22 septembre 2013

Lorsque le cours de Littérature me donne l'occasion d'aller en librairie...

    "Mince alors, je suis obligée d'aller acheter Les mains libres de Paul Eluard et Man Ray, et puis tu as bien entendue la prof à la réunion, elle nous a dit de ne pas tarder à l'acheter..." 

   C'est donc avec cette excuse que je me suis dirigée (sans rechigner) à la librairie la plus proche : non seulement j'ai trouvé ce que je devais acheter, mais j'ai surtout trouvé ce que je n'aurais pas dû acheter ! Voici le résultat de ma récolte :

   Tout d'abord les deux livres que je devais me procurer : Les mains libres de Paul Eluard et Man Ray ainsi que Lambeaux de Charles Juliet. Je ne suis pas particulièrement amatrice de poésie mais le concept de ce recueil m'a intriguée : contrairement à ce qui se fait habituellement, c'est ici le poète qui retranscrit avec des mots les dessins de Man Ray. Quant à Lambeaux de Juliet, c'est un roman autobiographique dans le même esprit que Aliocha d'Henri Troyat que j'avais beaucoup apprécié. Un bon moment de lecture en perspective !

 

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Ces deux achats ont été suivis par pas moins de 6 autres livres : 3 pièces de théâtre et 3 romans (j'aime la paritée littéraire).

    Alors au théâtre ce soir : Me l'étant promis la fois dernière, je me suis procurée César de Marcel Pagnol. Je vais désormais pouvoir m'attaquer à La Trilogie Marseillaise en toute tranquilité. Pourquoi avoir acheté Les sorcières de Salem d'Arthur Miller ? En lisant Une semaine avec Marylin de Colin Clark cet été qui faisait mention de ce troisième mari, je me suis alors décidée à explorer l'oeuvre de ce grand dramaturge américain en lisant d'abord la plus célèbre de ses oeuvres. Pour finir cette section théâtrale, je me suis procurée une pièce d'Anouilh qui ne me semble pas très connue mais qui à l'air prometteuse :La Grotte une pièce qui commence comme une comédie policière mais qui évolue en révolte des personnages contre l'auteur et qui empêche la résolution du crime. Il me tarde de la lire !

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    Quant aux romans, les trois heureux élus à rejoindre ma PAL sont : Hors de moi de Didier van Cauwelaert que j'avais repéré chez Metaphore et qui a été adapté au cinéma sous le titre de Sans identité, La mort du petit cheval d'Hervé Bazin qui est la suite du classique Vipère au poing, on retrouve Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, éloigné de sa mère, la haïssable Folcoche, mais celle-ci s'acharne toujours à briser ses rêves et ambitions. Et pour finir La petite robe de Paul, de Philippe Grimbert, auteur de Un secret que j'avais beaucoup apprécié en le lisant cet été et qui m'avait donné envie de lire un autre livre de cet auteur.

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Voilà pour le descriptif de mes récents achats. Et vous qu'avez-vous acheté ? Seriez-vous tenté par une LC ? 

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19 septembre 2013

Mal de pierre, de Milena Agus.

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     Lu dans le cadre d'une lecture commune (LC) avec Métaphore, Mal de pierres de Milena Agus est un court roman de 150 pages environ où la narratrice raconte une partie de son histoire familliale à travers le personnage de sa grand-mère. 

     L'histoire prend place en Sardaigne peu de temps après la Seconde Guerre mondiale. La grand-mère de la narratrice est atteinte de calculs rénaux ("le mal de pierres") qui l'empêche d'enfanter et de se marier, mais pas seulement car cette femme est également considérée comme folle par les habitants de son village. Ceux-ci ne voient pas d'un bon oeil tous ses potentiels prétendants s'enfuir sans donner suite et la lassant "vieille fille". Mais un jour, un jeune communiste (célibataire) fuyant les conflits du continent, trouve refuge auprès des ancêtres de la narratrice. Pour les remercier de l'avoir hébergé, il contracte un mariage de raison avec leur fille (la grand-mère de la narratrice donc) et le couple mal formé s'installe dans une maison de Cagliari. Vivant sous ce toît tel des frères et soeurs, le mari fréquente inlassablement les maisons closes. Son épouse commence donc à rêver de ce qu'elle considère comme essentiel et vital : l'amour véritable.

     C'est grâce à un séjour prolongé en cure sur le continent, pour éliminer son mal de pierre, que cette femme rencontre l'amour de sa vie, le Rescapé, qui sera le seul avec sa petite fille, à la comprendre, à l'aimer, à la soutenir, à la connaitre totalement.

    Mal de pierres est donc un petit livre (en nombre de pages) mais l'auteur nous livre ici un joli roman sur son histoire familiale, sans tabous ou retenue. Les relations entre les différents personnages sont traités avec délicatesse et on ne peut qu'être sensible à ce personnage presque martyr qui connaitra le bonheur qu'au prix de nombreux sacrifices.

    J'ai particulièrement apprécié le moment où l'auteur raconte la liaison entre le Rescapé et sa grand-mère que je trouve très poétique et assez émouvante. J'ai également aimé qu' on soit totalement imprégné de cette atmosphère sarde notemment grâce à de petites expressions en italien qui donnent envie et par la description des lieux et des coutumes locales. J'ai, en revenche, regretté certains passages qui m'ont semblé trop crus et qui m'ont gênée dans ma lecture. Mal de pierres est une lecture atypique mais pas essentielle, je ne saurais dire finalement si j'ai apprécié ou non car je lui trouve autant de qualitées que de défauts.

 

Cette lecture a été partagée avec Metaphore dans le cadre des LC "Sapristi, mais tu n'as jamais lu ce livre ???"

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09 septembre 2013

Iqbal, un enfant contre l'esclavage, de Francesco d'Adamo.

 

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      En voilà un roman qui est dans ma biblothèque depuis des années ! Mais heureusement grâce au blog, je l'en ai exhumé et j'en suis ravie. Iqbal, un enfant contre l'esclavage de Francesco d'Adamo est le premier livre jeunesse que je chronique sur ce blog mais il est à mettre à la portée de tous que vous soyez adultes, ados ou enfants.

        Le roman est inspiré d'une histoire vrai situé au Pakistan dans les années 1990, celle d'Iqbal un jeune esclave travaillant pour le compte d'Hussein Khan, un important marchand de tapis de Lahore possédant une dizaine d'enfants esclaves pour lui confectionner sa marchandise. Iqbal est le dernier arrivé à l'atelier et le jeune garçon s'illustre grâce à son talent de tisserand mais aussi par son insolence et son âme de chef. En quelques mois, il parvient à souder le groupe d'enfants en leur donnant une cause commune : s'échapper de l'atelier d'Hussein et rentrer chez leurs familles, qu'ils n'ont pas vus depuis plusieurs années. L'idéal est noble, mais le parcours pour y parvenir est semé d'embûches. Après de nombreuses péripéties, Iqbal parvient à quitter l'atelier et rencontre par hasard Eshan Khan, le dirigeant du front de la lutte de la libération du travail des enfants. S'ensuit alors une formidable relation entre ces deux êtres liés par cette cause encore et toujours d'actualité. Iqbal connaitra un destin extraordinaire qui mérite d'être raconté et transmit. Son combat est une cause toujours d'actualité et nous ne devons pas oublier que des enfants (mais aussi des adultes !) sont encore des esclaves au XXI è siècle, quelque soit la région du monde. 

        La postface écrite par l'auteur nous rapelle bien les enjeux d'un tel combat et nous sensiblise sur le sort de millers (voir millions) de personnes à travers le monde condamnées à servir un maitre jusqu'à leurs morts. C'est donc un roman jeunesse abordant un thème grave et brûlant d'actualité, mais l'auteur utilise le personnage de Fatima (une des enfants esclave entrenant une relation privilégiée avec Iqbal) pour narrer ce drame et prendre du recul face à l'histoire. En lui faisant prendre la parole, Adamo utilise un vocabulaire simple ainsi que des images très enfantines et pleine de naïveté pour décrire des moments graves. Nous nous attachons à ce personnage et nous sommes sensibles à ce destin au final assez tragique Le personnage de Maria (autre enfant esclave de l'atelier) est également très touchant grâce à son passé, son rôle au moment de la libération et par sa volonté farouche de sauver les autres enfants de l'enfer.

      Iqbal, un enfant contre l'esclavage est un roman jeunesse qui ne me semble pas très connu mais qui mériterai de l'être ne serais-ce que pour informer sur l'esclavage moderne en utilisant la vie d'un de ses plus jeunes mais pas des moindres, opposant. C'est un roman que je conseille non pas pour ses qualitées littéraires mais pour le message qu'il souhaite transmettre.

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C'est lundi que lisez-vous ? #7

 Une nouvelle participation pour la 7ème semaine consécutive à ce rendez-vous hebdomadaire dont le rendez-vous se fait chez Galléane. Comme chaque semaine , je vous fait un petit rappel des règles (à force vous allez finir par les connaître par coeur !) :

Chaque lundi, le blogueur ou la blogueuse répond à 3 petites questions dans un billet récapitulatif de ses lectures de la semaine.

1) Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2) Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

3) Que vais-je lire ensuite ? 

 
Ce que j'ai lu la semaine passée :
 
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Lu ce week-end, Iqbal, un enfant contre l'esclavage de Franscesco d'Adamo est un roman jeunesse racontant une histoire vraie, celle d'Iqbal, un jeune Pakistanais, esclave d'un marchand de tapis. Malgré son habilité à tisser, Iqbal est éprit de liberté et souhaite à tout prix se liberer du joug de son maître. Malgré un style un peu simple et un ressort narratif un peu gros, le roman se lit très rapidement et met en lumière le destin extraordinaire de ce jeune esclave et de son combat pour la liberté. L'auteur a ici fait un vrai travail d'information qui mérite d'être souligné. 
 
Ce que je lis en ce moment :
 

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Pour la troisième semaine désormais, Dans la grande nuit des temps d'Antonio Muñoz Molina occupe ma table de chevet. Ce roman est vraiment passionant mais malheureusement le temps me manque pour pouvoir avancer plus rapidement. Mélant un contexte historique particulier (la période précédent la Seconde guerre mondiale en Espagne) à l'histoire d'un personnage captivant (Ignacio Abel, architecte fils d'un maçon), ce roman permet plusieurs degrés de lecture. Ce roman me permet également de découvrir le style de cet auteur qui est magnifique. Pour ma part c'est une vraie découverte

Je lis également cette semaine, dans le cadre d'une lecture commune avec Métaphore (mais aussi parce que ça me fait plaisir !) Mal de pierres de Milena Agus. Pour l'instant je viens tout juste de commencer et je suis déjà plongée dans cette atmosphère sarde durant la seconde guerre mondiale . Je viens seulement d'en lire quelques pages, mais je suis déjà touchée par le personnage de la grand-mère de la narratrice. Un bon moment de lecture en perspective...

Ce que je vais lire ensuite :

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Comme tous les lundi, Le lion de Kessel est sur liste d'attente... 

 

Bonne semaine livresque à toutes et à tous !

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02 septembre 2013

Bilan mensuel n°2 : Août 2013.

  Malgré un léger contre-temps, voici le deuxième bilan mensuel de ce blog qui permet de synthétiser toutes mes lectures de ce mois de vacances et de découvertes en tous genres. 

  Débuté à la fin du mois de Juillet, j'ai poursuivis au mois d'août mes lectures obligatoires pour la rentrée dont mon lycée avait établit la liste (trop sympa !). J'ai donc lu les trois oeuvres manquantes, à savoir Les cinq leçons sur la psychanalyse de Sigmund Freud (dont je n'ai pas fait de chronique sur le blog), un roman en VO de Doris Lessing (fameux Prix Nobel de Littérature en 2007) intitulé The fifth child, un roman saisissant par son contenu et par la réflexion qu'il amène. Je n'ai pas pu saisir toutes les subtilitées de ce livre (mon niveaux d'anglais étant ce qu'il est) mais j'ai été profondément touchée par les personnages et la situation dépeinte par l'auteur ainsi que par son style. C'était une très bonne découverte et je pense que je renouvellerai l'expérience avec la suite de ce roman (en français par contre) intitulé Le monde de Ben. Quant à la dernière lecture il s'agit d'une des pièces les plus connues de Musset. Il s'agit de Lorenzaccio, et je dois avouer que c'est la déception du mois. Je ne vais pas trop en dire aujourd'hui car mon billet parait dans quelques jours.

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   En dehors de ces lectures obligatoires, j'ai profité de ce mois de vacances pour lire des livres qui se trouvaient dans ma PAL, qui me faisaient envie et qui en prime, rentraient dans le cadre des différents challenges auxquels je participe. C'est ce qu'on appelle joindre l'utile à l'agréable ou comment faire d'une pierre, trois coups ! C'est ainsi que j'ai pu enregistrer de nombreuses participations au challenge de Will "La littérature fait son cinéma" en lisant le chef-d'oeuvre de George Orwell : 1984 (qui est aussi une participation au challenge "Romans cultes" de Métaphore), Une semaine avec Marylin de Colin Clark qui est LE coup de coeur de ce mois d'août (et qui est aussi une participation au challenge "Marylin Monroe" chez George) ainsi que  De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen. 

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  En plus de ces lectures qui ont eues une adaptation cinématographique, j'ai également enregistré une participation au challenge "En scène !" de Eimelle en lisant Oedipe ou le roi boiteux de Jean Anouilh ainsi qu'une participation à un autre challenge de George nommé "Le nez dans les livres" en lisant La reine des lectrices d'Alan Bennett. Ces deux livres, très courts et totalement opposés par leur contenus, m'ont permit de passer d'agréables moments mais ce ne sont pas des lectures essentielles.

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   Ce mois d'août est également à marquer d'une pierre blache puisqu'il a été marqué par la toute première LC (lectures communes pour les néophytes) de ce blog et qui a été partagée avec Métaphore. Il s'agit de Etoiles de Simonetta Gréggio, une nouvelle de 80 pages environ mettant en avant la gastronomie, le goût des choses simples et l'amour de la vie. Malgré un style un peu simple, la lecture est non seulement agréable mais elle est aussi de saison ! 

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    Volià donc pour ce deuxième bilan mensuel où j'ai lu 9 livres (pas de différences avec le mois de Juillet), un nombre important pour la jeune blogueuse que je suis mais qui va malheureusement être diminué avec le mois de septembre et la rentrée scolaire qui l'accompagne. Eh oui, la terminale arrive très prochainement (deux jours encore de répis) et avec elle : le BAC ! En tout cas, je vous souhaites à tous une exellente rentrée ( même si généralement c'est pas la rentrée qui pose problème mais ce qui vient après) et je vous dit à bientôt pour de nouveaux articles !

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C'est lundi que lisez-vous ? #6

Me voici de retour pour ce sixième épisode de ce rendez-vous hebdomadaire dont le récap' se fait désormais chez Galléane.

Comme chaque semaine, je fais un petit rappel des règles pour celles et ceux qui ne connaissent pas les modalitées de ce rendez-vous :

Chaque lundi, le blogueur ou la blogueuse répond à 3 petites questions dans un billet récapitulatif de ses lectures de la semaine.

1) Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2) Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

3) Que vais-je lire ensuite ? 

 
Ce que j'ai lu la semaine passée :
 
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Enfin ! Après plusieurs semaines où je repoussais encore et toujours le moment fatidique de cette lecture, je me suis enfin décidée à exhumer cette pièce de Musset que je devais lire pour la rentrée. Mon billet n'est pas encore plublié, je me laisse du temps afin d'évacuer la déception...
 
Ce que je lis en ce moment :
 
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Pour la deuxième semaine consécutive, je suis plongée dans mon pavé de l'été : Dans la grande nuit des temps d'Antonio Muñoz Molina. J'ai lu un peu plus de 200 pages pour le moment. Le récit est un peu long à démarrer (comme dans tous les pavés) mais le style de l'auteur que je découvre grâce à ce roman est absolument magnifique. Une vraie découverte littéraire !
J'ai de plus entammé un autre roman (Iqbal, un enfant contre l'esclavage), destiné à la jeunesse cette fois-ci, et je me rends compte que j'ai perdu l'habitude de lire ce type de livres car même si l'intrigue est interressante, je suis vraiment gênée par le style trop simpliste qu'utilise l'auteur. 
 
Ce que je vais lire ensuite :
 
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Comme prévu depuis plusieurs semaines désormais, Le lion de Joseph Kessel m'attend patiement dans ma PAL. 
 
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31 août 2013

De l'eau pour les éléphants, de Sara Gruen.

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     J'ai découvert ce livre un peu par hasard. Tout d'abord, j'avais vu le film qui en est l'adaptation au moment de sa sortie au cinéma et même si je n'aurais pas choisit ces acteurs, j'avais beaucoup apprécié le résultat. Cependant j'ignorais à l'époque que le film était tiré du roman éponyme de Sara Gruen. C'est grâce à mes visites à travers différents blogs que j'ai découvert l'existance de ce livre. Puis c'est grâce à la sélection qu'hopeee m'a proposée dans le cadre du challenge "Livra'deux pour pal'addict" que je me suis décidée à le lire.

     De l'eau pour les éléphants raconte l'histoire de Jacob Jankowski, un vieil homme de 90 ans (ou 93, il ne sait jamais) vivant dans une maison de retraite aux Etats Unis. Un jour, alors qu'un cirque ambulant est de passage en ville, les souvenirs de Jacob remontent à la surface. En effet, durant sa jeunesse dans les années 1930, Jacob était le vétérinaire du cirque Benzini -le plus grand spectacle du monde-. Enfin, vétérinaire, pas tout à fait, car Jacob, entré clandestinement dans le train qui emmène le cirque de villes en villes à travers le pays, est en fait un étudiant sans le sou, qui vient de perdre ses deux parents dans un tragique accident au moment où il passait ses examens. Pour éviter d'être "débarqué", Jacob se fait donc passer pour un vétérinaire diplômé de la prestigieuse université de Cornell (où il étudiait auparavant), c'est ainsi qu'il rencontre le directeur du cirque Oncle Al, un homme détestable avec ses employés ainsi que Auguste, le chef des écuries, qui sous ses apparentes bonnes manières est aussi quelqu'un de peu recommendable.

     Alors que Jacob s'occupe des cheveaux, il rencontre une jeune écuyère, Marlène dont il tombe instantanément amoureux. Ce que Jacob ignore dans un premier temps, c'est que Marlène est l'épouse du très posséssif August et est donc intouchable. Malgré tout, Jacob n'aura de cesse de penser à elle et un jeu de séduction s'installe entre les deux personnages. Cependant, Auguste n'est pas aveugle et il se rend vite compte du stratagème. Son attitude envers Jacob change instantanément : d'une personne affable et bien élevé, il se transforme en homme jaloux, posséssif et violent. 

     C'est dans ce contexte relativement tendu qu'Oncle Al annonce qu'il vient d'acheter une éléphante et qu'il souhaite que Marlène et Auguste s'occupent de créer un numéro avec elle et qui sera le plus important de tout le spectacle. Jacob est chargé de dresser la bête et au fil des séances, il s'attache à cette éléphante qui sans qu'il ne s'en rende compte, à saisi toute la situation. Ainsi, elle se montre douce et serviable avec Jacob et Marlène alors qu'elle montre plus de réticences avec Auguste. La violence que ce dernier déploit pour "la mettre au pas", la fera cependant changer de comportement.

     Parallèlement à cela, Jacob doit faire face à différents problèmes : Rosie (l'éléphante), n'est pas le seul animal maltraité et il doit sans cesse s'interposé pour éviter que les bêtes souffrent davantage. De plus, l'équipe des manuels a de plus en plus de difficultées à accepter la façon dont Oncle Al les traitent. Un vent de révolte souffle dans le cirque et Jacob qui était un jeune homme sans aucunes expériences des hommes et de la vie en générale, découvre des valeurs importantes telles que le courage, l'amitiée mais aussi l'amour. L'expérience qu'il a vécu au cirque Benzini bouleversera sa vie à tout jamais.

    Comme je vous l'ai dit au début, j'avais beaucoup apprécié l'intrigue du film et c'est donc tout naturellement que j'ai apprécié le livre qui en est à l'origine. Je dirais même que j'ai préféré lire le livre car même si le film est assez fidèle, je n'ai pas apprécié le fait qu'ils ne mélangent le personnage d'Auguste et celui d'Oncle Al car le personnage d'Auguste perd ainsi toute sa profondeur et devient caricatural. Le style de l'auteur m'a semblé assez transparent, mais ce n'est pas ce qui m'a le plus dérangé vu que l'histoire en elle-même est assez forte pour le faire oublier. Le roman est assez épais (470 pages) mais il se lit très vite, les pages défilent sous nos yeux et on dépasse les chapitres sans s'en rendre compte. J'ai de plus apprécié le découpage du récit où les passage du Jacob agé marquent une pause dans le récit des années 1930. L'auteur a bien su départager les deux Jacob en leur offrant une personnalitée bien distincte et de plus attachante pour le Jacob de 93 ans (ou 90 il ne sait plus). On est proche du coup de coeur, sans y être vraiment mais cela reste malgré tout une bonne découverte sur un milieu assez confidentiel (les cirques nomades dans les années 1930) et un bon moment de lecture.

Ce billet est une énième participation au challenge de Will "La littérature fait son cinéma". mais c'est aussi le livre que m'a choisit hopeee dans le cadre du challenge "Livra'deux pour pal'addict" sur Livraddict.

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29 août 2013

Une semaine avec Marylin, de Colin Clark.

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       Lu il y a plus d'une semaine, mais chroniqué seulement maintenant à cause du retard que j'ai accumulé pour des raisons diverses, Une semaine avec Marylin de Colin Clark est un court roman d'environ 150 pages que j'ai tout simplement dévoré !

       L'histoire pour sembler extraordinaire, voire même impossible, mais Colin Clark raconte ici une semaine de sa propre vie, lorsqu'il était un jeune homme de 23 ans et qu'il débutait sa carrière dans le monde du spectacle. Mais cette semaine n'est pas une semaine ordinaire puisqu'il s'agit ici de l'improbable idylle entre le jeune Colin, un obscur troisième assistant du réalisateur Laurence Olivier et la plus grande star de cinéma de l'époque, Marylin Monroe.

       Les plus sceptiques d'entre nous crieront au mensonge et diront que l'auteur n'avais plus toute sa tête au moment de la rédaction de ce livre, vu qu'il a été écrit deux ans seulement avant sa mort, mais à ces personnes là je répondrai que ce n'est pas le plus important dans ce roman. Ici, on ne cherche pas à savoir si ce qui a été raconté peut-être plausible car on est prit dans le tourbillon romanesque où la relation entre Colin et Marylin prend finalement le pas sur tout. On a envie de croire à ce que l'on lit et la profusion de détails me fait penser que l'auteur a réellement vécu ce qu'il s'est passé.

       Il s'agit donc de suivre durant cette semaine incroyable, la rencontre entre Colin et Marylin ainsi que l'évolution de leur relation dans un milieu totalement hostile à la star : le plateau du film Le prince et la danseuse de Laurence Olivier. Nous sommes en 1956, Marylin vient d'épouser son troisième mari, Arthur Miller, et s'apprête à débuter en Angleterre le tournage du film de Sir Laurence. Le travail de Colin est de veiller au bien-être de la star en lui trouvant un logement, en lui engageant des domestiques, un chauffeur, un garde du corps, même si Marylin ne vient pas des Etats Unis les mains vides puisque outre son mari Arthur Miller, Marylin emène dans ses bagages Paula Strasberg, sa répétitrice. Vous aurez donc comprit que la star est très encadrée et que le moindre de ses faits et gestes est scruté avec attention. Malgré toutes ces attentions et les soutiens qui l'entourent, Marylin se sent très seule. Lorsque Arthur Miller la laisse pour se rendre à Paris, l'actrice se sent abandonnée et cherche du réconfort auprès de Colin. C'est ainsi que leur relation débute...

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      J'ai été particulièrement touchée par le personnage de Marylin plus que je ne l'aurais cru. En effet, loin des caméras et des objectifs, Marylin est juste une femme, encore enfant dans sa tête, qui ne recherche qu'un soutient, quelqu'un sur qui compter, qui la comprenne et qui la prend pour elle-même et non pour la plus grande star de cinéma qui est jamais existé. Souffrant d'une enfance malheureuse qui a laissé des séquelles sur ce qu'elle est, Marylin cherche à tout prix l'attention des autres, leur amour, leur soutient. Seul Colin comprendra ce désir qui la ronge et l'empêche d'avoir confiance en elle. Comme Colin, on souhaiterai l'arracher à ce destin funeste qu'on lui connait tous et qui est en marche au moment où se déroule le roman.

     Ce que raconte ici l'auteur sur les gens qui étaient au service de l'actrice, m'a conforté dans mon idée que ce qui l'a perdu c'est son entourage qui la forçait à avaler toujours plus de médicaments, qui la forçait à rester dans cette image de femme fatale dont on ne retient que le physique et qui n'était pas ce qu'elle était vraiment. Marylin était peut-être belle et célèbre, mais elle était aussi intelligente et elle n'était pas heureuse.

     Sans écrire ici une énième biographie sur la star, Colin Clark se plait ici à mélanger réalité et fiction puisqu'il introduit plusieurs éléments biographiques de la star, des éléments autobiographiques mais aussi des éléments dramatiques qui donnent de l'ampleur au roman. On ne peut fermer ce livre avant la dernière ligne, c'est un véritable coup de coeur pour moi tout comme son adaptation cinématographique. On souhaite (re)voir tous les films de Marylin ainsi que l'adaptation cinématographique de ce roman : My week with Marylin de Simon Curtis (2011) avec notemment Michel Williams, Kenneth Branagh, Judi Dench ou encore Emma Watson.

 

Ce billet est ma première participation au challenge "Marylin Monroe" chez George mais c'est aussi une nouvelle participation au challenge de Will "La littérature fait son cinéma". Ce livre m'avait été choisit par liluuu-livres dans le cadre du jeu "Choisit le prochain livre de ma PAL" sur Livraddict.

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27 août 2013

Blog en pause.

Je pars pour quelques jours à Londres. Durant cette courte période, je ne pourrais malheureusement pas répondre à vos commentaires et autres messages mais je vous répondrai à mon retour. 

Pour patienter d'ici-là je vais rattraper mon retard de chroniques en publiant mes avis sur deux livres que j'ai lu récemment et que j'ai beaucoup apprécié. Il s'agit de Une semaine avec Marylin de Colin Clark et De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire mes billets que moi à les écrire. Dans ma valise il y aura bien sûr des livres, même si je n'aurais sans doute pas beaucoup de temps à leur consacrer. Je parle bien évidement des livres qui sont en cours : Lorenzaccio, d'Alfred de Musset et Dans la grande nuit des temps, d'Antonio Muñoz Molina, pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi le blog dernièrement.

Je vous laisse quelques petites photos de Londres et je vous ferai partager tout cela à mon retour.

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Je vous souhaite d'ici là une bonne fin de vacances pour celles et ceux qui le sont encore et pour les autres et bien... je vous souhaite une bonne semaine pleine de livres et de bonne humeur ! 

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26 août 2013

C'est lundi que lisez-vous ? #5

Voici le cinquième épisode de ce rendez-vous hebdomadaire, dont le recap' se fait désormais chez Galléane et qui permet aux blogueurs (et aux blogueuses !) de faire le bilan sur les lectures ayant été faites cette semaine, celles qui sont en cours et celles à venir.

Je fais également, comme chaque semaine depuis que je participe à ce rendez-vous, un petit rappel des règles :

Chaque lundi, le blogueur ou la blogueuse répond à 3 petites questions dans un billet récapitulatif de ses lectures de la semaine.

1) Qu'ai-je lu la semaine passée ?

2) Que suis-je en train de lire en ce moment ? 

3) Que vais-je lire ensuite ? 

 
Ce que j'ai lu la semaine passée :

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     Je n'ai lu qu'un seul livre cette semaine, il s'agit de De l'eau pour les éléphants de Sara Gruen. Je l'ai lu grâce à ma binôme hopeee dans le cadre du challenge Livra'deux pour pal'addict. J'ai beaucoup aimé ce roman de 470 pages racontant l'histoire de Jacob Jankowski, un jeune homme d'origine polonaise dans les années 1930 aux Etats Unis, presque vétérinaire qui n'a pu avoir son diplôme suite à la mort accidentelle de ses parents. Obligé de quitter sa maison à cause des dettes de son père, Jacob se retrouve sur les routes et croise par hasard le chemin du cirque Benzini-le plus grand spectacle du monde-. Commence alors une incroyable aventure où Jacob va devenir un adulte, apprendre à mieux connaitre la nature humaine et tomber amoureux...

Ce que je lis en ce moment :

 

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Encore et toujours Lorenzaccio d'Alfred de Musset. Je vais commencer le troisième acte de la pièce, pour l'instant tout me semble confus dans l'intrigue. Il y a trop de personnages, l'intrigue me semble trop complexe, on s'y perd mais l'écriture de Musset est absolument magnifique, c'est un véritable coup de coeur pour moi !

Dans la grande nuit des temps, d'Antonio Muñoz Molina n'était pas prévu au programme mais j'avais envie de lire un gros pavé. Je ne me suis pas trompée dans mon choix, vu que ce roman fait plus de 1000 pages ! Je ne savais pas trop quoi choisir dans ma PAL et c'est sa couverture qui m'a attirée, et puis je me suis dit que si ce livre a reçu le prix du "Meilleur roman étranger 2012" par le magazine Lire, c'est qu'il ne doit pas être si mauvais... Je vais vous faire part de la quatrième de couverture :

"Sur le quai d'une gare à New York, une longue silhouette déambule, elle semble égarée. Ignacio Abel, architecte de talent, est en partance, exilé d'une Espagne à feu et à sang. Il laisse derrière lui une femme et deux enfants. Sa destination : un ailleur incertain. Suspendu dans les arcanes du temps, il n'espère déjà plus, parfois seulement, il tourne la tête car il croit appercevoir son amour perdu."

Tentant n'est-ce pas ? Pour l'instant, l'ambiance est très mystérieuse, on souhaite en savoir plus sur Ignacio Abel, cet exilé à la recherche d'un bonheur perdu...

Ce que je vais lire ensuite :

 

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Le premier roman, Iqbal,un enfant contre l'esclavage est un roman jeunesse de Francesco d'Adamo racontant l'histoire vraie du jeune Iqbal défenseur des droits des enfants au Pakistan.

 

Pour le second livre, c'est encore un roman culte que je n'ai pas encore lu et qui est enterré au fin fond de ma PAL, j'ai donc décidé qu'il était temps de l'exumer. Il s'agit du roman de Joseph Kessel Le lion.

Voilà pour cette semaine, je vous souhaite de bonnes lecture pour cette dernière semaine du mois d'août !

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Posté par Ostinato à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]