires d'Ann Radcliffe...

    Malgré un début d'intrigue long à se mettre en place, Northanger Abbey est un roman qui m'a plu par son humour, son ironie et son aspect novateur. En effet, Jane Austen écrit les premières pages de son roman dans un style particulier qui change totalement des descriptions habituelles. De plus, elle entame une réflexion sur le roman et son rôle sur les lecteurs en choisissant une héroïne envahie par ses lectures, qui ignore ainsi la réalité et les subtilitées des relations humaines et de la vie sociale car son rapport à la vie réelle est biaisé par son expérience avec la littérature féminine.

    Ce roman m'a en tout cas permit de découvrir l'univers de Jane Austen et de poursuivre mon exploration en lisant ses autres oeuvres mais il m'a aussi donné envie de le roman fétiche de Catherine : Les Mystères d'Udolpho d'Ann Radcliffe. 

Ce billet est ma première participation au challenge "Littérature Britannique Victorienne" chez Chasse-mouche sur Livraddict ainsi qu'au challenge d'Iluze sur Livraddict intitulé "Fant'classique".

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06 janvier 2014

Des petits nouveaux pour faire grossir ma PAL.

    Je reconnais que lorsque j'entre dans une librairie, j'en ressors très rarement les mains vides et cette fois-ci ne fait pas exception ! Je plaide coupable et je ne regrette pas du tout mes achats. Je n'ai qu'une hâte : les lire au plus vite !

    Aujourd'hui, 5 livres sont tombés tout seuls dans mon panier (enfin...presque !) : 4 romans et un monologue dont je vous fait tout de suite la présentation, même si je suis sûre que vous le connaissez déjà.

    Il s'agit du célèbre monologue théâtral de l'auteur italien Alessandro Baricco, Novecento : pianiste, que j'avais repéré l'année dernière sur Livraddict. Le livre est en soi très court mais il est, si j'en crois l'avis des blogueurs, superbe. Je l'ai également acheté car il entre en compte dans plusieurs challenges auxquels je participe. Un achat utile, donc !

    Dans les romans que je me suis procurées, je me suis rendu compte que j'avais réalisé, par inadvertance, un "mini" hommage à Doris Lessing qui nous a quitté depuis peu et dont j'avais lu le roman The Fifth Child cet été. J'ai choisi deux de ses romans pour grossir les rangs de ma PAL (qui n'en avait pas vraiment besoin):

    J'ai choisi la suite de The Fifth Child, Le monde de Ben que j'ai acheté en français, contrairement au précédent que j'avais acheté en version originale. Dans ce roman, Ben (le cinquième enfant) a désormais dix-huit ans et erre seul dans les rues de Londres, jusqu'à ce qu'il soit embauché en tant que cobaye dans un laboratoire douteux. On suit son parcours aventureux et on en apprend enfin plus sur sa psychologie. 

    Le second roman de Doris Lessing est un court roman de 124 pages, Victoria et les Staveney, un récit où l'auteur traite des thèmes qui lui sont chers : le racisme, l'étude des sentiments et de la bassesse humaine, au travers de l'opposition entre Victoria, une femme noire issue d'un milieu modeste et les Staveney, une riche famille blanche qui s'immisce dans l'éducation de Mary, la fille de Victoria.

    Les deux autres romans sont d'auteurs français, mais ils abordent des thèmes totalement différents : le premier, Américain,Américain, d'Hubert Prolongeau est un roman s'inspirant de faits historiques réels : Elia Kazan, cinéaste de génie et anticommuniste, dénnonce dans les années 1950 certains de ces amis communistes à la commission McCarthy. A partir de cet acte, le réalisateur trouve l'inspiration pour ses plus grands films. Le livre, à travers le destin parallèle du narrateur, décrit "l'âge d'or" d'Hollywood mais interroge aussi le lien entre génie et bassesses morales. 

    Le second, quant à lui, est une aventure rocambolesque sur un Stradivarius qui a été dérobé lors d'un concert à New York en 1936. Dans Tribulations d'un Stradivarius en Amérique, Frédéric Chaudière raconte l'histoire incroyable de ce violon mythique depuis la taille du bois pour le concevoir trois ans auparavant jusqu'à nos jours. Un récit qui a l'air plaisant et qu'il me tarde de découvrir.

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04 janvier 2014

Bilan mensuel n°6 : Décembre 2013.

      Ce qui devait arriver arriva, 2013 laisse (enfin) sa place à 2014, l'heure est donc aux bilans et autres mises au point en général. Il a pleins de choses à dire pour ce billet : tout d'abors, il marque l'anniversaire des six mois de ce blog, que le temps passe vite !

      Pour fêter cet anniversaire dignement, j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle rubrique centrée sur les expositions et les musées que j'aurais visité et je vous donnerai mon avis dessus, je l'ai nommé "Ostinato en vadrouille" et vous pourrez la consulter sur le menu central. Le premier billet est paru à la fin de décembre et porte sur L'exposition Pixar au Musée des Arts Ludiques de Paris. J'espère que cette initiative vous plaira autant qu'à moi !

      Puis, ce billet est censé répertorier les lectures effectuées ce mois-ci. Elles sont peu nombreuses il faut bien l'admettre, car entre révisions, fêtes de fin d'années et tentatives illusoires de rattrapper mon retard de chroniques sur le blog, je n'ai eu que peu de temps à me consacrer à la lecture. Néanmoins, j'ai trouvé le temps de lire deux livres :

      Le premier est un court essai écrit sous la forme d'un dialogue entre l'auteur, Régis Debray, et sa fille sur des questions essentielles à propos de la République Française et son fonctionnement. Ecrit de manière simple, lisible et compréhensible par tous, La République expliquée à ma fille est un petit ouvrage qui permet de mieux comprendre le pays dans lequel nous vivons. Je le conseillerai pour des adolescents bientôt en âge de voter, afin qu'ils connaissent le sens de ce droit (et devoir). Comme c'est une lecture scolaire, je n'en ferai pas un billet de lecture spécifique.

      La deuxième lecture est une envie profonde que j'avais depuis quelques temps sans jamais l'assouvir. Le pas est désormais franchi, j'ai enfin lu mon premier Jane Austen en commençant par sans doute un de ses romans les moins connus, Northanger Abbey. J'ai été sous le charme de ce style qui a traversé les époques et est resté intact jusqu'à nos jours. J'ai apprécié la parodie des romans gothiques, l'humour et l'ironie dans ce roman qui apportent un second degré nécessaire face au romantisme débordant. Une lecture sympatique qui me donne envie de lire les autres romans de Jane Austen qui sont dans ma PAL.

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     Voilà pour ce petit bilan de fin d'année, nous sommes désormais en 2014 et je vous réserve de nombreuses surprises pour l'année à venir et surtout des chroniques ! En attendant, je vous souhaite une excellente année 2014 qui sera, je l'espère, une année propice à la lecture ! 

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31 décembre 2013

Ostinato en vadrouille #1 : Exposition Pixar au Musée des Arts Ludiques.

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    J'avais annoncé l'ouverture de cette nouvelle rubrique il y a quelques temps déjà, mais voici enfin le premier billet qui porte sur une exposition encore d'actualité : L'Exposition Pixar au Musée des Arts Ludiques qui a débuté le 16 Novembre 2013 et se termine le 2 Mars 2014.

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   Cette exposition temporaire est la première de ce nouveau musée ouvert en automne dernier. Crée il y a six ans au MoMa de New York, cette exposition a fait le tour du monde, elle s'est actuellement implantée en France et s'est enrichie de nouvelles oeuvres. Promue à force de panneaux publicitaires placardés un peu partout dans Paris, je me suis finalement laissée tentée...

    J'avais de nombreuses attentes au sujet de cette exposition, en tant que fan de Pixar et de cinéma en général, je m'attendais à ne nombreux extraits vidéos et d'explications sur la technique d'animation en 3D. J'ai été déçue de ce point de vue là, mais heureusement, le parcours était riche en story-board et autres croquis préparatoires sans oublier les sculptures en argile qui permettent de visualiser les personnages "en taille réelle". 

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    Tous les long-métrages Pixar ont été traités et j'ai apprécié qu'une partie de l'exposition est été consacrée aux court-métrages, qui sont la marque de fabrique des studios. On a ainsi pu découvrir l'envers du décor, l'immense travail fournit par l'équipe de création et de réalisation. On a beau se figurer le monde qui collabore autour d'un film, mais on se rend compte que nous sommes loin de la réalité, et c'est d'autant plus vrai pour les films d'animation Pixar. J'ai été étonnée par la quantité des moyens mis en oeuvre pour faire de chaque film, un bijoux d'inventivité et de technicité.

    On ressort de cette exposition admiratif de la rapidité, de la qualité et de la créativité des studios Pixar qui sortent chaque année un long métrage au cinéma en se renouvellant sans cesse, et en mettant la barre haute aux autres studios d'animation, tels que Disney ou Dreamworks.

    

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Ce billet est pris en compte en tant que billet rétroactif pour le challenge de Shelbylee "L'art dans tous ses états"

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30 décembre 2013

Lorenzaccio, d'Alfred de Musset.

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    Pour cette dernière chronique littéraire de l'année 2013, nous allons retrouver un auteur qui nous est familier puisque je vous en ait déjà parlé sur ce blog au travers d'un billet sur la pièce Les caprices de Marianne. Il s'agit, vous l'aurez compris, d'Afred de Musset, le dramaturge tourmenté que croisons de nouveau grâce à son chef-d'oeuvre, Lorenzaccio.

   Lorenzaccio est une pièce que je connais bien pour l'avoir étudié en profondeur depuis six mois durant mes cours. Je l'avais lu une première fois au mois d'août et mon avis avait été assez négatif. Ce n'est qu'en travaillant dessus que j'ai réussi à saisir les subtilitées et la beauté de cette pièce qui n'est pas facile d'accès pour un lecteur en manque d'expérience. Néanmoins, comment ne pas s'émerveiller devant la description faite par l'auteur de cette "scène historique" où les intrigues de pouvoir et les passions se déchainnent ? La magie du style de Musset a encore opéré sur moi et rend le récit de cette pièce noire et cynnique plus agréable.

    Contrairement aux Caprices de Marianne où l'intrigue était volontairement resserrée et le nombre de personnages réduit au maximum, Lorenzaccio est une pièce qui a été sciement écrite de façon à ne pas être représentable sur scène. C'est ce qui fait son originalité face à la profusion de pièces qui étaient créés à cette époque (ah ! l'époque romantique...), car en mettant en oeuvre tous les moyens possible pour que sa pièce soit impossible à représenter, Musset dénature le concept ancestral de la représentation théâtrale et s'oppose ainsi à tous les codes de son époque.

    Quant à l'intrigue, elle est complexe et multiple car dans cette Florence du XVIè siècle où les Médicis sont au pouvoir, Lorenzo, le favori du Duc de Florence et allié de débauche, doit accomplir sa destiné, c'est-à-dire assassiner le Duc Alexandre, pour se purifier de cette vie de débauche qui est la sienne et retrouver son innocence qu'il avait dans sa jeunesse. Mais le crime peut-il redonner la vertu que l'on a perdue par l'excès et les différents vices ? Au même moment, alors que Lorenzo doit faire face à sa conscience, la marquise Cibo doit quant à elle, faire face à son beau-frère le cardinal qui a apprit sa liaison extra-conjugale avec le Duc Alexandre, et souhaite l'utiliser à des fins personnels et politiques. Au milieu de ces deux intrigues, une troisième se dégage : les bannis de la ville se rallie à une puissante famille florentine, les Strozzi, qui symbolisent l'opposition au pouvoir du Duc. Une révolution est en marche mais un évènement inatendue en bouleversera le cours...

    La multiplicité des intrigues permettent de mettre en avant deux personnages qui m'ont beaucoup touché, Lorenzo et la marquise Cibo qui sont tous deux victimes de leurs situations, de leurs idéaux et... de leurs relations. Ils ont une personnalitée complexe et une fragilité qui est attachante car ils sont les premiers touchés de l'image qu'ils renvoient auprès des autres personnages.

    Il n'y a malheureusement pas assez d'un billet pour vous parler de manière complète cette pièce à la fois magnifique et complexe. Elle n'est pas à la portée de tous et possède une forte symbolique qui nécessite de bonnes bases littéraires au préable, c'est ce qui m'avait fait défaut il y a six mois et m'avait fait passer à côté de ce chef-d'oeuvre. Je vous la conseille cependant car elle aborde de nombreux thèmes passionnants.

 

Cette dernière chronique littéraire de l'année est mon dernier billet pour le challenge "En scène 2013 !" chez Eimelle mais est aussi une participation au challenge "Il Viaggio" toujours chez Eimelle

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29 décembre 2013

Le voyage de Monsieur Perrichon, de Eugène Labiche.

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    Après vous avoir parlé hier d'une pièce qui nous est contemporaine, Le Paquet de Philippe Claudel, je vais vous parler aujourd'hui d'une pièce beaucoup plus classique qui s'inscrit dans la pure tradition des comédies de Molière. Il s'agit de la fameuse pièce d'Eugène Labiche, Le voyage de Monsieur Perrichon.

    Cette comédie du XIXè siècle raconte les aventures de Monsieur Perrichon, un bourgeois prospère du Second Empire, parti en voyage en Suisse avec sa femme et sa fille Henriette. Cependant, Henriette a fait chavirer les coeurs à deux prétendents qui la suivent, elle et sa famille, tout au long du voyage pour la demander en mariage à son père. Ce périple entrainne évidement quelques péripéties et rencontres en tout genres qui changeront à jamais Monsieur Perrichon...

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    Dans cette pièce, Labiche se positionne comme l'héritier naturel du grand Molière. En effet, tout comme dans Tartuffe et Le Bourgeois Gentilhomme, le dramaturge allie ici la comédie d'intrigue (le triangle amoureux entre Henriette et ses prétendants), l'étude de la bourgeoisie ainsi que l'étude du caractère du personnage principal. Monsieur Perrichon est un personnage à l'image de ces "nouveaux bourgeois" du Second Empire : vaniteux et lâche bien qu' il soit au premier abord sympatique. Mais c'est surtout son ridicule et son aspect burlesque qui interressent Labiche car ils lui permettent, à travers le rire, de critiquer les moeurs des grands de son époque... tout comme un certain Jean-Baptiste Poquelin en son temps. 

    J'avais beaucoup aimé cette pièce lorsque je l'avais lue une première fois étant plus jeune et je me suis rendue compte lors de cette récente relecture m'a permis de mieux savourer encore les répliques ciselées et les situations comiques de ce texte. J'ai ri de bon coeur plusieurs fois et le sourire ne me quittait pas un instant. J'apprécie beaucoup cette pièce et n'hésite pas à la placer dans mes "coup de coeur". Je vous la recommande donc chaudement si vous ne l'avez pas encore lue et j'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à sa lecture.

 

    Ce billet s'inscrit dans le challenge "En scène 2013" chez Eimelle et sera mon avant dernier billet pour ce challenge cette année. Car si le rideau de 2013 ne va pas tarder à tomber, 2014 sera bientôt sous le feux des projecteurs et c'est avec plaisir que je vous annonce ma réinscription à ce challenge théâtral pour sa nouvelle saison.

CategorieRacine

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