28 décembre 2013

Le Paquet, de Philippe Claudel.

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    Il y avait longtemps que je n'avais pas parlé de théâtre sur ce blog, c'est désormais chose faite avec cette chronique sur Le Paquet de Philippe Claudel. J'ai lu cette courte pièce au mois d'octobre mais je n'en parle qu'aujourd'hui, veuillez, s'il vous plait, excuser mon inexcusable retard !

    Le Paquet de Philippe Claudel est la première oeuvre que je lis de cet auteur et je dois avouer que je n'ai pas été déçue : cette pièce est originale tant dans sa forme que dans son fond car elle nous amène à nous poser de nombreuses questions : Qui est cet homme ? Que cherche-t-il ? Pourquoi possède-t-il un paquet et que contient ce paquet qu'il tient si près de lui ?  

    Avant de parler plus précisément de l'oeuvre, voici quelques mots sur l'intrigue pour que vous puissiez vous situer : Un homme tient contre lui un paquet auquel il semble attacher de l'importance, mais que peut-il bien contenir ? Le cadavre de sa femme qu'il aurait assassiné ou les espoirs de toute une vie ?

    La pièce se situe dans la lignée du théâtre de l'absurde. Contrairement à d'autres pièces qui miseront sur des dialogues entre différents personnages, ici le texte est un monologue qui s'étend sur toute la pièce, l'auteur créé une atmosphère particulière, qui semble lourde, pesante et froide. On a l'impression d'une forte solitude de la part de cet homme dont on ne sait rien. Cependant l'unique personnage sur scène ne semble pas si seul que cela, puisque le paquet est omniprésent, il occupe l'espace, les pensées, les réppliques, il concentre toutes les attentions à son égard.

    Innévitablement, le lecteur se pose la question de savoir ce que contient ce paquet et pourquoi est-il si important pour cet homme marqué par la vie et par le contexte socio-politique actuel comme on peut le lire dans la pièce. Car c'est cet élément qui rend le texte si particulier, on se sent proche de cet homme rongé par le doute car nous avons les mêmes angoisses que lui, nous faisons parti de même monde, il exorcise nos craintes et nos angoisses. Le paquet serait-il le symbole de tout cela ? 

    J'ai beaucoup apprécié cette pièce qui m'a fait réfléchir sur certains aspects de notre société, le personnage semble au premier abord mystérieux mais on est très rapidement en emphatie avec lui lorsque l'on en apprend plus pour lui. Le dénouement m'a semblé inattendu mais convenait parfaitement à la pièce.

    En un mot, je vous conseille de lire cette courte pièce et pour ma part je vais sans doute m'aventurer un peu plus loin dans l'oeuvre de Philippe Claudel en esseyant de me procurer (et de lire !) La petite fille de Monsieur Linh et Le rapport Brodeck.

 

Ce billet s'inscrit dans le challenge "En scène ! 2013" chez Eimelle.

CategorieRacine

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18 décembre 2013

Bilan Mensuel n°5 : Novembre 2013.

     Mieux vaut tard que jamais, voici un bilan express de mes lectures du mois de novembre. On est plus proche du bilan du mois de décembre que celui de novembre mais qu'importe !

     Novembre fera en plus office de "vache maigre" puisque seulement trois lectures ont été effectuées ce mois-ci et deux d'entre elles feront l'objet d'une chronique, la troisième n'ayant pas grand intérêt sur ce blog.

   Commençons avec le livre qui sera privé de billet : Manifeste ! La connaissance libère. rédigé par un collectif d'universitaires, de sociologues, d'historiens, de politistes, de chercheurs et d'ethnologues. Edité aux éditions du Croquant, ce manifeste contre la disparition de la sociologie dans l'enseignement et la baisse des moyens attribués aux chercheurs en sciences humaines, m'a laissé de marbre. Bien que court (une soixantaine de pages), la lecture m'a semblée longue et répétitive ( L'utilité de l'inutile de Nuccio Ordine lu le mois dernier abordant peu ou prou les mêmes thèmes m'a semblé plus intéressant). A éviter sauf si la question vous intéresse.

    La seconde lecture est un roman de John O'Hara, le "Balzac américain" selon les critiques, intitulé La fille sur le coffre à bagages. Ce roman de 125 pages se situe à New York pendant la Prohibition, James Malloy, un attaché de presse dans une société de production de cinéma, se lit à la star en perte de vitesse Charlotte Sears. Cette relation inattendue décrite tout en finesse va faire face à un terrible évènement. L'auteur décrit à la perfection cette société pleine de désillusions et regrets, où les apparences sont reines et où les drames souterrains font plus de dégâts qu'on pourrait le croire...

    La troisième et dernière lecture de ce mois de Novembre est une pièce de théâtre, il s'agit de la fameuse comédie d'Eugène Labiche Le voyage de Monsieur Perrichon, une comédie de moeurs révélatrice de son époque (la vie des bourgeois durant le Second Empire) qui chasse les idées noires et nous fait passer un bon moment même si son dénouement est assez convenu. Une (re)lecture sympathique pour oublier la grisaille ambiante...

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Voilà pour le bilan du mois de Novembre, à bientôt pour de nouvelles lectures !

logobilmens

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11 décembre 2013

Il y a un temps pour tout, surtout pour les challenges !

   C'est bien connu, quand on aime on ne compte pas. C'est pourquoi j'ai décidé de rajouter trois nouveaux challenges à la longue liste de challenges déjà en cours. Je vous fait les présentations :

   Le premier challenge se trouve sur Livraddict, il s'agit du "Challenge Littérature britannique victorienne" lancé par Chasse-mouche au mois de novembre. Le but du challenge est simple : lire des oeuvres littéraires de cette époque (tous les genres sont acceptés). Il existe plusieurs catégories dont les noms s'inspirent des personnages célèbres de cette littérature : j'ai pour ma part choisit la catégorie "Dorian Gray" de 4 à 6 livres. Ce challenge est cependant LIMITE DANS LE TEMPS et s'arrête le 2 NOVEMBRE 2014. Pour vous inscrire si vous le souhaitez c'est ICI et vous trouverez ci-dessous le logo du challenge.

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   Le deuxième challenge se trouve également sur Livraddict, et est consacré à un auteur en particulier. Il s'agit du "Challenge Victor Hugo" organisé par Lemillefeuilles. Le but de challenge est simple également : découvrir ou redécouvrir les oeuvres de ce grand écrivain. Tout comme le premier, il existe plusieurs catégories à ce challenge et j'ai décidé de me lancer sur la catégorie "Les classiques ne me font même pas peur" où il faut lire 2 romans minimum et 1 texte au choix (théâtre, poésie...). Ce challenge est aussi LIMITE DANS LE TEMPS et s'arrête le 31 DECEMBRE 2014. Pour vous inscrire c'est ICI et je vous propose ci-dessous le logo que j'ai créé pour ce challenge puiqu'il n'y en avait pas d'existant :

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Le troisième et dernier challenge présenté aujourd'hui a également lieu sur Livraddict et englobe tout un genre que je n'ai pas lu depuis longtemps : les contes. Mayartémis, la créatrice du challenge, nous propose de nous intéresser à eux ainsi qu'à leurs réécritures. Je me suis inscrite dans la première catégorie "Petit Canard" allant de 1 à 5 contes. De plus, tout un dispositif a été mis en place pour qu'on puisse profiter un maximum de cette aventure. J'ai faillit de pas m'inscrire afin d'éviter l'indigestion mais à la vue du magnifique logo je n'ai pas pu résister, jugez par vous-même :

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Voilà pour la présentation des challenges à venir, j'espère vous y retrouver bientôt !

 

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01 décembre 2013

84 Charing Cross Road, d'Helene Hanff.

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     Lu le mois dernier mais chroniqué seulement aujourd'hui, 84 Charing Cross Road d'Helene Hanff est une lecture commune partagée avec Métaphore dans le cadre de "Sapristi mais tu n'as jamais lu ce livre ?" pour la session Octobre-Novembre (désolé pour le retard !).

      Roman culte dans les pays anglo-saxons(il a été d'ailleurs adapté au théâtre et au cinéma), ce roman épistolaire contient la folle et improbable correspondance entre l'auteur, une scénariste TV new-yorkaise ayant peu d'argent, et Frank Doel, un libraire londonnien spécialisé dans les livres rares et anciens, peu après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. C'est par une étrange circonstance que ces deux-là entrent en contact et entiennent cette fameuse correspondance qui s'étalera sur plusieurs années.

    Malgré plusieurs aspects positifs et éléments qui m'ont plu,  84 Charing Cross Road m'a déçu lors de ma lecture. Je ne saurai dire si c'est parce que j'avais une trop grande attente sur ce roman qui due à la lecture des nombreux billets de blogueuses sur le sujet, mais malheureusement je n'ai pas eu le droit à "l'étincelle" qui fait qu'on lit avec plaisir. Certes il ne m'a fallu qu'une soirée pour le lire, mais un certain ennui s'est emparé de moi et la lecture est finalement bien amère...

   Passons maintenant aux points positifs de ce roman : Le personnage d'Helen Hanff m'a beaucoup plu par sa personnalitée atypique et son humour qui donne une certaine atmosphère à cette correspondance, elle crée d'ailleurs un contraste avec le personnage de Frank Doel, qui manquait de caractère selon moi. Je rejoint ici Metaphore en disant que j'ai aussi été touchée par l'altruisme et la générosité de Mademoiselle Hanff, qui était à cette époque dans un état de quasi-pauvreté. De plus, grâce à ce roman j'ai pu avoir une illustration concrète des restrictions et autres rationnements auprès de la population d'après-guerre en Europe. 

    Comme dit précédement, ce roman culte a été adapté de nombreuses fois au théâtre dans différents pays, il me semble donc nécessaire de donner plus d'éléments sur cet aspect : dans les années 1970, les droits de représentations s'arrachent des deux côtés de l'Atlantique, ce n'est cependant qu'à partir des années 1980 que les adaptations sont crées, comme c'est le cas à Londres en 1981 à l'Ambassadors Theatre ou encore au Nederlander Theatre de New York en 1982.  La pièce a été jouée de nombreuses fois partout dans le monde et à récemment été mise en scène par Serge Hazanavicius et Bernard Yerlès au théâtre de l'Atelier. Cette adaptation a été un succès populaire et international qui dure depuis plusieurs décénnies.

   Une lecture en demi-teinte donc, mais qui ne m'empêchera sans doute pas de lire la suite qui se trouve dans ma PAL, La Duchesse de Bloomsbury Street ou de voir l'adaptation cinématographique si jamais l'occasion se présente.

 

Cettte lecture s'inscrit dans le cadre des lectures communes de Metaphore mais aussi auprès de deux challenges auxquels je participe : le challenge "La littérature fait son cinéma" chez Will et le challenge "En scène 2013" chez Eimelle.

lc-sapristi-mais-tu-nas-jamais-lu-ce-livre   CategorieRacine    Challenge_La_litt_rature_fait_son_cin_ma_2013

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25 novembre 2013

L'utilité de l'inutile, de Nuccio Ordine.

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           Me voilà de retour sur le blog après une longue absence pour vous chroniquer une de mes lectures lue dans un cadre scolaire cette année : L'utilité de l'inutile de Nuccio Ordine, un essai de 200 pages environ paru aux éditions Les Belles Lettres.

           Pourquoi vous parler de cette lecture alors que tant de bons romans dorment au fond de ma PAL ? Tout simplement car il s'agit ici d'un essai littéraire qui prend pour sujet un thème qui, je le pense, nous (les amateurs de littérature) intéresse sans doute. Il prend pour thème la survie de la littérature et des sciences humaines en général dans une société qui met en avant le profit, l'utile et qui attache plus d'importance aux discipines scientifiques.

      L'auteur, un professeur émérite de littérature en Italie qui dirige plusieurs collections dans des maisons d'édition françaises et italiennes, connait bien son sujet : à travers de nombreux exemples issus des grands classiques de la littérature et de la philosophie mondiale, Nuccio Ordine prend la défense de ces matières qui sont très fortement délaissées dans notre société actuelle, car elles ne "rapportent rien". L'auteur profite également de cette tribune pour dénnoncer le manque de moyens accordés aux universitées et aux chercheurs en Europe sous prétexte qu'ils "ne sont pas productifs". 

           L'essai d'Ordine est en plus couplé à l'essai d'Abraham Flexner portant sur le même thème, qui était déjà d'actualité à son époque (les années 1920), et qui est traduit pour la première fois en français. Cela a été pour moi une opportnitée de découvrir cet essayiste américain du début du vingtième siècle et ainsi comparer les deux études faites à de époques différentes mais ayant de nombreux aspects en communs.

        Oeuvre engagée, L'utilité de l'inutile de Nuccio Ordine est un livre que je n'aurai sans doute pas lu en d'autres circonstances. Je le conseille cependant aux amateurs de "Belles Lettres" (ceci est un jeu de mot involontaire avec le nom de la maison d'édition je tiens à le préciser !) et à tout ceux qui souhaitent avoir des exemples pertinents et originaux issus des grands classiques de la littérature depuis l'Antiquité (lycéens et étudiants pensez à vos dissert' !). Un essai intéressant que l'auteur qualifie lui-même de "Manifeste" et qui fait réfléchir sur plusieurs aspects de notre monde actuel. 

Ce livre rentre dans le cadre du challenge "Il Viaggio" désormais reprit par Eimelle, et ce billet en est ma première participation (mais pas la dernière !) ;)

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02 novembre 2013

Bilan mensuel n°4 : Octobre 2013

         Ce mois d'octobre a été plus intense en terme de lecture (merci les vacances de la Toussaint !) par rapport au mois de septembre où seulement deux malheureux livres sortaient de ma PAL. Néanmoins, je ne me suis pas précipitée sur mon clavier pour chroniquer toutes mes lectures par manque de temps, mais pas d'inquiétude, les billets de lecture ne vont pas tarder à paraitre malgré tout. Voici le petit récapitulatif de mes lectures de ce mois-ci qui sont au total de six :

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       Fini au début du mois mais commencé au mois d'août, Dans la grande nuit des temps d'Antonio Muñoz Molina est un "pavé" de 1000 pages environ assez complexe dont l'intrigue se situe dans le Madrid des années 1930. Ignacio Abel, un archtecte de talent est en proie a de nombreux questionnements : Doit-il abandonner sa femme et ses enfants qui ont tant besoin de lui, pour satisfaire son désir de vivre aux côtés de la femme de sa vie, Judith Biely, sa maitresse américaine ? Est-il prêt à quitter son pays qui est alors à feu et à sang pour rejoindre, seul, Judith en Amérique et ainsi dire adieu à tout ce qu'il a  construit et entreprit dans le pays de son enfance ? On suit le destin d'Ignacio tout au long du récit mais grâce à de nombreux retours en arrière, on apprend aussi à connaitre le personnage par son passé, ce qui lui apporte de la profondeur. Un roman qui m'a marquée par ses descriptions édifiantes et son étude complète de la nature humaine.

      Après cette longue lecture, j'avais besoin de lire un livre court, rapide, efficace. J'ai donc choisit de lire une pièce de théâtre de 85 pages environ écrite par Philippe Claudel (également auteur de La petite fille de Monsieur Linh ou Le rapport Brodeck) nommée Le Paquet. Cette pièce est un monologue moderne où un homme dont on ne sait rien raconte son vécu aux spectateurs. A travers ce monologue théâtral l'auteur critique notre société actuelle (mondialisation, individualisme, profits...) dans un style remarquable. Cette première lecture de l'oeuvre de Claudel me donne envie de poursuivre ma découverte avec les deux autres livres que j'ai cité un peu plus haut.

    Malheureusement cette période de lecture où j'ai eu l'opportunité de sortir dez livres de ma PAL a été entrecoupée d'une lecture scolaire, L'utilité de l'inutile de Nuccio Ordine, un essai littéraire remettant en question la vision actuelle de notre société sur la place des sciences humaines et sur la gestion des universités en Europe. L'auteur est un professeur émérite de littérature en Italie, il vit entre la France et l'Italie et gère plusieurs collections dans différentes éditions de ces deux pays tel que Les Belles Lettres. Une lecture que je n'aurai sans doute pas faite de manière spontanée mais qui reste interressante dans les idées développées. De plus les références littéraires et philosophiques sont nombreuses et pertinentes ce qui ajoute un vrai "plus".

                                                          lepaquet     l'utileinutile

      Ce mois d'octobre est également l'occasion pour moi de sortir deux autres livres qui sont restés très longtemps dans ma bibliothèque. Le premier a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Metaphore, il s'agit du roman épistolaire culte 84, Charing Cross Road d'Helene Hanff. Je viens tout juste de le finir et je dois avouer que si la correspondance entre l'auteur et son libraire m'a laissée de marbre, je lirai malgré tout la suite, La duchesse de Bloomburry Street car ce deuxième roman n'est pas épistolaire et il est surtout centré sur le personnage d'Helen Hanff qui m'a tout de même plu. Le second roman qui se trouvait depuis le néolitique dans ma PAL est Le Lion de Joseph Kessel, un roman qui fait voyager et qui est merveilleusement bien écrit, je regrette juste la chute qui est selon moi en dessous du reste de l'histoire et m'empêche ainsi de le compter comme un coup de coeur !  

                                                           hh    lelion

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  Je terminerai ce bilan mensuel en parlant du succès BD de la rentrée que j'ai chroniqué il y a peu, Astérix chez les Pictes dernière aventure en date du guerrier gaulois sortie en librairie la semaine dernière qui s'offre le luxe d'avoir deux nouveaux auteurs pour ce trente-cinquième tome. Malgré quelques apréhensions avant ma lecture, j'ai trouvé que le ton était respecté et que le duo Conrad & Ferri étaient les dignes héritiers du duo originel Goscinny & Uderzo. La lecture de cette BD ainsi que l'écriture de son billet m'ont donné l'idée de chroniquer davantage de bandes dessinés sur ce blog. Trouvez-vous que c'est une bonne idée ? N'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires ! 

 

Voilà pour le bilan d'octobre, espérons que le mois de novembre sera riche en lectures et autres découvertes !

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31 octobre 2013

Astérix chez les Pictes, de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri.

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         J'ai eu un léger apriori avant ma lecture de cette nouvelle aventure d' Astérix. En effet, pour la première fois de toute l'histoire de la série, après 34 albums de bons et loyaux services, Uderzo laisse la main à de nouveaux auteurs qui ont pour mission de sauvegarder l'esprit de la BD tout en la modernisant pour attirer un public plus jeune. La tâche n'est pas facile, mais finalement je ne regrette pas l'arrivée de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri aux commandes de ce 35ème tome car en plus d'apporter une tonalité plus moderne à la série, la qualité de l'album permet de faire oublier les déceptions issues des albums précédents ( Le ciel lui tombe sur la tête notamment).

          Il y a malgré tout quelques petits aspects qui m'ont dérangée tel que l'absence du chien Idéfix ainsi que celle de Panoramix. Et puis je trouve que l'ensemble manque cruellement de Romains et de potion magique. J'aurais aimé qu'on nous montre une plus forte présence des légions romaines au pays des Pictes mais elle n'est ici que faiblement suggérée.

        Parlons maintenant des Pictes (ancêtres des Ecossais actuels) qui m'ont semblé très sympathiques et chaleureux. On découvre dans ce nouveau tome un nouveau peuple antique ce qui permet aux auteurs de rester dans la continuité des précédents tomes et aux lecteurs de ne pas être trop surprit, d'être "en terrain connu". Mac Oloch  est un guerrier Pictes qui manquait selon moi de profondeur mais qui restait malgré tout agréable aux lecteurs, on éprouve de la sympathie pour lui. J'ai également apprécié la présence de la loutre (ancêtre de Nessie, le monstre du Loch Ness) qui apporte une touche d'humour à l'intrigue.

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          Vous l'aurez bien compris, j'ai apprécié Astérix chez les Pictes. On retrouve (enfin !) l'esprit des premiers tomes de la série, l'humour, les jeux de mots (drôles) à chaque cases. Le style graphique d'Uderzo à été respecté tout comme les caractères des personnages inventés par Goscinny. L'intrigue quant à elle reste assez classique et convenue mais cela ne m'a pas dérangée plus que cela car un retour aux sources est souvent salvateur ! Ainsi l'hommage aux anciens est respecté, la relève est assurée, j'ai donc hâte de lire la suite des aventures d'Astérix et Obélix écrites par Didier Conrad et Jean-Yves Ferri.

 

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15 octobre 2013

Dans la grande nuit des temps, d'Antonio Muñoz Molina.

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            Je ne sais pas comment démarer cette chronique tant ce roman est riche, complexe et difficile à raconter. Avant de vous donner mon avis, je vais peut-être vous donner un petit résumé de pavé de 1000 pages pour que vous puissiez vous faire une petite idée dessus.

         "En 1936, Ignacio Abel, architecte de talent espagnol, progressiste et républicain, se retrouve dans une gare de Pennsylvanie après un long périple à travers l'Europe afin de fuir son pays en pleine guerre civile. Ce fils de maçon devenu architecte suite à de nombreux sacrifices et un mariage bienheureux avec la fille d'une riche ancienne famille bourgeoise de Madrid, cherche dans cette gare son amour perdu : Judith Biely, sa maitresse américaine qui l'a quitté quelques mois plus tôt. Ignacio Abel est un homme tourmenté, totalement bouleversé par cette passion amoureuse dévorante et par les drames que traversent son pays d'origine. Cette guerre le place dans une situation inconfortable finnancièrement et brouille le futur, qui aurait dû être brillant, de ses enfants, Lita et Miguel."

 

          Comme je vous le disais, ce roman "fleuve" est assez complexe car le contexte historique énnoncé par l'auteur est assez méconnu du grand public et peu d'informations sont données dans le roman. Même si je ne l'ai pas fait avant ma lecture, je ne saurais trop vous conseiller que de faire quelques recherches sur cette période avant de commencer votre roman. Cependant même si le lecteur peut être gêné au début du livre, cette méconnaissance du contexte n'empêche de comprendre tout l'aspect "romanesque" de l'intrigue. De plus, la construction du récit est assez difficile à suivre, car nous suivons le récit d'Ignacio dans le temps présent (lorsqu'il est en Amérique) mais aussi dans le passé. L'auteur utilise donc de nombreux retour dans le passé et perd parfois son lecteur, s'ajoute à cela de très nombreuses descriptions des sentiments, des lieux, des personnages, des situations qui sont très riches, denses, foisonneuses, précises et subtiles. Ces descriptions occupent une très grande partie du roman alors que les dialogues, tels des stichomyties dans la tragédie classique, montrent une réelle tension entre les personnages, elles permettent au lecteur de relacher l'attention. Je regretterai par contre quelques longueurs qui auraient pu être évitées.

       J'ai été particulièrement frappée par le fabuleux travail de traduction fournit par Philippe Bataillon et je pense que la version originale doit être absolument incroyable (je regrette amèrement de ne pas avoir étudié l'espagnol !). Je tiens donc à lui rendre hommage pour cette traduction hors normes qui permet de nous faire découvrir un auteur tel que Molina avec un véritable style d'écriture qui marque les esprits.

      Pour conclure, je conseillerai ce livre à des lecteurs aguerris, n'ayant pas peur de ces imposants "pavés", des lecteurs appréciant les romans complexes, originaux, foisonnants, riches et dont on en ressort grandit. C'est une lecture marquante que je vous conseille de lire au plus vite !

      Cette lecture s'inscrit dans le cadre de plusieurs challenges : tout d'abord le challenge de Brize "Le pavé de l'été", puis le challenge de Elora sur "Les pays hispanophones" et enfin le challenge de George "Cartables et tableaux noirs saison 2" car même si je ne l'ai pas dit une grande partie de l'intrigue tourne autour de la cité universitaire de Madrid ainsi que du Burton College et le personnage de Judith Biely est une doctorante en littérature espagnole.

   

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14 octobre 2013

C'est lundi que lisez-vous ? #8

Bonjour tout le monde ! Je suis navrée de ma (trop) longue absence sur ce blog, mais je suis désormais de retour ! Après un mois (voir plus) de laisser-aller je reprend désormais le rendrez-vous hebdomadaire du "C'est lundi que lisez-vous ?" dont le récap' se fait (toujours) chez Galléane.

Pour cette huitième édition, je vous rappelle une fois encore les modalitées : 

Chaque lundi, le blogueur ou la blogueuse répond à 3 petites questions dans un billet récapitulatif de ses lectures de la semaine.

1) Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2) Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

3) Que vais-je lire ensuite ?

 

Ce que j'ai lu la semaine passée :

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Incroyable mais vrai, j'ai enfin terminé Dans la grande nuit des temps d'Antonio Muñoz Molina, ce gros pavé de 1000 pages qui m'a occupée depuis le mois d'août ! Un roman riche parfois un peu trop "fouilli" qui est écrit dans un style magnifique (mais je vous l'avait déjà dit). L'auteur rend bien compte du contexte historique (la guerre d'Espagne dans les années 1930) ainsi que des sentiments et états d'âmes des personnages. Cependant l'aspect trop complexe peut en rebuter plus d'un et il est vrai que ma lecture a parfois été fastidieuse... Je veux pas trop en dire car mon billet parait mardi vu que j'ai lu ce livre dans le cadre (notemment) du challenge "Le pavé de l'été 2013" chez Brize qui se termine à cette date.

 

Ce que je lis en ce moment :

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J'ai deux lectures en cours cette semaine : une lecture scolaire obligatoire et une pour le plaisir. 

A lire dans le cadre de mes cours de droit, L'utilité de l'inutile de Nuccio Ordine qui est un court essai de 150 pages environ où l'auteur (un professeur italien de littérature à l'université qui est très célèbre) prend la défense des sciences humaines face à notre société actuelle qui prône le rentable, l'éfficace, bref l'utile et qui considère ces disciplines comme "inutiles" et donc dispensable à l'enseignement. Pour illustrer ce combat, il utilise de nombreux exemples pertinents issus de la littérature mondiale mais aussi des écrits philosophiques. C'est une lecture interressante, qui donne matière à réflection,qui se lit facilement et rapidement ! Une belle découverte !

Vous attendiez tous qu'il sorte (enfin) de ma PAL, votre attente est désormais récompensée car j'ai enfin commencé, et même bien entamé, Le Lion de Joseph Kessel. Ce chef-d'oeuvre est un pur régal, un véritable petit bijoux ! Il me tarde de le finir pour vous donner mon avis dessus. En tout cas, comme vous pouvez vous en douter c'est un véritable coup de coeur pour ma part !

 

Ce que je vais lire ensuite :

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Ma prochaine lecture sera une pièce de théâtre puisqu'il s'agit d'une pièce de Philippe Claudel intitulé Le Paquet. Cette oeuvre sera donc la première que je lirai de cet auteur mais sans doute pas la dernière car Le rapport Brodeck et La petite fille de monsieur Linh me font de l'oeil...

Voilà pour mes lectures de la semaine. Je n'ai cependant pas fini cet article car je souhaiterais vous parler d'une nouvelle rubrique qui ouvre prochainement sur le blog intitulée "Ostinato en vadrouille". Le concept est simple : désormais j'écrirai un petit mot sur chaque musée, expos, monument que je visiterai que ce soit en France ou à l'étranger. J'espère que cette nouvelle rubrique vous plaira autant qu'à moi. Et puis comme toute rubrique qui se respecte, elle aura le droit à son petit logo, cela va de soi ;)

Voilà pour cette semaine qui marque mon retour sur la blogo, je vous souhaite à tous de bonnes lectures et une bonne semaine !

 

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30 septembre 2013

Bilan mensuel n°3 : Septembre 2013

      Nous sommes enfin arrivés à la fin de ce mois de septembre et il est donc temps de faire une (minuscule, ridicule) synthèse des lectures faites ce mois-ci. Ayant eu beaucoup de soucis, je n'ai malheureusement pas pu lire comme je le souhaitais et prendre soin de mon cher blog... C'est pourquoi ce troisième bilan ne présentera que deux (courtes) lectures. Le seul avantage dans toute cette histoire, c'est que ce billet ne sera pas trop long à écrire !

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        Voici donc la première lecture que je vous présente aujourd'hui. Il s'agit de Iqbal, un enfant contre l'esclavage, un roman jeunesse écrit par Francesco d'Adamo. L'histoire est inspirée de faits réels incroyables : la révolte des enfants esclaves au Pakistan dans les années 1990 qui ont étés menés par Iqbal, un esclave tisserand de talent agé de 11-12 ans et dont l'action sera reconnue au niveaux international. Le style est simple afin d'être comprit par les enfants et ce roman permet de véhiculer un message important et brûlant d'actualité auprès d'eux. J'ai passé un moment plutôt agréable et si jamais vous avez des enfants dans votre entourage je vous le conseille !

 

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         Le deuxième livre que je vous présente aujourd'hui est une lecture commune partagée avec Métaphore dans le cadre des LC "Sapristi, tu n'as jamais lu ce livre ?!". Il s'agit d'un roman italien ayant provoqué un engouement certains auprès des critiques littéraires au moment de sa sortie. Je parle bien évidement de Mal de pierres de Milena Agus qui pour ma part m'a assez déçu. Je reconnais certaines qualitées à ce roman (la description des lieux, de l'atmosphère et des sentiments) mais cependant certains aspects m'ont gênée (les descriptions crues, le manque de rythme...) et ont fait que cette lecture qui me paraissait, au premier abord, sympathique, se transforme en lecture laborieuse et désagréable. Bref, à éviter sauf si vous n'avez rien d'autre sous la main !

 

    Comme vous avez pu le constater, ce bilan n'est pas très chargé par rapport aux fois précédentes mais j'ai, cependant, amélioré mes compétances en informatique et je suis désormais capable de créer mes propres logos. Vous pouvez désormais découvrir le tout nouveaux logo réservé aux bilans mensuels et vous laisse vagabonder sur mon blog le temps de publier de nouvelles chroniques pour le mois d'octobre qui sera consacré au théâtre ! (il y aura cependant deux chroniques de romans que j'ai commencés ce mois-ci, voir au mois d'août !). 

 

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