Lukea Livres

21 décembre 2014

Lettre au Père Noël...

Cher Père Noël,

Cette année (comme les autres années), j'ai été très sage : j'ai désormais mon bac en poche (enfin !) et j'ai commencé mes études supérieures avec beaucoup de joie et de sérieux (comme il se doit). Ma vie a connu un véritable chamboulement de ce point de vu, et ce, pour le meilleur. Je suis actuellement quelqu'un de plutôt comblé, aussi, je ne vais pas être très exigente et ne te demander qu'une seule chose pour ce Noël (même si je m'y prend un peu tard, je le reconnai...). 

Tout ce que je veux pour ce Noël, c'est du temps : du temps pour moi, pour mes amis, ma famille, mes loisirs... et pour m'occuper de ce blog que j'aime beaucoup mais qui est trop gourmand en minutes, en heures. J'aimerais vraiment que tu m'apporte du temps Père Noël, mais je ne suis plus une petite fille naïve, je sais que tu n'existe pas et que tu ne me donneras pas ce que je souhaite mais si je le souhaite très fort.

Au fil des mois et des semaines, j'ai accumulé un retard monstre qu'il m'est difficile, voir impossible, de rattrapper (et c'est pas faute d'avoir essayé...) dans l'écriture de mes billets. Ma motivation pour porter ce beau projet a fini par se réduire comme une peau de chagrin, et ce qui devait arriver...arriva.

J'aurai dû m'en douter car il y avait quelques signes avant-coureurs : peu de billets publiés ces dernières semaines, un gros coup de blues au mois de Novembre, une sévère remise en question (Pourquoi avoir fait ce blog ? Apporte-t-il quelque chose en plus à la blogoshère ? Quelle est sa finalité ?)- un rythme de lecture qui s'est réduit drastiquement... il n'y a pas à dire, quelque chose ne tournait plus rond par ici. Il m'a fallu du temps pour l'admettre, mais je crois que ça y est, c'est la fin de cette belle aventure et je suis prête à l'accepter.

Lukea Livres a été ma première expérience de bloggueuse, il a fait partie de ma vie durant un an et demi. Il m'a aidé à me remettre en selle lorsque j'ai traversé des moments très difficiles. Il m'a redonné goût à la lecture et surtout goût à l'écriture. Ecrire des billets lus par certains d'entre vous sur la Toile m'a fait beaucoup de bien, plus que ce que j'imaginais et m'a fait voir que je pouvais peut-être écrire autre chose que de simples billets de blog...

Mais ce blog, c'est aussi et surtout de très belles rencontres virtuelles, des échanges sur des sujets qui me passionnent, des blogueuses partageant le même plaisir de lire, d'écrire et de partager avec les autres. C'est une blogosphère, une nébuleuse riche et très intéressante qu'il faut apprendre à maitriser (ce que je n'ai pas très bien réussi...) pour trouver sa place et s'y épanouir complétement. Cette blogosphère ne serait rien sans ses blogueuses aussi je voudrais remercier tout spécialement certaines d'entre elles :

- Métaphore, qui a été la première à me conseiller, à se montrer amicale au moment de l'ouverture de ce blog, qui m'a guidée lors de mes premiers pas. Même si ton blog est en pause, j'espère que tu reviendras.

- Eimelle, avec qui j'ai partagé l'amour du théâtre qu'il soit écrit ou joué. Elle était la première à commenter mes billets et à participer aux challenges que j'initiais. Même si je n'écrirais plus par ici, je continuerais à te lire.

- Chapitre Onze (Valérie), que j'ai découvert plus tardivement que les autres mais que j'apprécie beaucoup. On partage ensemble la passion et la boulimie des challenges littéraires. Continue ton blog, même si tu as du mal à l'animer actuellement et n'oublie pas que tu as une PAL à éliminer !

- George, la chef des blogs littéraires, avec qui je partage des goûts littéraires en commun, une façon de rédiger les billets, une manière d'envisager la lecture, l'écriture et les blogs. C'est en lisant ton blog que j'ai eu envie de lancer le mien, je ne rate pas un de tes billets même si je ne commente pas toujours. Je te souhaite de continuer à bloguer malgré ta baisse de régime depuis la rentrée, de venir à bout de ta gigantesque PAL , de rattraper ton retard de chroniques...

Même si je pars, je n'exclue pas de faire un petit coucou de temps en temps, de nettoyer les toiles d'araignées, de passer un coup de balais et de relever le courrier. Je ne ferme pas le site afin que vous puissiez continuer de consulter les articles qui sont à l'intérieur (A ce propos, c'est pas parce que je quitte le navire que vous pouvez vous servir sans m'en parler. Si vous voulez utiliser mes articles de manière complète ou partielle, il vous faut une autorisation au préalable de ma part.)

Quant aux challenges qui sont en cours, si certains d'entre vous ont envie de les reprendre, c'est avec plaisir, prévenez moi juste dans les commentaires.

Voilà, il me semble avoir tout dit, je peux enfin laisser la clé des champs et terminer cette lettre déprimante adressée, à l'origine au Père Noël, mais qui finalement s'adresse à tout ceux qui sont passés par ici à un moment donné, qui ont partagé un bout de chemin avec moi, qui m'ont accompagnés dans cette belle aventure.

Je conclurais ce dernier billet en disant "Merci pour ce moment", pour plagier un des titres phares de cette rentrée littéraire ;)

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13 décembre 2014

A la poursuite d'Olympe, d'Annie Jay.

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     Il y a quelques temps, j'ai découvert le blog de Céline72 ainsi que la lecture commune qui était organisée sur ce roman historique jeunesse. Saisissant cette occasion inespérée de sortir ledit roman de ma PAL, je me suis donc inscrite auprès de l'organisatrice (sans toutefois publier mon billet au moment dit... *hum hum*). Malgré tout, bien m'en a pris, puisque j'ai repassée un excellent moment de lecture en compagnie du livre d'Annie Jay. En effet, A la poursuite d'Olympe est, au même titre que la totalité des autres romans de l'auteur, un des classiques de mon enfance. C'est donc avec un immense plaisir que j'ai relu les aventures de la belle Olympe avec quelques années de plus et que j'ai retrouvé la plume d'Annie Jay.

      A la poursuite d'Olympe est le deuxième roman publié par Annie Jay après Complot à Versailles. Nous suivons le destin d'Olympe, une jeune fille noble de l'époque de Louis XIV qui fuit le couvent parisien où elle était enfermée depuis ses 13 ans pour persuader son père de ne pas faire d'elle une religieuse vouée à faire don de sa vie à l'Eglise. 

     La jeune fille, loin de ressembler aux femmes nobles de son époque, aime bouger, courrir, rigoler sans s'arrêter, parler, réfléchir, débattre, donner ses idées. Plus instruite que les autres demoiselles de son temps, Olympe est l'archétype de ce que l'on appelait "les Précieuses", ces femmes éduquées qui voulaient sortir de leur condition de femme, être l'égal des hommes et qui étaient à la recherche de sensations fortes.

     Et de sensations fortes, Olympe ne risque pas d'en manquer en sortant de son couvant. Entre complot touchant les hautes sphères, rivalitées féminines, intrigues, fêtes, course poursuite avec la police, sans oublier l'Amour, Olympe découvre la vie sous toutes ses formes ainsi que la société à laquelle elle appartient. La jeune fille prend conscience, tout au long du roman, de sa condition de privilégiée du système, elle va grandir et mûrir en affrontant parfois abruptement la réalité. 

     Avec l'âge, j'ai beaucoup mieux saisis la dimmension historique qu'Annie Jay voulait insuffler à son livre. Bien que les personnages s'expriment dans une langue très actuelle, on découvre à travers les yeux de moins en moins candides d'Olympe la société française du XVIIème siècle sous le règne de Louis XIV. L'auteure nous décrit de manière assez précise le quotidien de ces Français d'un autre temps, sans toutefois tomber dans le côté "documentaire". Par ailleurs, l'ensemble reste tout à fait compréhensible pour les enfants (et c'est là l'essentiel) et les adultes apprendront surement beaucoup sur la vie quotidienne des années 1680.

     En relisant ce livre avec quelques années de plus, j'ai eu l'impression de ne plus percevoir cette oeuvre de la même manière. J'ai ressenti beaucoup de nostalgie lors de la lecture et l'attachement que j'ai éprouvé pour Olympe et ses amis est resté intact depuis toutes ces années. Seul le dénoument final, que j'avais beaucoup aimé à l'époque m'a un peu déçue aujourd'hui car il était trop conventionel, contrairement à notre chère Olympe, j'aurai aimé un peu plus de surprises. Comme quoi, chaque âge a ses plaisirs !

 

Cette lecture était sensé être une LC partagée avec Celine72 et EntrelesPages, bien qu'elle se soit fini depuis longtemps je vous laisse tout de même les liens. Par ailleurs, c'est une nouvelle participation à plusieurs challenges auxquels je participe, le challenge   "Le mélange des genres" et le Plan ORSEC 2014 chez George.

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15 novembre 2014

Bilans mensuels n°15 et n°16 : Septembre et Octobre 2014 : SUITE ET FIN !

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      Souvenez vous, la semaine dernière je revenais enfin parmi vous après une pause de quelques semaines où il a été question de savoir si j'allais conserver ce blog ou non. Grâce au soutien de certains d'entre vous, je suis revenue gonflée à bloc, prête à retrouver mon blog et à écrire de nouveau des articles qui iront se perdre dans la Toile. Je vous ai fait part samedi dernier de mon bilan livresque (et pas seulement) de Septembre, prête à enchainer sur celui d'Octobre quand je me suis dit que j'allais vous laissez dans un suspence insoutenable (rien que ça, ni plus ni moins !) le temps d'une semaine.

    L'heure fatidique est enfin arrivée, le suspence est à son comble, vous tremblez fébrilement derrière votre écran pour enfin découvrir que...

     Pour la première fois depuis le début de l'année j'ai échoué dans la réalisation de mon objectif du PLAN ORSEC 2014 organisé chez George ! Deux livres seulement ont été lu sur les trois prévus, l'objectif a donc été raté de peu, mais a été raté tout de même.

     Passons maintenant au détail de ces deux lectures : 

     Commençons par celle que j'ai préférée des deux, Au bonheur des ogres de Daniel Pennac. Je connaissais déjà un peu sa plume pour avoir lu Chagrin d'école en mai dernier. Le challenge autour de l'auteur ne tardant pas à se terminer, je me suis dit qu'il aurait été dommage de ne pas découvrir sa fameuse saga Malaussène. Je n'ai pas été déçue par ce premier tome haut en couleurs et en rebondissements (le deuxième est d'ailleurs déjà arrivé dans ma PAL). On s'attache très vite à cette famille pas comme les autres et à cet univers décalé flirtant avec l'absurde. Une très bonne découverte dont il me tarde de vous parler plus en détails dans un prochain billet.

    Véritable marathon livresque s'étalant sur plusieurs mois, c'est en Octobre que j'ai enfin terminé Quatrevingt-treize de Victor Hugo. Après autant de temps consacré à cette lecture, je ne sais plus quoi penser. Je reconnais le génie d'Hugo sur cette fresque révolutionnaire, mais la fin m'a terriblement déçue. Une épopée qui traine en longueur mais qui n'est pas dénuée de qualités. Il faut s'accrocher pour apprécier cette oeuvre ambitieuse, dont on retient plus la richesse de fond, la rigueur historique, la force des mots et le style inimitable d'Hugo que l'intrigue.

   Octobre a décidément été un petit mois puisque parmi ces deux lectures, aucune sortie théâtrale, artistique ou cinématographique n'est venue égayer ce mois de reprise universitaire. Heureusement, je me suis rattrapée de ce côté-là en Novembre où vous avez déjà pu lire mon avis sur le dernier film de David Fincher, Gone Girl. Un billet sur un autre film est par ailleurs en préparation...

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11 novembre 2014

Gone Girl, de David Fincher.

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     Sorti le 8 Octobre dernier au cinéma, Gone Girl est le dernier film en date du réalisateur américain David Fincher (également auteur de Fight Club, The Social Network...). Ce thriller psychologique raconte l'histoire d'un couple d'américains appartenants à la classe moyenne du Minessota et originaires de New-York.

     Bien que formant un couple idéal, un duo complémentaire et soudé, ces deux-là sont pourtants très différents l'un de l'autre : Elle est fille unique et issue de la grande bourgeoisie new-yorkaise, elle est sortie des plus grandes universités américaines. Elle a tout pour elle : elle est belle, riche, intelligente, brillante et sexy, c'est la femme fatale par excellence. Lui est l'archétype de l'américain moyen né au fin fond du Minessota qui s'est sorti de sa condition grâce à son physique avantageux...et grâce à l'argent de sa femme. Ils mènent tous les deux une vie paisible et banale où il gère le bar du coin avec sa soeur jumelle et où elle occupe ses journées en étant femme au foyer.

    Le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, alors qu'ils semblent être plus amoureux que jamais, elle disparait mystérieusement. Une mobilisation sans précédents s'organise alors pour retrouver au plus vite la nouvelle enfant chérie de l'Amérique. La machine médiatique s'emballe, l'affaire est désormais connue dans tout le pays et c'est à ce moment là que le vernis qui protégeait ce couple modèle se met à craquer...

    J'avoue être assez mitigée concernant le dernier film de David Fincher. Certes, le suspence est haletant et malgré certaines longueurs, on ne peut détacher le regard de l'écran tant on souhaite connaitre l'issue finale de cette affaire pleine de rebondissements. Néanmoins, quelques passages auraient pu être raccourcis pour gagner en efficacité et faire en sorte que le final ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe. C'est d'ailleurs la troisième partie du film qui fait que j'ai cet avis mitigée car les deux premières sont vraiment bien ficelées et montrent bien la qualité du jeu des acteurs.

   Parlons justement du casting qui, comme toujours chez Fincher, est parfaitement bien choisi. Ben Affleck, dont la carrière d'acteur a connu des hauts et des bas (enfin surtout des bas), nous prouve grâce à ce film qu'il n'est pas seulement un réalisateur de talent (Argo, Gone Baby Gone) mais qu'il peut également être bon devant la caméra en jouant le rôle du mari de la disparue. Mais la révélation de ce film est sans contestes Rosamund Pike qui livre ici une performance incroyable, digne des Oscars dans le rôle de cette disparue qui fait chavirer l'Amérique.

   Par ailleurs, les seconds rôles ne sont pas mauvais et le choix des acteurs pour les interpréter est assez surprenant car ils sont à contre-courant : on y retrouve la playmate du clip de Blurred Lines Emily Ratajkowski qui ne se débrouille pas trop mal pour son premier rôle au cinéma, ainsi que Neil Patrick Harris, acteur plutôt habitué à la comédie (How I Met Your Mother) mais qui nous montre qu'il peut également jouer dans un registre plus dramatique.

   Comme toujours chez Fincher, la critique acerbe de son temps n'est jamais bien loin et dans Gone Girl il s'attaque aux grands networks américains cherchant à tout prix à faire du sensationnalisme, à jouer sur l'émotion plus que sur l'information, oubliant de nuancer leurs propos ou de mener une véritable enquête journalistique. Le monde des médias américains est peut-être ici caricaturé par Fincher, mais le fond reste néanmoins vrai. 

   Malgré des qualités incontestables que je vous ai détaillées ci-dessus, le dernier Fincher m'a assez déçue mais m'a donnée envie de lire le best-seller qui en est à l'origine : Les Apparences de Gillian Flynn. L'auteure du livre est également l'auteure du scénario et a volontairement changé la troisième partie pour le cinéma, j'ai donc bien envie de découvrir le sort qu'elle leur avait réservé à l'origine.

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08 novembre 2014

Bilans mensuels n°15 et n°16 : Septembre et Octobre 2014.

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     Près d'un mois après la parution de mon dernier article (Hors de moi, de Didier van Cauwelaert), je reviens enfin parmi vous pour vous dévoiler mon bilan non pas mensuel, mais bien bi-mensuel puisque je vous y dévoile mes lectures de Septembre ET d'Octobre. Par avance, je remercie toutes celles et ceux qui ont su me persuader de garder ce blog en vie au moment où j'avais beaucoup de doutes concernant sa survie... Merci à vous, c'est grâce à vous que ce billet de renaissance voit enfin le jour !

     Vous vous douterez que vu que le blog s'est accordé une petite pause salvatrice, aucune des lectures présentées aujourd'hui n'a encore eu le droit à sa chronique complète, mais ça ne va pas tarder à venir ! Passons maintenant aux lectures du mois de Septembre qui sont au nombre de trois (autrement appelé le minimum syndical, vous commencez à connaitre la musique...)

     Ça a beau être un de mes auteurs préféré, un de ceux qui occupent une place de choix sur le podium, mais je n'avais toujours pas lu un de ses ouvrages depuis l'ouverture du blog. L'injustice est désormais réparée puisque j'ai enfin découvert une des pièces de théâtre de Stefan Zweig, Légende d'une vie. Bien que moins fameuses que ses nouvelles ou ses biographies, les pièces de théâtre de Zweig valent le détour car elles sont très riches, denses et profondes. Légende d'une vie aborde des thèmes essentiels qui rendent la lecture digne d'intérêt et universelle. Une lecture dont je vous parlerai en détails prochainement.

     Pour rester sur le thème de Zweig, je vais également vous parlez d'ici peu de la pièce Le joueur d'échec au théâtre Rive Gauche. La mise en scène de Steve Suissa sur la réécriture d'Eric-Emmanuel Schmitt avec Francis Huster est tout simplement magistrale. Encore une très bonne pièce à ne pas manquer qui est couronnée de succès (méritée) et qui se poursuit jusqu'au mois de Janvier !

   Retournons maintenant aux lectures du mois de Septembre avec Le chien des Baskerville, d'Arthur Conan Doyle. C'est avec cette fameuse enquête que je découvre en littérature le célèbre détective Sherlock Holmes et le non moins célèbre Docteur Watson que je connaissais grâce aux films de Guy Ritchie. Cette enquête haletante est je pense une bonne manière de découvrir l'univers de Conan Doyle. Bien qu'écrit il y a plus d'un siècle, ce roman policier reste très efficace et passionnant et m'a donné envie de découvrir d'autres aventures du duo Holmes/Watson.

    La dernière lecture du mois était sensée être une lecture commune avec Céline72 et EntrelesPages (mais je n'ai pas publié mon billet...) autour d'un roman jeunesse historique que j'avais déjà lu lorsque j'étais enfant : A la poursuite d'Olympe, d'Annie Jay. Située durant le règne de Louis XIV, ce roman nous montre à travers les yeux d'Olympe (une jeune fille noble ayant fuit son couvent pour vivre sa propre vie) les différents aspects de la socitété française du XVIIème siècle. Un roman intéressant qui se lit "tout seul" et où j'ai pris plaisir à retomber en enfance le temps d'une lecture.

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     Passons maintenant au bilan livresque du moi d'Octobre, où j'ai lu... Oh ! et puis non en fait ! Rendez vous la semaine prochaine pour voir la suite de ce bilan bi-mensuel.

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13 octobre 2014

Hors de moi, de Didier Van Cauwelaert.

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      Ça a beau être une lecture qui date un peu (même beaucoup), mais je garde encore un souvenir assez vivace de Hors de moi de Didier van Cauwelaert. C'est par ce thriller, ma première incursion dans ce genre depuis l'ouverture de ce blog, que je découvre le vaste univers littéraire de Didier van Cauwelaert. Cet ouvrage est un des plus connu de l'auteur, et peut sembler familier pour certains d'entre vous. En effet, pour les amateurs (amatrices) de films d'action, vous avez très probablement entendu parler de sa célèbre adaptation au cinéma sortie en 2011 sous le titre de Sans identité avec l'acteur Liam Neeson dans le rôle principal de Martin Harris. Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas le film et/ou le livre, voici en quelques mots de quoi pouvoir vous situer au niveau de l'intrigue :

     A la suite d'un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, le biologiste américain Martin Harris a perdu tout ce qui composait son identité : son nom, son travail, sa femme... A sa sortie de l'hôpital, il découvre avec effroi que quelqu'un s'est approprié sa vie. Son entourage est persuadé que l'intru qui évolue à leurs côtés est le véritable Martin Harris et que personne, pas même sa femme, ne se rappelle de lui. Comment prouver son identité lorsqu'on a tout perdu ? Qu'est-ce qui permet de prouver qu'on existe aux yeux des autres ? 

     A travers ce roman, Didier van Cauwelaert aborde des thématiques importantes qui nous concerne tous en tant qu'individu. En effet, qu'est-ce qui nous permet de nous rendre unique, de nous différencier des autres ? Quels sont les éléments qui permettent de (re)construire notre identité ? En suivant le déroulement haletant de cette quête d'identité, le lecteur en profite pour se questionner sur lui-même, sur ce qui le caractérise en tant qu'individu. Cette introspection personnelle du lecteur permet de placer Hors de moi dans la catégorie peu fournie des "thrillers métaphysiques".

     En ce qui concerne tout l'aspect "thriller" a proprement parler de ce roman, Didier van Cauwelaert respecte toutes les règles du genre : le suspense est omniprésent, on y retrouve une intrigue complexe ainsi que de beaux moments d'actions qui font de Hors de moi un roman haletant. L'auteur parvient ici à nous donner l'impression de lire un polar anglo-saxon, à la façon d'Harlan Coben... la french touch en plus. Ce qui est loin d'être désagrable. 

     Hors de moi m'a donnée envie de lire d'autres ouvrages de Didier van Cauwelaert tels que Le témoin de la mariée, Un aller simple (Prix Goncourt 2014) ou encore Le père adopté mais aussi (et surtout) de découvrir enfin l'adaptation cinématographique Sans identité, dont je vous ai déjà un peu parlé en début de billet afin de pouvoir les comparer. J'ai aussi vu qu'une version poche de la suite de Hors de moi venait de paraitre chez le Livre de Poche sous le titre de Double identité (référence à peine voilée au titre du film) qu'il me tarde également de lire. Un beau programme de lectures en perspective, qui je l'espère, sera à la hauteur du thriller que je vous ai (enfin !) présenté aujourd'hui.

 

Cette lecture est une nouvelle participation aux challenges auxquels je participe : le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, le challenge "Le mélange des genres" chez Miss Léo ainsi que le Plan ORSEC 2014 chez George.

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04 octobre 2014

Nos étoiles contraires, de John Green.

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     Véritable phénomène d'édition planétaire, Nos étoiles contraires est le dernier chef-d'oeuvre en date de l'auteur américain John Green. C'est à l'occasion de la récente sortie au cinéma de son adaptation sur les écrans que je me suis mise à le lire. Motivée par la multitude d'avis ditirambiques sur les blogs, je ne pouvais pas passer à côter de ce best-seller qui deviendrait par la suite un de mes coups de coeur de cet été. 

     Nos étoiles contraires est un livre jeunesse ( qui est à destination des adolescents plus que des enfants) vraiment unique en son genre. Tout d'abord par son sujet très particulier, rarement ou jamais abordé en littérature car il est un des tabou de notre société. En effet, peu d'auteurs, classiques ou contemporains, ont eu le courage d'écrire sur les enfants malades, et encore moins sur des cancéreux en phase terminale. Ce roman est d'autant plus unique, car John Green, grâce à son immence talent, arrive à parler de l'indicible avec beaucoup de justesse et de délicatesse. On est jamais mal à l'aise face aux  situations décrites dans le livre, alors qu'on le serait dans la "vraie" vie. Pourtant, l'auteur n'édulcolore pas le thème de la maladie, mais son talent de conteur ainsi que l'humour pince-sans-rire dont les personnages font preuve permettent de supporter l'insupportable.

     Et c'est là toute la force de ce livre : le lecteur parvient à s'immerger dans un monde difficile à vivre et méconnu de la plupart d'entre nous, sans aucune gêne ni tabou, le tout grâce à un humour ravageur et des personnages attachants et atypiques dont on se souvient longtemps après avoir lu la dernière page. Il y a bien évidement les deux personnages principaux, Hazel Grace et Augustus Waters, amenés, à mon humble avis, à devenir un duo phare de la littérature mondiale, mais pas seulement. En effet, Nos étoiles contraires ne serait pas aussi émouvant, aussi vivant, aussi touchant sans ses personnages secondaires qui nous permettent de nous repérer dans ce monde inconnu.

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     Parmi ces personnages là, Isaac, le meilleur ami aveugle d'Augustus Waters est probablement le marquant de tous. Il est plus qu'un simple et vulgaire lien entre Hazel Grace et Augustus Waters, il représente l'étape importante du basculement entre un enfant lambda et un enfant malade. On est touché par son histoire, mais on a jamais le coeur lourd. La plume extraordinaire de John Green a donc réussi un tour de force qui est suffisament rare pour être souligné, celui de nous parler de l'horreur quotidien de certains à l'attention de tous sans jamais tomber dans le pathos et la lourdeur de style. 

     Malgré son sujet lourd et difficile d'un point de vue émotionel, Nos étoiles contraires est en réalité un livre lumineux, joyeux, léger. Ce roman arrive à nous faire aimer la vie en nous parlant de la mort et de la maladie touchant les plus jeunes et leurs entourages, tout en nous donnant envie de vivre la vie à fond. On ressort de cette lecture avec beaucoup d'espoir et de joie de vivre, avec l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important. 

    C'est par ce livre que j'ai découvert l'univers et la magnifique plume de John Green, je n'ai pas l'intention de m'en arrêter là, au contraire. L'envie de lire tous ses autres romans est forte (Qui es-tu Alaska ?, Will et Will...), afin de transformer ce très bel essai. J'ai eu un immense et franc coup de coeur pour ce roman adolescent comme vous avez pu le constater en lisant ce billet, reste à savoir si il en sera de même pour la récente adaptation filmique.

 

Ce billet rentre dans le cadre de plusieurs challenges auxquels je participe : Le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, le challenge "Ma PAL fond au soleil" chez Métaphore, le challenge "Le mélange des genres" chez Miss Léo. Sans oublier le Plan ORSEC 2014 chez George.

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27 septembre 2014

Topaze, de Marcel Pagnol.

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      La rentrée des classes s'est faite il y a près d'un mois déjà, mais mon envie de parler de cette période sympathique au travers de la lecture s'est une fois encore manifestée. J'ai lu Topaze il y a de ça quelques mois, mais j'en garde encore un souvenir intact, ce qui fait que je peux encore vous en parler aujourd'hui sans que ma mémoire ne fasse défaut. Cette pièce de théâtre est la deuxième oeuvre que je découvre de Marcel Pagnol après La fille du puisatier que j'avais lu en Juillet 2013. Bien que je ne la découvre que plus tardivement dans l'ordre de mes lectures, Topaze reste une pièce importante dans l'oeuvre de Pagnol car elle symbolise son premier succès théâtral en 1928. 

     Contrairement à La fille du puisatier qui possède une forme d'écriture moderne pour son époque (pas de découpage des scènes en actes) et que l'on peut rapprocher de la comédie de moeurs par son intrigue, Topaze est une pièce beaucoup plus classique autant dans sa forme que dans son fond. Digne héritière des plus grandes comédies de Molière, Topaze est avant tout une comédie de caractères avec des personnages très typés : le naif, la manipulatrice, le(s) cupide(s)..., qui sont très facilement identifiables pour le lecteur. Bien que très classiques dans la mécanique, les ressorts comiques de la pièces fonctionnent à merveille et ce, encore aujourd'hui.

     Bien que possédant une mécanique comique classique, la pièce de Pagnol se distingue de ses contemporaines grâce au ton particulier qui est employé. En effet, celui-ci est très moderne pour son époque car il est à la fois cynique, comique et plein d'ironie. Ce mélange des tonalités était assez peu courant en ce temps là mais cela n'a pas empêché Topaze de connaitre un grand succès sur scène. De plus, le sujet de la pièce a été très fortement inspiré par la société de son temps, ce qui fait que la pièce a été très actuelle pour son époque. Cette pièce connait donc une certaine particularité grâce à ce subtil mélange entre le classique et le moderne.

     Tout débute dans une salle de classe, que l'on qualifierait d'ancienne aujourd'hui, de la pension Muche. On y retrouve Topaze, le maitre d'école typique, très naïf mais profondément honnête. Fidèle à son habitude de tirer ses élèves vers le haut, on le retrouve en train de donner des cours particuliers à un élève en grande difficultée. De cette situation vont découler de nombeux quiproquos et malentendus qui vont faire vivre à Topaze de sacrées aventures ! 

     Au fil de la pièce, on suit l'évolution psychologique du personnage de Topaze, qui de naïf et honnête devient particulièrement cupide et cynique. J'ai trouvé que Marcel Pagnol décrivait très bien cette (r)évolution complète du personnage grâce au comique de situations ainsi qu'aux différentes répliques parfois cultes et souvent pleine d'humours des personnages. J'ai aimé l'alternance entre l'humour pur et franc si reconnaissable de Pagnol et l'ironie finement distillée tout au long de la pièce, qui change un peu du reste de son oeuvre. Par ailleurs, la fin de la pièce surprend le lecteur car elle ne correspond pas du tout aux attentes du lecteur et sort des sentiers battus de la comédie à la française.

     J'ai beaucoup apprécié cette nouvelle lecture de l'oeuvre de Marcel Pagnol car j'y ai découvert un aspect différent par rapport à ce que je connaissais de lui. Avec Topaze, j'ai découvert une nouvelle facette  de son univers dramatique qui ne ressemble pas à La trilogie marseillaise et encore moins à La fille du puisatier. J'ai aimé ce mélange des genres, que l'on a pas l'habitude de lire dans les pièces de théâtre françaises et qui fait tout le charme de Topaze.

 

Ce billet est une nouvelle participations aux challenges auxquels je participe : le challenge "Marcel Pagnol" chez moi, le challenge "Cartables et Tableaux noirs saison 2" chez George (dernière participation pour cette saison), le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi car Pagnol a bien entendu adapté sa pièce au cinéma, le challenge "Théâtre" chez Eimelle et le plan ORSEC 2014 chez George

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23 septembre 2014

De nouveaux challenges pour remplacer les anciens.

     Eh oui ! Une fois de plus, je n'ai pas su résister à la tentation en participant à trois nouveaux challenges. Pour ma défense, ces derniers sont illimités dans le temps et certains d'entre eux sont même rétoactifs (c'est-à-dire que les billets publiés antérieurement à la création du challenge sont également acceptés). Une aubaine que je me suis empressée de saisir. Je vous fais les présentations :

 

     Le premier challenge est un nouveau challenge crée par Nelcie sur Livraddict. Il est consacrée à la littérature d'une partie du monde que l'on oublie un peu sur les blogs (et pas que sur les blogs...) : l'Afrique. En effet, Nelcie nous propose de lire des livres de tous genres consacrés à ce continent qu'ils soient écrits par des auteurs africains ou non. Le challenge est comme je vous l'ai dit illimité et rétroactif (vous pouvez d'ors et déjà retrouver mon avis sur Le lion de Kessel). Pour obtenir plus d'informations et s'inscrire, c'est ici ou . Je vous laisse également le logo que j'ai créé pour ce challenge ainsi que celui de Darkness Turns me on :

 

ab4u   A la découverte de l'afrique

 

 

     Le second challenge a également été repéré sur Livraddict (décidément ;) ) et porte sur un genre littéraire bien particulier : le fantastique. Cependant, Iluze nous propose de nous intéresser à la branche "classique" de la littérature fantastique (c'est-à-dire avant 1970, donc pas de Twilight, de 16 lunes ou de je ne sais quoi). Mais Iluze vous en parle bien mieux que moi, aussi je vous propose de nous rejoindre sur cette page très complète pour obtenir plus d'infos sur ce challenge illimité dans le temps. 

     Petit bonus sympathique : Iluze nous propose également une liste non exhaustive de livres rentrant dans le thème afin de nous donner des idées de lectures !

challenge-fantclassique

 

     Le troisième et dernier challenge que j'ai repéré ces derniers temps me faisait de l'oeil depuis longtemps et porte sur Jules Verne, un auteur qui est assez bien représenté dans ma PAL. Je me suis donc inscrite chez l'organisatrice, Celine72 du blog Mon univers des Livres, juste ici. Pas de contraintes pour ce challenge, seul prime le plaisir de la lecture dans le cadre d'un défi illimité dans le temps.

challenge-jules-verne

 

     Ces trois nouveaux challenges vont remplacer ceux qui se sont terminés ou qui vont bientôt prendre fin d'ici la fin de l'année, car on a beau le dire mais on l'oublie très souvent, mais toutes les bonnes choses ont une fin et les challenges ne font malheureusement pas exception !

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16 septembre 2014

Un jour, de David Nicholls.

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     Contrairement à l'année dernière où j'ai rédigé la chronique de mon pavé estival à la dernière seconde (souvenez-vous de Dans la grande nuit des temps d'Antonio Muñoz Molina), j'ai décidé cette année de m'y prendre un peu à l'avance en vous parlant aujourd'hui du cru 2014 qui se situe dans un tout autre style : Un jour de David Nicholls, grand best-seller international ayant connu une très bonne adaptation au cinéma (avec notamment Anne Hataway).

     C'est d'ailleurs par le biais du cinéma que j'ai rencontré pour la première fois Emma et Dexter (ou Em et Dex), que j'ai suivi le cours de leurs existences ainsi que leurs relations tumultueuses aux travers des différentes journées du 15 juillet. J'ignorais alors que ce film était l'adaptation d'un roman à succès (à l'époque je m'intéressais plus au cinéma qu'à la littérature). Ce n'est que plus tard que j'ai découvert ce livre. Dévoré en un jour (sans mauvais jeux de mots) cet été, ce roman est sans aucun doute l'un de mes coup de coeur de la saison (avec A l'été qui commence, Américain, Américain et Nos étoiles contraires).

     Un jour, c'est l'histoire d'une rencontre entre deux êtres qui n'auraient pas dû se fréquenter. Issus de deux milieux sociaux différents, ils représentent ce que chacun déteste le plus dans la vie. Mais au-delà de tout ce qui les opposent, leur amitié exceptionelle se construit au fil des années, connait des hauts et des bas. Elle est parfois proche de la relation amoureuse mais connait aussi des périodes d'indifférence et de rejet de l'autre. Ils apprennent à se connaitre, se découvrent, se cherchent, se déçoivent, se manquent, deviennent complices, fusionnels ou s'ignorent, mais chaque moment de leur vie est rythmée par leur relation à l'autre. La relation d'Emma et Dexter est digne des plus célèbres couples de la littérature car elle est belle, riche, complexe, particulière, exceptionnelle, en un mot, unique.

     Ce roman pourrait très facilement tomber du côté du mélodrame indigeste, mais en réalité, il n'en est rien. David Nicholls écrit ici un roman plein d'humour et de légèreté, notament grâce au personnage haut en couleurs de la jeune Emma. L'esprit "so bristish", avec son humour irrésistible très particulier, est très présent tout au long du roman et apporte un certain charme à cette histoire peu commune. En dehors de l'humour, l'amour est tout de même bien présent car il est présenté sous toutes ses facettes, la relation entre Emma et Dexter montre la complexité et l'étendue des sentiments que deux personnes peuvent ressentir l'une pour l'autre.

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     Bien que ce soit un aspect secondaire du roman, David Nicholls profite de la situation professionelle du personnage de Dexter pour montrer l'envers du décor des métiers de l'audiovisuel (il les connait bien puisqu'il a été scénariste pour la télévision pendant de nombreuses années). Il critique le star-system qui fait miroitter gloire et succès, alors que l'ensemble repose sur tout ce qu'il y a de plus superficiel et de vain : la beauté physique, la gloire, l'argent, les conquêtes, la popularité. Il montre que dans ces métiers-là, nul n'est éternel ou indispensable à la bonne marche de l'ensemble, qu'un rien peut faire basculer les choses. Par ailleurs, il montre la face cachée du monde du spectacle, les rivalitées et coups bas ainsi que l'influence de la drogue et de l'alcool derrière le feux des projecteurs. Cet aspect du livre est très intéressant mais assez mineur, il est plus développé dans son dernier roman Pour une fois.

     Il est difficile de retranscrire dans ce billet toutes les émotions et larmes que l'on peut ressentir et avoir en lisant ce roman (et en voyant le film), aussi vais-je conclure sobrement ce message en vous disant que j'ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman. Je me suis vraiment attachée aux personnages d'Emma et Dexter, ainsi qu'aux personnages secondaires, je ne pense pas les oublier de sitôt. J'ai aimé suivre leurs parcours semés d'embûches, les aléas de leur relation. J'ai découvert le style et l'univers de David Nicholls grâce à ce roman, et j'ai été conquise par sa plume et son humour si typiquement anglais. Je pense que je lirai un autre de ses livres, à commencer par Pour une fois, qui développe la thématique du star-system, assez secondaire sur Un jour.

     Bref, c'est un livre que je vous conseille de lire, si ce n'est pas déjà fait. De le relire, pour ne pas oublier Em&Dex. De voir plus tard l'adaptation cinématographique, pour prolonger le plaisir et retrouver cette atmosphère si particulière.

Ce billet est une nouvelle participation aux challenges auxquels je participe : le challenge "Ma PAL fond au soleil saison 2" chez Métaphore, le challenge "Le pavé de l'été" chez Brize, le challenge "La littérature fait son cinéma" chez moi, ainsi que le Plan ORSEC 2014 chez George.

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